Summertime blues

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Summertime blues de Emmanuel Bourdier chez Flammarion

Sam a 16 ans, un père chercheur au CNRS qui, après des années de recherches aussi fructueuses qu’indispensables au genre humain, a décidé de se consacrer avec toute l’abnégation d’un vrai scientifique à l’étude de l’influence de l’alcool sur l’être humain – alcool qu’il ingère donc aussi régulièrement et scientifiquement que possible – une mère qui, après une banale carrière de secrétaire médicale est devenue artiste créatrice de bijoux en goémon (? oui vous avez bien lu goémon), et un adorable frère, Maxime dit Max.

Sam a donc tout pour être heureux mais il est aussi fan de…

« Ma mère a les algues, mon père les compresses sur le front, mon frère les albums d’autocollants de la ligue 1 de football, moi j’ai Fred et ses huit albums« .

Parce que Fred Summer est …

« Le prince du rock, le dieu de la guitare, le meilleur chanteur au monde dont le visage recouvre chaque centimètre carré de mon papier peint. Mon idole. »

Mais le dit Fred Summer, le dieu du rock, a aussi un fils, Jacques, qui ne partage pas l’enthousiasme de notre héros.

« Je te propose un pari. Je soumets à Fred ta candidature au poste de fayot d’honneur, mais si avant la fin du contrat de quinze jours tu admets que c’est la plus belle enflure de l’univers, je gagne. »

On sait que c’est dur d’être un fan, le Petit Journal sur Canal + nous fait découvrir régulièrement les mœurs étranges de ces groupes hystériques : « Justiiiinn hiiiiiii !!! »

On les voit dépenser une fortune pour le billet d’entrée qui va leur accorder le privilège de respirer pendant quelques heures le même air qu’une star de ciné, une star du foot ou une star de la chanson.

On les voit dormir dans un sac de couchage, à même le sol, sous les fenêtres de cette bécasse de Paris Hilton dont il espère un geste, une imposition des mains qui va les distinguer du reste de la foule : « Pariiiiiiiiissssss hiiiiii !!!! »

On les voit récupérer pieusement les bouteilles vides, sur lesquelles leurs dieux ou leurs déesses ont peut être posé leurs lèvres, les t-shirts mouillés de sueur, et peut-être même leurs kleenex !?

Voila entre autre l’intérêt de ce roman plein d’humour : analyser les sentiments qu’éprouve un fan : la dépendance affective, le caractère obsessionnel des manifestations que suscitent l’objet de son admiration, et une forme de dévotion qui met mal à l’aise …

J’ai bien aimé…

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