Couleur de peau : miel

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Qui, à un moment de son enfance ou de son adolescence, ne s’est pas demandé si ses parents étaient ses « vrais » parents ?

Mais quand on a réellement été adopté, le ressenti est autrement plus complexe et, ce, malgré les efforts de chacun. C’est ce que le roman graphique « Couleur de peau : miel« , de JUNG (Editions Quadrants, 2008), nous raconte.

« Tout d’abord, il faut accepter ses origines, son abandon, et se dire qu’il y a toujours pire comme situation. Je sais que c’est difficile, que le chemin peut parfois être très long avant d’arriver à vivre sereinement. Certains n’y parviennent jamais, ils finissent de façon tragique ; d’autres s’en sortent très bien. En ce qui me concerne, je suis tout de même marié à une Coréenne adoptée, et nous avons une enfant 100% Coréenne d’apparence, mais très Européenne d’esprit ! Elle sera sans doute confrontée aux mêmes problèmes que ses parents vu qu’elle est « différente », mais ça forgera son caractère. Avec la mondialisation, Internet, Erasmus, etc., le monde se rétrécit et je pense que l’avenir comptera de plus en plus de « déracinés » comme nous. Nous faisons tout simplement partie de l’avant-garde !« 

En attendant, ce n’est ou cela n’a pas été simple pour ces milliers d’enfants Coréens adoptés aux Etats-Unis ou en Europe après la guerre de Corée.

Pour preuve, plusieurs articles ont paru au début de cet été 2012 dans différents journaux, sensiblement en même temps que sortait dans les salles le dessin animé de Jung et Laurent Boileau, tiré des deux volumes de « Couleur de peau : miel » (vous pouvez en voir la bande annonce en cliquant sur le lien Jung ci-dessus).

http://joachimforget.blog.lemonde.fr/2012/06/06/adoption-internationale-un-temoignage/

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/29/enfants-adoptes-dans-le-pays-d-origine-nous-ne-sommes-que-des-touristes_830177

Un film, sorti en 2009, traitait déjà de ce sujet dramatique : « Une vie toute neuve » de Ounie Lecomte.

A la différence que si JUNG à cinq ans ne se rappelle plus sa mère lorsqu’il est amené à l’orphelinat américain Holt en 1970 par un policier qui l’a trouvé livré à lui-même dans les rues de Séoul, Ounie Lecomte a 9 ans lorsque son propre père la place dans un orphelinat…

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