L’homme de la montagne

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Eté 1979, au pied d’une montagne en Californie deux soeurs s’ennuient. Rachel a treize ans et Patty onze ans, elles sont inséparables Rachel préférant s’amuser avec sa soeur et crapahuter dans la montagne que parler garçons et maquillage avec les autres filles de son âge. Elles sont livrées à elles-mêmes depuis le divorce de leurs parents : leur mère ne s’occupe pas d’elles, préférant la lecture à la vie de ses filles, et leur père, inspecteur de police fantasque et don juan qu’elles adorent et idolâtrent, elles ne le voient que rarement. Heureusement l’imagination débordante de Rachel réussit à les occuper, entre espionnage du voisin et expériences dans la montagne.

Mais une série de meurtres a lieu cet été-là dans la montagne, la découverte des cadavres de jeunes filles rythmant l’été pour les habitants de la ville. La montagne devient bientôt un lieu interdit pour Rachel et Patty, ce qui ne fait qu’aiguiser l’imagination de l’aînée. Rachel rêve de faire arrêter le tueur pour aider son père, qui est chargé de l’enquête et débordé par ces meurtres. Le fait que son père soit sur le devant de la scène la rend populaire au sein du collège, lui permettant de traîner avec les filles populaires, de quitter un peu l’enfance et sa soeur. Cette année là sera riche d’expériences pour la jeune fille, cette année de ses treize ans où l’enfance laisse petit à petit sa place à l’adolescence.

« La fille de treize ans déteste sa mère. Adore son père. Déteste son père. Adore sa mère. Alors quoi ?
Les filles de treize ans sont grandes et petites, grosses et maigres. Ni l’un ni l’autre, ou les deux. Elles ont la peau la plus douce, la plus parfaite, et parfois, en l’espace d’une nuit, leur visage devient une sorte de gâchis. Elles peuvent pleurer à la vue d’un oiseau mort et paraître sans cœur à l’enterrement de leurs grands-parents. Elles sont tendres. Méchantes. Brillantes. Idiotes. Laides. Belles. »

Avant d’être une enquête sur les meurtres, ce livre est un roman d’apprentissage où la délicate transition vers le monde adulte et ses désillusions est bien écrite. Joyce Maynard réussit à rendre compte de l’adolescence et ses tourments, ses contradictions avec brio.

 

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