Métro 2033

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Métro 2033 de Dmitry Glukhovsky

Moscou est une ville morte, atomisée par un conflit qui n’a laissé de la ville que les chicots noircis de ses batiments effondrés.

Les survivants se sont réfugiés dans le métro et le plan de ses lignes est devenu l’atlas d’un monde assiégé.

« Les tentes couraient le long des murs, le long des voies et dans le hall central de la station.

Le quai s’était transformé en une sorte de rue : entre les deux rangées d’abris avait été libéré un passage assez large pour s’y mouvoir.

Les tentes les plus grandes, destinées aux familles nombreuses, étaient disposées sous les arches. »

Les modes de fonctionnement qui avaient cours à la surface perdurent dans le chaos des stations cernées par les ténèbres : il y a les stations gérées par les « rouges », celles aux mains des néo-nazis, celles qui sont dominées par les sectes, avec leurs cortèges d’intolérance, de fanatisme, les exécutions sommaires. Il y a les commerçants de la Hanse et leurs caravanes qui se déplacent le long des lignes.

Il y a encore et toujours l’appât du gain, le désir de puissance, les pulsions de mort.

Artyom habite la station VDNKh.

« Artyom était âgé d’une vingtaine d’années, mais – venu au monde encore là-haut – il n’avait pas la silhouette rachitique et le teint blafard de ceux nés dans les profondeurs du métro. »

Le métro est à la fois son foyer, un lieu familier presque sécurisant avec les automatismes rassurant de la survie au quotidien, la recherche de nourriture, les gardes régulières pour empêcher toute intrusion, les amis et un univers de cauchemar où la folie guette à chaque pas.

A-t-il développé une sensibilité particulière aux ténèbres ? Est-il l’élu, celui qui va ramener les survivants à la surface ?

« A votre avis… Nous… Les êtres humains, je veux dire… Est-ce que nous retournerons là-haut ? A la surface ? Est-ce que nous pourrons survivre et remonter ?  »

Mais bientôt les disparitions vont se succéder… Qui hante les tunnels ?

« Tu les sens arriver de loin et cette sensation grandit petit à petit, une espèce d’inquiétude qui te ronge et les jambes qui flanchent. A ce moment là, tu n’entends rien encore, tu ne vois rien mais tu sais. Tu sais qu’ils ne sont pas loin. Qu’ils se rapprochent …encore et encore. Et là parvient le hurlement, t’as qu’une envie c’est de courir. IIs se rapprochent encore et tu trembles comme une feuille. Et longtemps après, tu les vois encore avancer vers le projecteur, les yeux grands ouverts. »

631 pages de bonheur !

L’auteur a créé un univers sombre, étrange, totalement fascinant, avec une vraie réflexion sur l’homme et son avenir.

Absolument Génial…


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