L'Ecole est finie

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L’Ecole est finie

d’Yves Grevet

Syros – collection Mini-Syros – janvier 2012

« Un roman de politique-fiction pour les enfants dès 9 ans, les adolescents et les adultes »

En 2028, l’école privée s’oppose à l’école publique subventionnée par les entreprises. En échange d’un travail quotidien pour le magasin considéré, les enfants ont droit à quelques bribes d’enseignement, en général destinées à améliorer leur rendement. Tout le monde subit cette situation venue insidieusement, mais personne n’a le courage de se révolter. Une solution consiste cependant en une « école du maquis », clandestine. Et le narrateur se désespère de voir son amoureuse y partir afin d’échapper à Speed-Fooding. Quelques mois plus tard, l’espoir qui pétille dans les yeux de Lila lui donne au contraire des ailes.

Après Le Goût de la tomate de Christophe Léon (Petite Poche chez Thierry Magnier), Yves Grevet se lance à son tout dans la dystopie accessible dès le primaire (mais sans limite d’âge) : une nouvelle tendance littéraire ? Le symbole social est fort : tout se passe comme si, dès le plus jeune âge, les auteurs voulaient nous inciter à une attitude éclairée, prélude d’un monde neuf à construire. L’univers décrit ici glace d’autant plus qu’il s’ancre profondément dans nos usages actuels. Certes, le propos est démonstratif et j’ai trouvé la fin trop facile, mais l’angoisse est là, suffisamment haute pour donner envie de réfléchir, de débattre. Un ouvrage citoyen, quoi, à l’effet beaucoup plus sensible que tous les programmes électoraux du monde…

« Au moment de nous mettre au lit, ma petite sœur me raconte en faisant la moue qu’aujourd’hui elle a encore perdu à la ‘tombola des soins dentaires’ […]. Je me rappelle qu’à l’âge de neuf ans j’étais moi aussi allé chez le dentiste des pauvres, le seul dont les soins sont remboursés. Ma mère et moi étions arrivés très en avance pour être sûrs d’avoir un numéro. Ensuite, le dentiste avait fait tourner sa roue pour désigner les dix malades qui auraient le droit d’être soignés. Ce jour-là, j’avais eu la chance d’être choisi par le sort. » (p. 24)

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  1. Effectivement, on attend une suite – vraisemblablement douloureuse – après cette fin un peu rapide mais optimiste (collection pour plus jeunes oblige).
    A lire et faire lire à ceux qui douteraient encore de l’avenir programmé (par certains) de l’école publique, de la santé, etc., c’est d’un réalisme saisissant.

  2. J’ai hâte de lire ce roman. J’aime beaucoup cette collection que je fais lire aux enfants qui commencent à lire des romans mais aussi aux plus grands qui ont des difficultés de lecture mais trouvent les premières lectures trop « bébé »

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