Cases blanches

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9782818931653

« Vincent Marbier est un auteur de BD en panne d’inspiration depuis plusieurs années après l’énorme succès qu’a eu le tome 1 de sa série. Pressé par son éditeur qui veut voir l’album terminé, attendu par ses nombreux fans, délaissé par son scénariste qui n’en peut plus de ses blocages, Vincent est désorienté, au point d’imaginer arrêter la carrière de dessinateur.

De son atelier, au bureau de son éditeur, en passant par les séances de dédicaces, de présentation à la presse et l’incontournable festival de Saint-Malo, Vincent s’engage dans la quête de l’inspiration retrouvée dans un récit didactique et haletant au coeur de la création et des coulisses de l’édition BD. » (Présentation éditeur)

On connaissait les affres du métier de mangaka au Japon grâce aux deux gros volumes d’ « Une vie dans les marges » de Yoshihiro Tatsumi (disparu ce 7 mars 2015 à 79 ans),

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c’est une autre manière d’appréhender le métier de dessinateur de BD, en France cette fois, que nous fait entrevoir « Cases blanches » (scénario Sylvain RUNBERG, dessins et couleurs Olivier MARTIN) sorti en tout début d’année 2015 chez  GrandAngle.

Vincent Marbier est en souffrance, dans la vie comme dans son boulot, et les planches du deuxième volume de sa série ne viennent pas sous son crayon. Il se ment à lui-même comme il ment aux autres, seule la libraire, une vieille copine de lycée, s’en rend compte.

P1Dans ce microcosme des libraire, éditeur, scénariste, directeur de collection, attachée de presse, commerciaux, etc., certains s’efforcent de le soutenir, d’autres sont déjà prêts à le remplacer.

On rencontre aussi son ex-femme, son gamin, ses lecteurs… Ceux qu’il croise dans sa vie de tous les jours en faisant son footing, comme ce personnage bizarre mais toujours au bon endroit quand il le faut, ou ce conducteur d’engins de chantier qui le considère différemment depuis qu’il le sait dessinateur de BD…

Et tout à coup le drame, un fait-divers tragique qui le touche au coeur ; la couleur s’installe alors dans le dessin jusque-là bistre d’Olivier Martin, et l’on ferme le livre sur un Vincent Marbier apparemment sorti de sa léthargie et de sa déprime.

Une histoire réaliste et sensible que j’ai bien aimée.

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