Apocalypse Zombie

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Apocalypse Zombie de Jonathan Maberry chez Castelmore

Le  monde a sombré dans le chaos, les survivants se sont réfugiés dans des réserves fortifiées.
Au delà c’est la Grande Putréfaction, le royaume des morts-vivants.
Quel est ce virus cannibale qui a décimé des populations entières ? Personne ne le sait vraiment.

Benny n’a qu’un souvenir confus de la « Première nuit », celle où tout a basculé.

 » Papa et maman qui hurle. Qui court vers Tom et lui fourre Benny dans les bras. Benny, qui n’a pas plus de dix-huit mois et se tortille dans tous les sens en criant. Elle qui hurle, encore et encore.Qui lui dit de s’enfuir.
Pendant ce temps, la chose qui avait été papa pousse la porte que maman a essayé de bloquer avec une chaise...  »
Mais pour lui, Tom, son frère, est un lâche qui a trop facilement abandonné leurs parents.

Ils vivent ensemble à Mountainside, une enclave protégée par la Barricade.
A partir de quinze chaque adolescent est dans l’obligation de travailler pour la communauté, condition nécessaire à l’obtention des rations alimentaires.
Si les zombies sont une menace mortelle, ils sont aussi, terrible ambivalence, les créateurs de la richesse de la ville ; toute une série de métiers sont rattachés à leur présence : il y a des serruriers pour installer les systèmes de fermeture garantissant la survie de chacun, les testeurs de Barricade qui vérifient l’étanchéité de celle-ci, les vendeurs de manteaux moquettés qui sont tissés pour résister aux morsures des contaminés, les guetteurs à l’affût d’une possible intrusion, les humidificateurs de cendre et les racleurs de fosse dans les carrières où l’on brûle les zombies, et enfin les artistes érosionistes.
Ceux-ci proposent des photographies retouchées, « zombifiées » de personnes disparues et recherchées par les survivants de familles détruites ou dispersées.

Mais pour Benny, il n’y a pas d’alternative :

« Comme Benny Imura n’arrivait pas à garder un boulot, il choisit de tuer. C’était la spécialité de l’entreprise familiale. Il ne l’avait encore jamais fait. Bien sûr, il avait participé à une centaine de simulations en cours de gym et chez les scouts, mais on ne laissait jamais les enfants tuer pour de vrai. Pas avant leurs quinze ans. »

Pour Benny tout est simple, il y a les zombs d’un côté et les vivants de l’autre, et les zombs ne méritent qu’une élimination rapide.
Ce sont les chasseurs de zombies qui s’en chargent. Personne ne sait exactement comment ils procèdent mais Tom est considéré comme le meilleur d’entre eux .
Certains comme Charlie l’œil rose ou Marion le Marteau sont des tueurs sans âme, avides d’argent et de pouvoirs.

 » Charlie et le Marteau éclatèrent de rire.
– Ces quatre cons de zombs sont sortis à la lumière matinale en titubant.
– Qu’est ce que vous avez fait ? Demanda Benny les yeux brillants.
Le Marteau lâcha un reniflement de mépris.
– On s’est marrés un peu.
Charlie ricana.
– Ouais. On avait envie de s’amuser. C’est beaucoup trop facile de les tuer, alors le boulot devient chiant.  »

Malgré  cet environnement cauchemardesque Benny a une vie d’adolescent presque banale avec des amis : Chong, Morgie et surtout Nix, la fille qu’il aime. Lorsque Nix disparaît il se lance à sa recherche en compagnie de Tom.
Celui-ci va lui faire découvrir la réalité de la « Grande Putréfaction » : un monde complexe avec ses errants et ses exclus, terrifiés par les chasseurs de prime, où les monstres ne sont pas ceux qu’on croit, un monde où se cache « La Fille Perdue », survivante de Gameland, terrifiante création des chasseurs de zombies.

C’est vrai, je le confesse, un instant j’ai eu peur : encore un livre sur les zombies ! A vue de nez, les 400 pages de tripailles sanguinolentes à déguster me paraissaient un peu indigestes.

Mais point du tout !

C’est un roman bâti comme un scénario de western avec une petite ville enclavée et ses habitants persuadés d’être à l’abri alors qu’ils sont prisonniers de leurs propres défenses, et pleins d’une haine de l’autre nourrie par la peur.

Le zombie est à la fois l’autre, celui qui certes n’a pas eu de chance mais ne mérite plus de faire partie de la communauté, et le futur, car chaque membre de la communauté est promis à ce même sort.

La frontière est si mince entre la normalité et l’ostracisation qu’ils ne peuvent réagir que par la violence, le mépris ou l’indifférence.

Et puis il y a ceux qui se battent pour sauver leur vision de l’humanité .

J’ai beaucoup aimé ! C’est un roman sur les zombies parce que le zombie est dans l’air du temps, mais cela pourrait tout aussi bien être un roman sur la façon dont réagirait l’humanité face à une pendémie. Comment nous comporterions-nous : par l’enfermement, la haine, ou la compassion ?

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