"Reste dans la Norme, Tu Eviteras les Problèmes"

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Nox, Tome 1 : Ici-bas

Une ville basse enveloppée d’un brouillard opaque, plongée dans l’obscurité.
Des hommes contraints de marcher ou de pédaler sans cesse pour produire de la lumière.
Une société codifiée, régentée par une milice toute puissante.
Quatre amis d’enfance qui s’engagent dans des camps adverses.
Un héros qui se bat pour épouser celle qu’il aime.

Yves Grevet est de retour sur la scène littéraire adolescente, et il revient avec du lourd ! 🙂

Il s’attaque à la dystopie, style très en vogue ces derniers temps. Et bien lui en a pris 🙂

On est happé par l’histoire de Lucen, amoureux de Firmie. A cette époque (on ne sait pas trop quand) il n’y a pas de temps à perdre : les filles et les garçons doivent être parents et mariés à 17 ans, afin d’être sur d’avoir une descendance.
Le nox, cet infâme brouillard, est un vrai cancer : on ne doit pas respirer trop fort de peur de perdre ses poumons. Et puis tout est noir, aucune lumière ne passe. Jamais. Par conséquent, les habitants de la Ville Basse doivent porter des chenillettes ou courir dans des roues de hamster afin de produire leur propre électricité et donc de la lumière.

Seuls les pauvres habitent en bas, bien sûr. Les riches, eux, ont les moyens de vivre en dehors de ce brouillard, d’avoir de l’électricité, de la lumière, une vie décente.
Dans la ville haute, on suit Ludmilla et sa gouvernante Martha. Cette dernière se fait renvoyer, et Ludmilla est bien décidée à la revoir. Sauf que sa nounou disparaît… Elle va devoir aller trouver de l’aide là où elle ne s’y attendait pas.

Parfois sanglant, violent et même noir, ce roman dépeint une société qui pourrait être la nôtre plus tard. Et rien que d’y penser ça fait peur. L’amour est une chose qui n’existe presque plus, les inégalités se sont encore creusées entre riches et pauvres, la milice fait peur, la population est terrifiée et la plupart des gens essayent de survivre tant bien que mal.

L’auteur fait encore une fois preuve d’une imagination débordante. Ce premier tome n’est pas sans rappeler la trilogie de Méto (qui a remporté 12 prix jeunesse). Dans le style très spécial qui le caractérise, Yves Grevet signe un tome qui est à la fois plaisant à lire, avec une histoire riche et prenante.

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