Cauchemar

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Le Cycle de Darwath, de Barbara Hambly

« Gil savait que ce n’était qu’un rêve. Elle n’avait aucune raison d’avoir peur – le danger, le chaos, la terreur aveugle et l’angoisse cauchemardesque qui emplissait la nuit hurlante n’avaient rien de réel, elle le savait ; cette ville à l’architecture sombre et insolite, cette foule d’hommes et de femmes paniqués qui la bousculaient dans leur fuite sans la voir, n’étaient que la manifestation saisissante de son subconscient surchargé des spectres qui s’évanouiraient avec le jour. »

Gil, étudiante en histoire médiévale, lutte chaque nuit contre les cauchemars qui la jettent dans l’horreur des combats de Darwath. Darwath, ce monde à la lisière du sommeil, où l’avenir de la civilisation ne peut venir que des souvenirs enfuis dans la mémoire du Prince Tir, dernier héritier de la maison de Dare, mais ce n’est qu’un bébé de six mois. Qui pourra lutter contre les Ténébreux ?

« Que puis-je dire des Ténébreux, Gil ? (…) Que ce sont des prédateurs nocturnes ? Qu’ils arrachent la chair des os ou le sang de la chair, ou l’âme et l’esprit du corps vivant, pour le laisser errer, privé d’intelligence, jusqu’à ce qu’il meurt de faim ? »

Gil, d’abord spectatrice invisible, va basculer dans la terrible réalité de ce monde parallèle où l’humanité disparaît peu à peu : « Elle courut jusqu’au moment où elle se réveilla, sanglotante et agrippée à son oreiller dans le noir, trempée d’une froide sueur de terreur, le corps douloureux de fatigue. Elle cherche à tâtons l’interrupteur de ses doigts tremblants, alluma et resta allongée là, grelottante, se répétant cette litanie désespérée et incrédule : ce n’était qu’un rêve, ce n’était qu’un rêve. Mais alors qu’elle murmurait ces mots, elle sentit l’humidité visqueuse poisser ses orteils engourdis. Elle y porta la main malgré elle, et en ramena ses doigts tachés de sang frais. »

J’ai adoré ! Tous les ingrédients de l’heroic fantasy : roi déchu, sorcier, un monde sombre et fascinant, avec la présence incongrue de Gil l’étudiante et Rudy, petit carossier minable, qui vont passer en une nuit de la routine d’un quotidien rassurant à la flamboyance des derniers sursauts d’une civilisation bientôt détruite. Des combats, des intrigues, de l’horreur et de l’amour : que du plaisir !

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