Assassin’s Creed : le(s) roman(s)

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Assassin’s Creed : le(s) roman(s)

Assassin’s Creed : Renaissance

De Oliver Bowden

Traduit de l’anglais par Claire Jouanneau

Castelmore – 2012 

Curieuse de découvrir l’univers de ce jeu vidéo si prisé, et n’ayant pas lu la bande dessinée, je me suis penchée avec intérêt sur le livre. Renaissance est le premier tome d’une série, puisque, si j’ai bien compris, le héros va se balader dans le temps.

Résumé : Ezio Auditore est le fils d’un riche banquier de Florence, au temps des Medicis. Insouciant, bagarreur et séducteur, sa vie bascule subitement suite à une fausse accusation de complot contre son père. Il voit ce dernier ainsi que ses deux frères pendus sans presque de procès. Décidé à se venger coûte que coûte, Ezio prend d’abord le temps de se former au combat : des prostituées lui apprennent à devenir invisible dans une foule, son oncle lui enseigne l’épée…

Quelques armes un peu plus originales réalisées par son ami Leonard de Vinci en suivant les pages d’un vieux codex (une dague rétractable, un pistolet miniature par exemple) viennent compléter cet arsenal. Ezio est prêt, et il tue ses premiers ennemis, commençant alors à dévider une pelote d’alliances qui le dépasse complètement. Il comprend que sa famille fait partie d’une société secrète, les Assassins, chargés de contrer la non moins clandestine ligue des Templiers, avides de richesses et de domination.

L’enjeu ultime de la lutte ancestrale est une Pomme, un objet magique qui, judicieusement coordonné en plein cœur de Rome, pourrait faire accéder à un pouvoir suprême. Traversant Florence, Venise, bref toute l’Italie des Cites-Etats, croisant moult personnages historiques (les grands de cette époque, Léonard, Machiavel, etc), Ezio accepte peu à peu sa destinée particulière d’une sorte de prophète. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à s’intéresser aux jupons qui passent, bien sûr.

Mon avis : L’univers est touffu, on ne peut pas dire ! Les personnages, quoique bien campés, montrent assez peu de psychologie, l’intrigue étant toute occupée par de l’action à rebondissements, encore et toujours dans un rythme qui parvient malgré tout à se maintenir avec logique. Oliver Bowden réussit à montrer sans trop d’artifice les moments où l’on devine que le joueur sur sa console forme son personnage, le fait chercher des solutions à un problème… J’ai été très amusée par cette idée de grimper aux murs comme un cabri, et je devine ce que cela doit donner dans le jeu !

Nous prenons le temps de nous insérer dans cette Italie de la Renaissance et ses coteries adverses, j’ai eu plusieurs fois envie de vérifier la véracité de certains épisodes mais il semble que le fond soit solide, notamment dans l’emploi des nombreuses figures historiques. On ne sait pas trop pourquoi, la part belle est faite à Léonard de Vinci. J’aurais bien aimé voir Machiavel également développé, il était tellement dans le ton !

Un problème reste toutefois l’écriture, correcte mais plutôt rapide, et un narrateur externe surplombant qui ne donne pas vraiment de chance de s’attacher à Ezio. C’est un peu dommage, même si cette faiblesse se noie bizarrement et facilement dans l’amas d’aventures qu’affronte le héros, tuant à tour de bras et s’absolvant à chaque fois d’un grave « requiescat in pace ».

Je ne regrette pas ma découverte, et vais peut-être tenter une ou deux bandes dessinées pour mieux saisir l’univers visuel, peu sensible dans le roman. Le jeu vidéo, c’est pas encore mon truc 🙂

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