Cherche jeune homme fortuné

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Rebelles T1 ; Rumeurs T2 ; Tricheuses T3; Vénéneuses T4 : Série de Anna Godbersen

 Passons les couvertures, où des robes, débordement de tissus luxueux, marées de galons fleuris, tiennent au dessus de leurs corolles des bustes féminins qui jettent un regard hautain au dessus d’une épaule, d’albâtre bien sûr, et qui ressemblent à des couvertures de romans dits sentimentaux complètement niaiseux .

Passons les titres un rien presse people et rappellons à nous les manes d’Edith Warton et de Jane Austen.

Evidemment nous sommes loin de la froide sophistication de l’une et de la délicatesse caustique de la seconde mais le thème y est : des jeunes filles à marier.

Elles sont nées dans un milieu privilégié soucieux de sauvegarder à la fois les apparences et ses privilèges et ont toutes depuis leur naissance une date de péremption à ne pas dépasser sous peine de défraîchissement accéléré et de mise au rebut.

Elles doivent, porteuses des espoirs d’alliance, de richesse et d’ascension sociale de leurs familles, découvrir et surtout garder L’HOMME, celui qui va daigner les épouser, leur faire des enfants, les enrichir et les tromper.

Il y a Pénélope, Paris Hilton distinguée qui se laisse dévorer par ses désirs (oh la catin !) et serait prête en toute bonne conscience à faire à peu près n’importe quoi pour arriver à ses fins.

Il y a Elisabeth, fade petite Lady Chatterley, sans les débordements érotiques bien sûr, qui file avec le cocher.

Lina, la domestique, témoin revolté et attentif de ces débordements d’hypocrisie bourgeoise et qui décide à ses risques et périls d’accéder à tout prix à ce mirage de luxe et de fausse bienséance.

Il y a Diane, la soeur d’Elisabeth, qui ose les chemins de traverse et traverse les quatre volumes à la recherche d’elle-même.

Et les hommes me direz-vous, empêtrés dans leurs désirs, leur lâcheté et le poids consenti des convenances sociales, ils promènent un désespoir tranquille au milieu de ce harem déchaîné.

Si le premier volume surprend agréablement par les thèmes abordés, la série finit par ressembler furieusement à son avatar télévisé « Gossip girl » et si nous sommes quand même impatients de savoir si Elisabeth survivra socialement à ses amours ancillaires, si Penelope arrivera à ses fins et Lina, et Diane, etc, etc… L’indigestion nous guette comme après une trop grande consommation de cupcakes colorés mais trop sucrés.

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