172 heures sur la Lune

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172 heures

172 heures sur la Lune de Johan Harstad chez Albin Michel

Antoine a un chagrin d’amour, il erre dans Paris désespéré ; à Stavanger en Norvège Mia se sent à l’étroit dans sa peau : son groupe, les « Rogue Squadron », ne lui suffit plus et loin, très loin de là, à Tokyo, Midori veut échapper à la destinée de la femme japonaise qui chaque jour, sagement, attend le retour de son mari.

 Un projet fou va les réunir : le projet Horizon.

Ils sont tous les trois sélectionnés dans le cadre de ce programme de la NASA : envoyer trois adolescents sur la lune accompagnés par une équipe d’adultes chevronnés, les installer une semaine dans une base lunaire Darlah 2 (base militaire secrète ou station d’exploration ?) où ils feront des observations scientifiques, et médiatiser à outrance ce voyage pour renflouer les caisses désespérément vides.

 Dès le départ on sent que les avis sont partagés sur l’opportunité de cette mission :

« Mais… c’est de la folie ! s’exclama un des réticents. Vous venez de nous raconter qu’il y a quelque chose là-haut. Quelque chose d’inconnu. Et personne n’est en mesure de me fournir une parole sensée sur ce dont il s’agit exactement et sur les risques que nous courons en donnant notre feu vert. Et, malgré tout, vous voulez y envoyer trois adolescents innocents et absolument pas préparés, comme de vulgaires cobayes ?! »

  Antoine, Mia et Midori reçoivent chacun de mystérieuses mises en garde :

 » Midori recula instinctivement et dut se retenir au banc pour ne pas tomber. Son cœur battait de façon incontrôlable.

-Tu cherches la porte J5, n’est-ce pas ? continua la voix en chuchotant.

– Elle est là, juste à côté, Midori. Mais tu ne dois pas y aller. Tu dois me promettre de ne jamais y aller ! »

Hallucinations ou présence maléfique ?

Après un stage censé les confronter à la gestion de situations extrêmes le départ a lieu. Ils s’envolent accompagnés d’une équipe d’astronautes : Caitlin, Nadolski et Coleman.

« Elle fut frappée, en tout premier lieu, par le silence : un silence de mort, écrasant…

Elle avait la sensation d’avoir quitté l’univers. Et elle se demanda si ses parents la regardaient, en cet instant. Oui, sans aucun doute. »

Le malaise s’installe…

« Une pensée soudaine s’imposa à Antoine avec une force colossale ; c’était d’ailleurs davantage la confirmation de la vérité qu’une réflexion : nous n’avons pas notre place ici. Mais alors pas du tout. »

 Mais les caméras tournent, chacun de leurs gestes est enregistré, tous doivent garantir le succès de ce reality show lunaire .

Bien sûi tout cela va mal finir, très mal finir, pour notre plus grand plaisir bien sûr !

C’est certes classique mais bien maîtrisé, en un mot hhhaletant.

Un bon moment de lecture …

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