Dernier jour sur terre

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Dernier jour sur terre

de David Vann aux Éditions Gallmeister

sans-titre

Que peut-il y avoir de commun entre David Vann, écrivain reconnu, et Steve Kazmierczak, qui s’est suicidé après avoir tué cinq étudiants de son université ?

Peut-être un passé de solitudes, de frustrations, une éducation à la violence autorisée voire conseillée.

Pour Steve Kazmierczak, les dés sont jetés dés l’enfance : comment se construire dans un espace envahi par les névroses de sa mère ?

« Steve a grandi en regardant des films d’horreur avec sa mère. Bien en chair, énorme, allongée sur le canapé à côté de lui. En plein milieu de journée, les stores sont fermés. L’obscurité. Elle a un fort instinct protecteur, elle ne veut pas que Steve sorte. Elle ne le laisse pas souvent jouer avec les autres enfants. Elle est mentalement instable, d’après le parrain de Steve, mais que peut-il y faire ? »

David Vann, lui, doit vivre avec une culpabilité écrasante : son père s’est suicidé lorsqu’il avait treize ans et il se sent responsable de sa mort.

Leur parcours chaotique est certes celui de beaucoup d’ados en souffrance, mais eux ont à leur disposition le moyen de traduire leurs frustrations par la violence : ils vivent depuis l’enfance au milieu des armes.

« Ce fusil devint une extension de mon corps, je le portais partout, son poids conséquent, le métal froid, un sentiment de détermination et d’appartenance. Je le contemplais le soir, j’en rêvais la semaine à l’école, j’avais hâte de ressortir avec. »

Ce qui nous fascine c’est la similitude de leurs désespoirs, de leurs peurs et surtout l’incroyable indifférence de leur entourage.

Mais, alors que l’un a surmonté ses pulsions meurtrières, l’autre est passé à l’acte. Pourquoi ?

David Vann ne donne pas de réponses, il propose des pistes en mettant en parallèle la dérive mortelle de Kazmierczak et ses propres tentations.

C’est un documentaire-enquête étonnant et fascinant : David Vann se livre sans détours. Il raconte des enfance bousculées par la violence, dans une société construite sur la légitimité de cette violence.

Les thèmes abordés le destine à un public de jeunes adultes.

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