« Je marche, je marche, je ne m’arrête pas… »*

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Tout le monde le dit : la sédentarité, c’est néfaste pour la santé…  Manger paléolithique et marcher comme nos ancêtres chasseurs-cueilleurs devient le « nec plus ultra »  🙂 !

« L’homme a commencé par les pieds » écrivait l’ethnologue André Leroi-Gourhan en 1982 dans « Les racines du monde« .

En fait, depuis l’antiquité la marche a été considérée comme un exercice favorisant la réflexion et une source d’inspiration pour de nombreux textes littéraires.

A 18 ans  en 1933, Patrick Leigh Fermor décide de traverser l’Europe à pied, de la Corne de Hollande jusqu’au Bosphore et, en 1999, c’est à 62 ans que Bernard Ollivier décide d’entreprendre à pied les 12000 kilomètres d’Istanbul à Xian sur la Route de la Soie.

L’écrivain Jacques Lacarrière, né à Limoges en 1925, a parcouru mille kilomètres à pied à travers la France, des Vosges aux Corbières.

Olivier Lemire a, lui, « marché durant deux mois du nord au sud de la France pour atteindre le Bonheur, une rivière qui prend sa source au pied du mont Aigoual et alimente le Tarn. Parti de Plaisir en banlieue parisienne, il a relié bourgades et hameaux aux noms évocateurs, symboles des sentiments, des préoccupations et des grandes étapes de la vie : Le Corps, L’Espoir, La Conscience, L’Inquiétude, La Foy, La Sagesse, L’Amitié, en passant par La Beauté ou encore Le Paradis. Autant de lieux-dits bien réels dont il a rencontré les habitants, les interrogeant sur leur vision de l’existence et sur ce qui les rend heureux. » (cf. Alain et Christine Londner dans « Lire et découvrir » pour la Librairie des cinq continents).

Jean-Paul Kauffmann a remonté la Marne, Jean-Michel Dagory a traversé la France de Dunkerque à la frontière pyrénéenne le long de la Méridienne verte… Etc.

Et même si Robert Louis STEVENSON écrivait dans « Le sens de la marche » :

« Pour être appréciée à sa juste valeur une randonnée pédestre devrait être entreprise seul. La marche à plusieurs, ou même à deux, n’a plus de randonnée que le nom ; c’est quelque chose d’autre, qui ressemble à un pique-nique. Une randonnée pédestre devrait être entreprise seul, parce que la liberté en est l’essence. »

C’est un exercice à deux, au profit d’ Handicap international, auquel se sont livrés Aurélie DERREUMAUX et Laurent GRANIER dans « La France en sac à dos, 6000 kilomètres pour découvrir ses trésors » (récit édité par Belin jeunesse, 2013) en suivant les frontières de l’Hexagone.

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« Faire le tour de la France à pied, voici le défi que se sont lancé Aurélie et Laurent.
C’est à Bray-Dunes, la ville la plus au nord de la France, qu’ils donnent le coup d’envoi de leur extraordinaire randonnée. Au total, ils vont parcourir 6 134 km en 379 jours, avec pour tout équipement un sac à dos et de bonnes chaussures ! Chaque soir, ils iront tout simplement dormir chez les gens rencontrés en chemin.
Des plages du Nord à la dune du Pilat, des Pyrénées enneigés à la sauvage Camargue, de l’ascension du mont Blanc à Strasbourg, ils partagent avec nous coups de cœur, rencontres, pauses gourmandes ou défis sportifs !
Un fabuleux voyage à la découverte des petits et grands trésors de la France qui donnera à tous de folles envies d’évasion !
Avec 8 cartes, plus de 600 photos et illustrations, des quiz et des conseils pour organiser sa randonnée ! » (Présentation éditeur)

Le livre alterne des extraits du journal d’Aurélie ou celui de Laurent à propos de leur marche, des « best of » qui mettent en valeur un paysage particulier, des « coups de coeur » pour certains endroits, des « plans sport », des recettes, des quiz, le tout mis en valeur par les illustrations sages et colorées d’Anne-Lise Boutin. Bien sûr 140 pages, c’est un peu juste pour raconter 6000 kilomètres autour de la France, mais c’est agréable à lire et personne ne vous empêche d’aller compléter les informations sur place !

Rappelons-le, les éditions Belin étaient déjà en 1877 à l’origine d’un manuel scolaire pour les élèves du cours moyen, « best seller » de l’époque,  « Le tour de la France par deux enfants«  (réédité en 2012 par les éditions Tallandier), destiné à faire connaître les ressources économiques de notre pays, ses grands hommes, son histoire, sa culture… afin de faire vibrer la fibre patriotique des petits Français républicains de la IIIe République, orphelins de l’Alsace-Lorraine après la guerre de 1870.

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(*) Citation d’Henri Guillaumet perdu dans les Andes à l’époque de l’Aéropostale (cf. le film de Jean-Jacques Annaud « Les ailes du courage »).

 

 

 

 

 

 

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