Charleville-Mézières, capitale de la marionnette

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Tous les deux ans, pendant dix jours, on respire à Charleville-Mézières dans les Ardennes un petit air de folie. Ce ne sont pas les tilleuls de la promenade, ils ont déjà défleuri… C’est grâce aux marionnettistes de septembre.

Depuis 1961 des marionnettistes du monde entier font accourir  des milliers de spectateurs, simples badauds ou professionnels venus préparer leur future programmation, amateurs passionnés ou élèves de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette, artisans d’art, groupes d’enfants, etc.

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Cette année, le thème choisi pour cette 17ème édition avait pour thématique « le passage ».

« Passage géographique et temporel, passage d’une culture à l’autre dans un constant aller-retour entre tradition et contemporanéité, d’une technique à l’autre, d’une génération à une autre, d’un rêve à l’autre. Enfin le passage signe de mouvement, de vitalité et d’ouverture. » (Anne-Françoise Cabanis, directrice du festival)

Expositions, spectacles, rue, les marionnettistes du monde entier investissent et s’investissent partout, dévoilant leurs nouvelles créations ou discutant de leurs nouvelles explorations en matière de techniques. Car la variété est là : marionnettes à tringles et à fils, marionnettes à gaine, marionnettes portées, marionnettes à taille humaine, marionnettes habitées, théâtre d’ombres, bunraku, manipulation d’objets, théâtre de mains, théâtre de papier… pour des spectacles de qualité, inspirés de la tradition, de contes, de textes littéraires ou de créations contemporaines à la frontière entre la danse, le théâtre, le cirque.

Cette année pour ses 50 ans, le Bread and Puppet Theater proposait une première de sa création de 2013, « La manufacture de l’exultation », autour d’une fresque de Piero Della Francesca avec, en parallèle, un spectacle de 1962, « Dead man rises », réaffirmant ainsi la pérennité de son idéal humaniste et de son engagement politique.

La compagnie « Les anges au plafond », marionnettes de papier et ombres en musique , nous a bouleversés à propos de la tragique existence de l’artiste Camille Claudel (« Les mains de Camille ou le temps de l’oubli« ).

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Dans « un jardin sous la lune », au milieu des jardins suspendus, des mousses et des petits chemins, le marionnettiste-récitant du « Praxinoscope » mettait à l’honneur quelques poèmes de notre « payse » Marcella Delpastre.

Tandis que « Le Papierthéâtre » s’inspirait d’un texte du prix Nobel de littérature Ohran Pamuk pour nous offrir « Mon nom est rouge », spectacle raffiné à l’image des miniatures persanes :

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Quatre exemples parmi les quatre-vingt dix spectacles du « in », de la Chine aux Pays-Bas en passant par l’Afrique du sud, l’Australie ou le Canada…  Alors que déambulaient dans les rues les grandes marionnettes de Nanchong ou les marionnettes habitées du « Moving people », que des muppets s’animaient aux terrasses des cafés et qu’inlassablement Evaristo à bord de sa moto annonçait au public les spectacles à ne pas manquer.

Jusqu’aux murs de la ville affichant les « portraits manipulés » du photographe Christophe Loiseau :

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ou Stéphane Georis « polichineur » de la Compagnie des Chemins de Terre installant son « Musée de la marionnette fraîche » dans les rayons du super-marché avec, au menu, figurants à tête de chou-fleur et cri de la carotte surgelée…

Pour votre ravissement, prochain rendez-vous en septembre 2015 !

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