« Une vie en crobards »

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En ces temps de grise mine, il est réjouissant de lire la dernière autobiographie de Jacqueline Duhême chez Gallimard : « Une vie en crobards« .

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Jacqueline Duhême ?
Mais si… vous l’avez forcément rencontrée dédicaçant ses livres à la fête du livre ou au détour d’un rayonnage à la bibliothèque. Elle a imagé tant d’albums et de romans, de Jacques Prévert à Elisabeth Badinter, en passant par Astrid Lindgren, Miguel Angel Asturias et bien d’autres. Paul Eluard écrivit pour elle « Grain d’aile » – qui vient d’ailleurs d’être réédité, soixante ans après, avec des illustrations de Chloé Poizat qui le plombent un peu.

De sa vie, nous connaissions déjà des bribes, soit qu’elle les ait racontées dans une classe à de jeunes lecteurs sous le charme (ah ! le petit jupon en broderie anglaise taché d’encre…), soit pour les avoir lues dans

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Mais c’est toujours un moment agréable que de les retrouver dans cette nouvelle autobiographie :

« Les souvenirs d’une vie, en commençant par l’enfance de Jacqueline, la famille, la librairie à Suresnes avec sa mère, son admiration pour Shirley Temple… Les moments difficiles, le couvent en Grèce, seule, la guerre, la pauvreté, l’assistance, la mort de sa chère tante Marguerite. Les premiers petits boulots… et la rencontre avec Matisse, chez qui elle entre à 20 ans comme aide d’atelier. Les premiers hommes aussi… et la relation avec Eluard, qui lui écrira Grain d’aile . Puis la rencontre avec Jacques Prévert, sa femme et leur fille, qui deviennent sa seconde famille. Les découvertes littéraires, qu’elle poursuit avec l’éditeur Maurice Girodias. On croise les noms d’Aragon, Elsa Triolet, Hélène et Pierre Lazareff, Elizabeth et Robert Badinter, Brigitte Bardot et Roger Vadim, Picasso… À 25 ans, un nouvel amour… et un bébé, Hélène. Jacqueline Kennedy, l’incroyable voyage autour du monde pour le magazine Elle . Les poètes, toujours, Asturias, Claude Roy, Supervielle. L’école d’art mural à Aubusson. La mort de Prévert en 1977… Et un nouveau monde, celui des scientifiques, avec Nicolas Skrotzky qui sera son compagnon pendant 20 ans. Jacqueline achève ces « crobards d’une vie » en faisant siennes deux citations :
« Ce que j’avais à faire, je l’ai fait de mon mieux. Le reste est peu de chose… » (Henri Matisse ).
« Je ne sais en quel temps c’était, je confonds toujours l’enfance et l’Eden – comme je mêle la mort à la vie – un pont de douceur les relie… » (M.A. Asturias)

Un ouvrage exceptionnel dans lequel impressions personnelles et anecdotes côtoient l’histoire littéraire et artistique du XX ème siècle, offrant un éclairage passionnant.
Un texte manuscrit, à la façon d’un journal, entièrement illustré et agrémenté de cabochons, de « crobards ».
(Présentation éditeur)

Une femme étonnante et sans hypocrisie ni forfanterie, rieuse, née en 1927 et qui a vécu en ces près de quatre-vingt-dix ans de quoi remplir plusieurs vies. Tous ces gens côtoyés, aimés, ses joies, ses peines, ses difficultés, toute la variété de son travail de peintre, journaliste, peintre cartonnier à Aubusson, etc. tout cela défile sous nos yeux émerveillés comme devant ses albums.

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