Tiffany and C°

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Elinor Jones : « Le bal d’hiver », « Le bal de printemps », « Le bal d’été ».

Trois saisons, trois volumes pour une BD dédiée à la famille Tiffany chez Soleil productions…  et une vraie déception !

Tout d’abord, les illustrations qui hésitent entre manga et images d’époque m’ont déconcertée.

Je me rappelais l’album consacré à l’enfance de William Morris en 2010 au Seuil jeunesse :

Agata-Kawa_Couverture-du-Carnet-Rouge« Le carnet rouge » illustré par Agata Kawa

sur un scénario de Benjamin Lacombe

qui nous plongeait totalement dans l’ambiance Art nouveau et donnait envie de feuilleter à nouveau quelques ouvrages sur les Préraphaélites, le mouvement « Arts and Crafts », etc.

Je ne retrouve rien de tout cela dans Elinor Jones.

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D’ailleurs comme l’indique le titre, le sujet s’est déplacé sur une jeune femme, Elinor Jones, couturière pour la Maison Tiffany. A travers son histoire, au demeurant fort triste, on évoque quelques personnages de la famille Tiffany, la mère, le fils, la fille, le majordome, le jardinier, la cuisinière, comme un jeu de sept familles / de ces familles bourgeoises, mais rien ne nous autorise à penser qu’il s’agisse de l’histoire de « la » famille Tiffany, empire américain du luxe depuis sa création en 1837. Ambigüité qui me gêne.

Car effectivement, nous sommes en Angleterre, quelque part près de Londres, dans le domaine d’une famille Tiffany, réputée pour ses superbes jardins et pour les bals qu’elle organise trois fois l’an, où sont mises en valeur les somptueuses robes créées par son équipe de couturières et de brodeuses, sous l’égide de la jeune et capricieuse Bianca, de son sombre frère Abel et de leur mère, Hope, qui voyage une partie de l’année pour rapporter tissus et thématiques des futures collections.

Toutefois, peu de bandes dessinées s’intéressent à la haute couture et c’est l’intérêt que je trouverais à celle-ci. De plus, ALGESIRAS l’auteure et AURORE l’illustratrice, comme dans un roman victorien, dévoilent petit à petit l’atmosphère lourde et cruelle qui règne dans ce manoir sous des dehors raffinés, et décrivent  avec beaucoup de réalisme la personnalité complexe des différents personnages.

Mais si vous cherchez  une information sur la famille TIFFANY américaine, je vous suggère la lecture du documentaire paru en 2009 chez Gallimard dans un hors série de la petite collection « Découvertes » :

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« Icône de l’Art Nouveau américain, Louis C. Tiffany (1848-1933) reste peu connu en Europe. Il n’a pas été exposé en France depuis… 1900. Fils du célèbre joailler new-yorkais, fondateur de la maison Tiffany & Co, Louis voulait être peintre, mais il est finalement devenu un décorateur d’intérieur recherché tant par la haute société que par les institutions les plus prestigieuses. Fasciné par la couleur, l’orientalisme et le japonisme, les merveilles de la nature, la richesse des matériaux observés lors de ses voyages en Orient, Tiffany va surtout s’engager dans la voie du verre, un matériau qui lui offre des possibilités multiples et qu’il va exploiter pour faire jouer la lumière. Au carrefour de l’art et de l’industrie, objets précieux du quotidien, ses vases, ses lampes, ses mosaïques de verre et ses vitraux sont autant de pièces uniques dans lesquelles la part du hasard et de l’expérimentation est primordiale. » (présentation de l’éditeur)

Rosalind REPALL de MESTRAL : Louis C. Tiffany. Le maître du verre

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