Indochine

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« 1954, c’est la guerre d’Indochine, l’armée populaire vietnamienne attaque les troupes françaises sans relâche.

À Hanoï, à l’hôpital Lanessan, Mai, une jeune Annamite, aide les équipes médicales en charge de remettre sur pieds les soldats français blessés. Yann, le jeune breton, a été atteint au thorax mais s’en sort… Pour elle, c’est bien un coup de foudre. La jeune femme va d’ailleurs faire preuve d’une imagination débordante pour empêcher qu’il soit renvoyé trop rapidement au front, allant même jusqu’à mentir au médecin sur son état de santé. L’énergie qu’elle déploie pour retarder son départ éveille l’attention et la curiosité du soldat qui, à son tour, tombe sous le charme.

Ce bonheur fragile va être rapidement mis à mal. Le père de Mai, juge influent, pense l’avenir de sa fille auprès d’un autre qu’elle refuse évidemment d’épouser. Son entêtement la met au ban de sa propre famille, et elle est contrainte de quitter définitivement le domicile parental. Elle pense alors pouvoir vivre librement son amour. Soucieux de profiter de chaque minute passée ensemble, les deux amants se marient en hâte, la veille même du retour de Yann pour Diên Biên Phu. C’est la guerre qui sépare à présent le couple naissant.

Mais, Mai va tenter désespérément de se battre, chaque jour un peu plus, pour secourir Yann et le faire sortir de ces limbes. Elle ira, pour cela, au bout de l’enfer… Les sentiments, aussi forts soient-ils, peuvent-ils survivre à tant d’épreuves ? Jusqu’à quel point se sacrifier ? »  (cf. présentation de l’éditeur)

arton1498-bbcfaHOAI HUONG NGUYEN

L’ombre douce

(Viviane Hamy, 2013)

Ce pourrait être une délicate et poétique histoire d’amour sur fond de guerre d’Indochine,  l’improbable rencontre de deux mondes, de deux cultures.

« Puisses-tu

ne voir tomber

que de la neige folle »

Mais c’est la guerre et guerre ça veut dire violence et tragédie. Certains y trouvent la justification de leurs pulsions les plus sordides. Certains ne s’en relèvent pas qu’ils soient morts ou devenus fous.

Victor Hugo écrivait : « La guerre, c’est l’humanité contre l’humanité, malgré l’humanité ».

Ce premier roman très émouvant de Hoai Huong Nguyen, fort et pudique à la fois, a obtenu le Prix Première à la Foire du livre de Bruxelles et le Prix du Salon du livre de Genève 2013.

« Dans la nuit bleue

disparaissaient

les larmes » *

(*) Les courts poèmes, tels des haikus, font partie intégrante du texte de « L’Ombre douce ».

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