Les enfants fichus d’Edward Gorey

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Les enfants fichus est un petit abécédaire à l’humour noir, écrit et illustré par Edward Gorey. C’est loin d’être une nouveauté puisque le livre date de 1963 mais il a été réédité en France par les éditions Attila en 2011.

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Le livre se présente comme un abécédaire, une page pour une lettre, chaque lettre étant illustrée par le prénom d’un enfant. Chaque enfant est décrit par une seule phrase, un alexandrin dans la traduction française qui rime avec celui de la page suivante, qui raconte comment l’enfant trouva la mort.

U pour Una qui chuta sans laisser de trace,

V pour Victor curieux de voir un train en face.

V-is-for-Victor

Les morts sont accidentelles, absurdes, parfois même poétiques comme N pour Norman frappé d’un ennui trop profond. Les minutieuses illustrations de l’auteur complètent le texte. Elles illustrent l’acte comme pour A pour Amy tombé au bas des escaliers, où Amy est mise en scène en pleine chute ou laissant au lecteur imaginer la suite comme T pour Titus supris par la détonation, où l’enfant est dessiné un paquet à la main et avec le regard curieux de la personne qui ne connait pas le contenu de son colis.

E-is-for-Ernest

Edward Gorey est décédé en 2000 et a commencé sa carrière  d’auteur illustrateur en 1953. Il a influencé beaucoup d’autres artistes, notamment Tim Burton, qui revendique son livre la Triste fin du petit enfant huitre comme un hommage à Gorey. Il y a une parenté aussi bien dans les univers macabres de Gorey et Burton, que dans le trait de leurs dessins où l’influence de Gorey se ressent. Benjamin Lacombe s’inspira également de ce livre pour Destins de chiens où il illustre différentes morts de chiens. Il dit sur son blog : « Si je ne devais en choisir qu’un, qu’un seul illustrateur ce serait lui: Edward Gorey. Son oeuvre est considérable ( plus de 150 livres), mais surtout considérable dans l’importance et l’impact qu’elle a eu. »

N-is-for-Neville

Après avoir rédigé cet article, j’ai découvert que Walden avait écrit une note sur Tim Burton et La triste fin du petit enfant huitre, les influences qu’il a eu, notamment celle d’Edward Gorey. Je vous invite à lire ou relire les derniers jours.

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