World War Z

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World War Z –  film de Marc Forster avec Brad Pitt, Mireille Enos

Le zombie ne désarme pas, son succès ne se dément pas, il se bonifie en se délabrant et nous emballe cet été avec le film World War Z.

Avant de passer entre les mains des scénaristes, World War Z est d’abord un roman de Max Brooks.

Le narrateur en mission pour l’ONU est chargé de faire un rapport sur cette apocalypse.

« On lui a donné toutes sortes de noms : la crise, les années noires, le fléau rampant ; et d’autres plus modernes ou plus branchés comme la Z guerre mondiale, voir la première guerre Z. A titre personnel, je n’aime pas beaucoup cette dernière appellation, dans la mesure où elle implique une seconde guerre Z. Pour moi, cette tragédie reste avant tout la guerre des zombies. »

Toute la trame du roman est construite, sans digression, sous forme d’interviews avec, chapitre après chapitre, les questions de l’enquêteur et les réponses de ceux qu’il interroge.

Le procédé pourrait être pesant mais il est passionnant car loin de se cantonner à l’analyse d’un conflit zombiesque, il nous propose l’analyse d’un conflit en général avec ses prémices : l’indifférence des uns, l’attentisme des autres, la propagande, la désinformation…

Le narrateur parcourt le monde à la recherche de témoins, civils ou militaires, ceux qui se sont battus, ceux qui ont tout perdu, les lâches, les héros inconnus et les charognards qui ont prospéré sur la misère des autres.

On subodore  qu’avec un roman aussi dense la traduction cinématographique va être difficile, et en effet le film, même plaisant, ne peut-être que le reflet  du récit.

Marc Forster fait du narrateur, Brad Pitt, un époux et un père de famille lambda, qui a abandonné un métier trop prenant pour profiter de tout son petit monde : réveil tendre le matin, pancakes à gogo, la banalité, le quotidien de la vie qui vont exploser brutalement.

Il y a la peur, l’incompréhension, puis la volonté absolue de sauver sa famille,  mais ses talents sont convoités et on lui fait comprendre que le sauvetage de ceux qu’il aime passera par l’obligation de se plier à la mission de la dernière chance : accompagner sur le terrain un petit génie certes frais émoulu de l’université mais doté d’un QI dévastateur.

Ce poussin est censé sauver le monde mais malheureusement, il meurt quelques secondes après son entrée en scène. Tout repose à présent sur les épaules de Brad.

Il va se lancer dans une quête désespérée : est-ce un nouveau virus ? D’où vient-il ? Existe-t-il un remède ou un hypothétique vaccin ?

Il y a des moments forts : le décompte fatal de 10 secondes suivant la morsure, après lesquelles les premiers symptômes apparaissent ; les marées de zombies qui frénétiquement se jettent dans le vide, escaladent les murs, insensibles à la douleur.

Marc Forster fait en partie le choix d’un happy-end : le retour du héros couvert de lauriers auprès de sa petite famille est classique, mais on devine, et en cela il respecte le ton du roman, que si la survie de l’espèce humaine est assurée, elle ne se relèvera jamais vraiment de cette guerre.

Le roman est excellent et le film très efficace, un très bon moment !

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