Un train peut en cacher un autre

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La 4ème de couverture avait quelque chose de séduisant :

« Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobil-home avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l’a eu à treize ans et demi).Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va chaparder dans les potagers voisins… Mais comme il a peur de se faire prendre et d’être envoyé à la Ddass (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu’elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), allongée au milieu de ses choux, en larmes parce qu’elle n’arrive pas à se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom n’était pas passé par là… »

« Tom, petit homme, tout petit homme, Tom » de Barbara Constantine (LGF, 2011) commençait donc fort.

Mais petit à petit s’enchaînent des épisodes plus « guimauve » et invraisemblables les uns que les autres dans un monde où « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil »,  jusqu’au « point d’orgue » que l’auteur se contente de nous suggérer avec une grande délicatesse. Sauf qu’on l’avait vu venir de loin.

Dommage ! La lecture aurait pu être agréable, un moment de douceur et d’optimisme. Et la relation entre Tom et Madeleine eut été délicieuse, si elle était restée fortuite…

Elle aura cependant eu le mérite de me rappeler un roman plus ancien, de 1975 :

« Le Prince de Central Park » d’Evan H. RHODES

« Au coeur de New York – acier, béton, asphalte -, Central Park : un havre de paix, un immense espace vert, le domaine des oiseaux, des écureuils, de l’eau vive. C’est là que, fuyant la misère et la violence, le petit Jay Jay vient chercher refuge, se cacher dans les branches d’un grand chêne, puissant et fraternel.
Nouveau Robinson, Jay Jay va bâtir là-haut une cabane, invisible aux curieux et à la police. Il rentrera chaque soir après avoir exploré tout le jour le vaste parc à la recherche de nourriture. A la découverte aussi d’un monde inconnu et merveilleux les cascades du Loch, les jeux du Terrain de l’Aventure… »

Dans ce cadre apparemment  idyllique, Jay Jay lui aussi va rencontrer une vieille femme, Madame Miller, en butte à Elmo, drogué et agressif. Jay Jay va lui porter secours et Elmo n’aura de cesse alors de « lui faire la peau ».

Ce roman prend vraiment aux tripes.

Le récit de la course poursuite entre Jay Jay et Elmo n’a rien de sirupeux. Quant à la manière dont Jay Jay et Madame Miller s’apprivoisent, elle n’est en rien lénifiante.

Vous l’aurez compris : « un train peut en cacher un autre » et à intrigue équivalente, je préfère nettement ce roman-là !


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