Rats

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Rats de David Fermer chez Pocket Jeunesse

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« Profondément endormi, Daniel rêvait. Il se voyait lui même allongé sur son lit, son grand corps d’adolescent blotti dans la chaleur des draps… C’est à peine s’il éprouva, au début, le chatouillis velouté sous son pied droit… Quelque chose le piqua alors au ventre… s’enfonça dans sa poitrine. Terrifié, Daniel repoussa la couverture… En premier, il vit les yeux noirs et luisants qui le regardaient : un rat se tenait sur sa poitrine. »

Ensuite… Ensuite rien. Les rats ne sont qu’une des péripéties d’un roman qui décrit le combat que mènent Daniel, Mike et Nina, des orphelins enfermés sur une île coupée du monde contre un système totalitaire dirigé par celui qui n’est nommé que par son grade : le Général.

Son projet : asservir le monde avec l’aide de savants fous qui bidouillent une hormone de croissance artificielle, le DT6, qui transforme les sardines en baleines…

« Daniel restait muet. Il observait avec fascination le poisson arc-en-ciel qui tournait innocemment dans le bocal. Il était énorme… Il avait grossi pendant la nuit et était maintenant deux fois plus volumineux que ses frères. »

…et les rats en molosses:

« Avant qu’il comprenne ce qui arrivait, les créatures fantomatiques fusèrent dans les roseaux… Il y en avait six, toutes sombres et massives. Leurs dents étincelaient dans la lumière de la lune. C’étaient des rats. Et ils étaient monstrueux ! »

Le récit se fragmente, perd peu a peu de son intérêt : de nouveaux personnages apparaîssent, se croisent… Chaque trajectoire pourrait faire l’objet d’un récit plus abouti mais alors le livre ferait 600 pages. C’est un roman  fourre-tout : du fantastique, un zeste d’écologie…et à bas le totalitarisme !

Malgré l’étonnante conversion finale des méchants qui nous la jouent « tressons-nous des fleurs dans les cheveux et peace and love mon frère », le cruel dictateur finit quand même dépecé tout vif par les rats (ouf, la morale est sauve !)

C’est le genre de livre dont passées les dix premières pages, on se dit « Mais je l’ai déjà lu ! ». Que nenni ma bonne dame, mais on en déjà lu des semblables, et à force cela devient ennuyeux… On peut ne pas le lire !

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