Le Labyrinthe

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Le labyrinthe : T1 – L’épreuve de James Dashner chez Pocket

« Sa nouvelle vie commença dans le noir complet.
Il entendit un grincement métallique. Le sol oscilla. Déséquilibré, il tomba puis recula à quatre pattes…
Ses pieds heurtèrent une paroi de fer qu’il longea jusqu’à un coin.
« Je m’appelle Thomas », se dit-il.
Ce… c’était la seule chose qu’il se rappelait… »

Thomas ne sait qu’une chose, il est Thomas. Thomas qui, Thomas quoi, ça, il ne le sait pas : il a sûrement une famille, des amis, une maison ? Probablement va-t-il au lycée ?
Il est dans un ascenseur… : La Boîte.
Comment est-il arrivé là ? Est-ce un cauchemar, le genre de rêve qui  donne envie de se pincer jusqu’au sang pour se réveiller vite, très vite ? Non, les sensations sont là, les lumières, les odeurs, les voix.
Des voix ?

« Content de te voir, tocard. Bienvenue au Bloc.
Thomas n’oublierait jamais ces mots. »

Oui, il y a du monde, le cauchemar est partagé, ils sont toute une foule à l’attendre. Mais qui sont-ils ? Que font-ils ici ? Et d’abord quel est cet endroit ?

« Son regard ne cessait d’aller et venir entre les garçons et l’endroit étrange où il se trouvait : une esplanade grande comme plusieurs terrains de foot, ceinte de murs gigantesques en pierre grise. Couverts de lierre, hauts d’une centaine de mètres au moins, ils formaient un carré parfait.
Chacun était percé au milieu, sur toute la hauteur, d’une ouverture qui donnait accès à de longs couloirs. »

Il y a déjà un groupe, ceux qui sont arrivés avant, quand exactement ? Le temps se dilue dans cet univers irréel, Ils se sont choisi un chef, bien sûr, pour se rassurer, pour établir des règles, pour ne pas être complètement livrés à eux-mêmes.
Et puis ils ont essayé d’organiser une vie qui serait cohérente dans ce monde qui leur échappe.
Il y a le Bloc avec le jardin, l’abattoir, la ferme et le terminus.
Il y a la Boîte qui une fois par mois dépose un adolescent hagard, mort de frousse, à la recherche frénétique d’un passé qui n’existe plus.

Chacun essaie de se trouver une place, pour survivre, pour exister, pour oublier : ils sont
bâtisseurs, cuistots, cartographes, sarcleurs, trancheurs…
Les meilleurs deviennent les Coureurs : jour après jour ils arpentent le Labyrinthe, la peur au ventre.

« Alors, qu’y a-t-il de si terrible dans le Labyrinthe ?
Newt soupira.
– La pression, le stress. La disposition des murs qui change tous les jours, alors qu’on essaie de s’en faire une image mentale pour trouver la sortie. La mémorisation de ces foutus plans. Le pire, c’est qu’on n’est jamais sûr de pouvoir revenir. »

Ils attendent tous le Grand Départ. Il n’y a qu’une issue, la fuite : s’échapper par le Labyrinthe et qu’importe les Griffeurs, ces monstres tapis dans le dédale qui les guettent pour les tuer.

400 pages de bonheur avec cet univers glaçant, tordu, où tous vivent à la limite de la folie en se demandant de quels savants fous ils sont les cobayes.

Excellent !

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  1. Pingback: La Terre Brûlée | serialblogueuses

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