Le journal malgré lui de Henry K. Larsen

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journal-malgre-henry-k-larsen-1399289-616x0Henry K. Larsen est un collégien un peu perdu, qui vient de déménager dans une nouvelle ville avec son père. L’an passé il a vécu un drame terrible, dont il a du mal à parler et à se remettre. Il va voir un psy, Cecil, qui n’a pas la tête de l’emploi : avec ses chaussettes trouées et ses t-shirts tye and dye Henry a du mal imaginer comment Cecil va bien pouvoir l’aider ! D’ailleurs il a demandé à Henry d’écrire son journal, ce qui ne l’enchante pas trop. Mais il finit par le faire, malgré lui.

Henry va essayer de mettre des mots sur ce qu’il a vécu, sur son passé, sa famille mais aussi sur sa nouvelle vie. Entre son voisin indien qui passe son temps à regarder le télé-achat à fond, sa voisine du dessus beaucoup trop aguicheuse, Farley le geek qui veut être son meilleur ami, Alberta et son attitude trop malpolie il y a de quoi raconter !

Le livre alterne passages tragiques sur le passé d’Henry et scènes plus légères, ce qui évite de rendre le roman trop plombant. L’auteur, Susin Nielsen, traite avec une grande sensibilité des sujets difficiles comme le harcèlement scolaire, le deuil ou la culpabilité. Le héros, Henry, est très attachant et le lecteur le suit avec grand plaisir sur le chemin de sa reconstruction.

« Quelque chose me dit que Cecil n’est pas la crème de la crème des psychologues. Déjà, il est gratuit. Enfin, il est payé par la Province de Colombie-Britannique, mais ça ne doit pas faire bien lourd. Son bureau est minuscule et encombré, avec des meubles bas de gamme,
abîmés et tachés. Et puis, on dirait qu’il n’a pas pu se payer de vêtements neufs depuis 1969. Nous n’avons pas encore parlé de ÇA. Il essaie de m’y amener l’air de rien. Il me pose parfois des questions orientées. Mais quand il le fait, je prends ma voix de robot pour lui répondre. « Je-ne sais-pas. De-quoi-vous-parlez. Espèce-d’humanoïde. » Alors, il bat en retraite. C’est à cause de cette voix de robot que je me suis retrouvé ici. Après toute l’histoire avec maman, à Noël, mes « furies » sont revenues et je me suis mis à parler comme un robot vingt-quatre heures sur vingt-quatre. »

Le journal malgré lui de Henry K. Larsen, de Susin Nielsen est paru chez Hélium.

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