Destination Venise

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Qui ne connaît les « Quatre saisons » de Vivaldi ?

Mais que sait-on généralement de la vie de ce compositeur vénitien de la première moitié du 18ème siècle ?

Le très bel album de Béatrice Fontanel :  « La sorcellerie Vivaldi », publié chez Naïve en ce deuxième semestre 2011, nous éclaire sur le personnage, prêtre parce que l’époque l’imposerait presque aux fils de famille non dotés, mais avant tout musicien.

Le « prêtre roux », né en 1678, est engagé dès 1696 à la chapelle ducale de Saint-Marc ; en 1703 il est ordonné prêtre et enseigne la musique aux jeunes filles  de l’Ospedale della Pietà.

L’Hospice de la Pietà est un orphelinat un peu particulier, on y « sélectionne » les fillettes les plus prometteuses en matière de musique et elles reçoivent, outre une bonne éducation, une éducation musicale exceptionnelle :

« Elles sont une trentaine. Elles chantent, elles jouent d’un instrument, parfois avec un tel brio que certaines sont célèbres dans toute la ville et même dans l’Europe entière. D’ailleurs on prend bien soin d’elles. Elles sont bien mieux nourries que les autres et dispensées des tâches habituelles. Elles portent des vêtements plus chauds (…) Elles sortent de leur cloître de temps en temps, contrairement aux autres jeunes filles  de l’Ospedale. Les musiciennes font quelques promenades sur la Lagune. Elles vont aussi donner quelques concerts dans les salons aristocrates de la ville… « 

– D’ailleurs, si vous avez envie d’en savoir plus sur la vie de ces jeunes musiciennes masquées (car il est interdit de les voir et même dans l’église, bien qu’à l’étage des tribunes, elles sont cachées par les arabesques serrées de la grille en fer forgé), lisez également le très prenant roman de Tiziano Scarpa

« Stabat mater »

Ce roman, paru en mars chez Christian Bourgois, raconte la vie de l’une de ces orphelines, Cecilia, métamorphosée par l’arrivée du jeune maître de violon, Antonio Vivaldi.

« Cecilia vit dans l’orphelinat abrité par l’hospice de la Pietà, à Venise, où elle a été recueillie à sa naissance, quand sa mère l’a abandonnée. Elle y mène une vie rangée, partagée entre la routine rigoureuse du pensionnat et le violon qu’elle joue chaque jour à l’église. Dans cet univers confiné et reclus où Cecila évolue, la musique est sa seule source de joie et de réconfort, tandis chaque nuit l’absence de sa mère la fait cruellement souffrir. Mais tout change l’année de ses seize ans… » (extrait de la 4ème de couverture) –

Pour revenir à l’album de Béatrice Fontanel, il allie l’intérêt du texte à la découverte de Venise par des reproductions d’oeuvres de peintres, la plupart contemporains de Vivaldi (Canaletto, Guardi, Tiepolo, etc.), au plaisir de l’écoute musicale avec un programme de 21 extraits de l’oeuvre du compositeur.

La promesse d’un moment de dépaysement et de bonheur en ces journées pluvieuses !

En attendant, arrêtez-vous un instant sur la placette pour écouter ces musiciens jouer un extrait de « l’été » :

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