Je mourrai pas gibier

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Je mourrai pas gibier est un roman coup de poing, qu’on lit d’une traite, le souffle coupé en attendant la fin qui approche, inéluctable. Il a été écrit par Guillaume Guéraud au Rouergue, et Alfred l’a illustré dans une bande dessinée publiée chez Delcourt.

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Le début du livre laisse présager une fin violente: on découvre le personnage principal et narrateur Martial, gisant au sol entouré de gendarmes, de personnes en pleurs et de cinq morts, trois blessés. Il ne fait aucun doute pour le lecteur que le narrateur est le tueur, la suite du roman racontant l’enchainement d’événements qui a poussé le tueur a commettre l’irréparable.

L’action se déroule à Mortagne, petit village où l’on travaille soit à la scierie soit dans les vignes. Les vignerons haïssent les scieurs et inversement, pas d’autres issues pour les jeunes à part la vigne ou le bois. La chasse est le principal loisir des villageois, avec le loto de la chasse chaque année qui est rythmé par les bagarres et coups tordus entre chaque clan. Ils ont pour dicton: « Je suis né chasseur ! Je mourrai pas gibier ! ».

Martial veut échapper à cet avenir tout tracé, il part à l’internat étudier la mécanique, mais il est rattrapé par Mortagne. Il n’y aura pas de happy-end.

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Le livre est bref, fait de petits chapitres, avec des phrases courtes. La B-D reprend le texte, et pour l’illustrer Alfred a mis en scène un dessin sec, noir et anguleux. La couverture illustre cela avec une typographie nerveuse et pour seule illustration sur un fond blanc, la silhouette de Martial remplit de Mortagne et de ses habitants, avec sa tête hachurée de noir. C’est un livre noir et difficile par la violence de son sujet, mais qui reste dans la tête du lecteur longtemps après la lecture. Le sujet est traité intelligemment, sans démagogie, laissant pour seul juge le lecteur.  Un vrai coup de coeur.

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