New Victoria

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New Victoria T1 de Lia Habel chez Castelmore

Nora Dearly est une jeune orpheline élevée depuis la mort de son père par sa tante Gene.

Elle vit à Elysian Fields, quartier aisé et protégé, se déplace en fiacre, est vêtue de robes à crinoline et, destin tout tracé, doit épouser un jeune homme si possible fortuné.

Mais nous sommes en 2195 et ce monde paisible a été engendré par l’Apocalypse.

« Cent cinquante ans auparavant , le monde était un endroit terrifiant.

A cette époque, la race humaine avait déjà subi une longue liste d’horreurs.

La planète entière souffrait, mais les Amériques, selon moi, enduraient plus que leur lot de catastrophes. »

Il est vrai que résister à une épidémie de grippe particulièrement virulente, à la famine, à la guerre, aux destructions nucléaires puis – cherry on the cake – à l’irruption d’un supervolcan dans le parc de Yellowstone est hautement méritoire.

Bien sûr les survivants se battent comme des chiffonniers, puis finissent par conclure un traité de paix. Chacun s’emploie à recréer un univers rassurant et porteur d’un avenir radieux.

« Alors que les tribus du Sud imaginaient des mondes parfaits,  futuristes et complétement utopiques, les miens adoptèrent un mode de vie à l’ancienne. Les robes longues redevinrent la norme pour les dames. L’étiquette devint un passe-temps national. La violence et la grossièreté furent sévèrement réprouvées. Chacun était tenu de respecter ses supérieurs et d’être bien conscient de la place qu’il occupait dans la société. »

Les ancêtres de Nora ont donc fait le choix d’une société ultra conservatrice gelée à l’époque victorienne, mais curieusement les fiacres sont équipés d’écrans plats, chacun est doté d’une puce électronique et si on a rallongé les jupes de femmes, on ne boude pas les technologies modernes.

Mais tels le moucheron dans le potage, la fleur flétrie dans le bouquet, la tache sur la robe claire dans ce monde si parfait il y a des arrrggghhhh, j’ose à peine le dire, des PUNKS ???!!!

Oui des punks, damned, ces empêcheurs de tourner en rond :

« Le mouvement punk rejetait la nouvelle aristocratie que notre société stricte générait peu à peu. Pour eux, aucun titre ne pouvait rendre un homme supérieur à un autre.  Alors que les villes grandissaient, eux désiraient que le pouvoir politique reste dans les petits villages ruraux, entre les mains du peuple, dont ils estimaient faire partie. »

Imaginez José Bové d’un côté les Windsor de l’autre !

Nora, elle, est loin des afféteries sucrées de cet univers :

« Et, par dessus tout, je détestais que mon visage ne soit pas celui d’une fille qui étudiait l’histoire et la guerre plutôt que la longueur des ourlets, qu’il ne soit pas celui d’une fille qui était première de sa classe de tir, ni celui d’une fille qui savait se défendre toute seule et qui avait perdu presque tous ses protecteurs mais n’en voulait plus d’autre... »

Que va devenir cette pauvre enfant promise à un beau mariage puis à des enfantements répétés ?

Que proposez-vous chère Lia, un enlèvement ? Par des zombies ? Quelle bonne idée…

Donc notre héroïne, pour des raisons que je ne divulguerai pas maintenant, (spoiler, spoiler) va être kidnappée par des morts vivants dirigés par Bram, j’ose à peine dire le beau Bram.

« Oh mon Dieu.

Ils étaient morts. Ils étaient affreusement morts.

Ils étaient en décomposition et horribles avec leur crâne… et leurs dents à nu et… ils étaient morts.

Même les yeux fermés, je voyais encore leurs os et leur chair crayeuse. »

Et c’est là que ça se corse parce que le challenge avec le livre de zombie, c’est justement le zombie.

Il y a eu, juste avant, le vampire, avec la longue, longue, trop longue série post-Twilight, et même si l’individu en question avait des habitudes alimentaires peu ragoûtantes il restait tout à fait présentable : pâleur intéressante, dentition impeccable, chevelure « L’Oréal parce que je le vaux bien » etc, etc…

Le zombie, lui, par définition tombe en morceaux et sent le cadavre et c’est compliqué parce que comme dans Twilight et compagnie on veut une histoire d’amuuuur et que, pardonnez moi la crudité de l’image, mais le french kiss avec un zombie c’est pas gagné.

Voilà, voilà, voilà…

L’écriture n’est malheureusement pas à la hauteur de l’imagination de l’auteur ; c’est dommage parce qu’il y a quand même 573 pages et que c’est parfois un peu long et poussif !

Attendons le T2…

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