Rêve coloré

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« Le Palais royal est un beau quartier

toutes les jeunes filles sont à marier

Mademoiselle … est la préférée

de Monsieur … qui veut l’épouser.

Si c’est oui c’est de l’espérance

si c’est non c’est de la souffrance…« 


Palais Royal, station de métro, Jean-Michel Othoniel, « kiosque des noctambules »

couronnes ou coupoles, guirlandes de boules de verre multicolores, claustra, anneaux de métal, perles de verre, petit banc ?

Mais oui, bien sûr,  je vous parle de cette sortie de métro toute colorée qui a jailli un jour de l’an 2000 sur la place Colette à Paris.

L’artiste concepteur en était Jean-Michel Othoniel, et le matériau, le verre soufflé  multicolore de Murano.

Eh bien, Marie Desplechin raconte pour Jean-Michel Othoniel dans un très joli livre :

« Mon petit théâtre de Peau d’âne »

aux éditions Courtes et longues (mars 2011)

comment Jean-Michel Othoniel, faisant travailler des brodeuses de Rochefort à la réalisation d’une de ses oeuvres, découvre dans  la maison de Pierre Loti à Rochefort des figurines d’un petit théâtre que Pierre Loti avait créé pour « Peau d’âne » alors qu’il avait entre onze et quinze ans.

« Amour amour« ,  espérance / souffrance, Soleil /  Lune… bleu /rouge , « Peau d’âne »…

Rochefort, Nantes. Cela ne vous rappelle rien ?

Mais oui ! Jacques Demy… autre créateur de marionnettes lorsqu’il était enfant !  Jacques Demy qui, lui aussi, avait ré-interprété le conte de Perrault :

 

Riche de toutes ces images, Jean-Michel Othoniel choisit trente figurines parmi celles du petit théâtre de Pierre Loti et décide de leur créer un décor féérique.  Il fait réaliser quatre tables,  quatre scènes  correspondant aux quatre tenues de Peau d’âne, vous vous souvenez ? La robe de la couleur du Temps, la robe de la couleur de la lune, la robe de la couleur du Soleil… et la peau de l’âne. Pour cela, il imagine des petites sculptures en verre et de grands voiles brodés percés de trous afin que le spectateur « regarde sous le voile ou colle son oeil aux ouvertures brodées, comme s’il épiait par le trou d’une serrure » et « confie le travail à de jeunes apprentis qui sont encore au lycée pour y apprendre les techniques de leur métier ».

Le résultat est féérique d’après les photos contenues dans le livre, mais si vous voulez découvrir ce petit théâtre de vos propres yeux, alors filez à Paris (les vacances de Pâques approchent !) et courez au Centre Pompidou qui expose Jean-Michel Othoniel depuis le 2 mars avec :

« My way » une rétrospective de son oeuvre depuis 1987

et dans la Galerie des enfants, une exposition-atelier où vous pourrez découvrir – en vrai – « Le petit théâtre de Peau d’âne ».

C’est jusqu’au 23 mai 2011.


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