World War Wolves

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Une épidémie de lycanthropie s’est répandue sur le monde, obligeant les humains «normaux » à organiser leur défense en se barricadant dans des villes fortifiées afin de protéger et pérenniser l’espèce humaine contre la menace des loups-garous

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Il va sans dire que le résumé ressemble étrangement à une série télévisée à forte audience traitant de la survie d’humains aux prises avec de poisseux macchabées péripatéticiens*(voir note en bas de page), et le titre, de son côté, n’est pas sans évoquer un film à gros budget de Marc Forster sorti en 2013, où l’on fait connaissance avec un Brad Pitt se débattant contre une invasion mondiale de macchabées tout aussi poisseux que ceux de Walking Dead, mais bien plus véloces et facétieux !

Cela dit, malgré le côté « déjà vu/lu », le résultat de cette BD est relativement satisfaisant.
Le tome 1, « Dieu à de l’humour », plante un décor sombre, des protagonistes aux personnalités bien travaillées et surtout une pesante atmosphère d’une société consciente de disparaître et de s’enfoncer dans la barbarie suite aux assauts extérieurs répétés des loups-garous et, pire encore, des pressions sociales internes inhérentes à la promiscuité occasionnée par l’entassement d’humains en proie à la terreur dans des villes-forteresse.

De plus, en comparaison aux histoires de zombies, tant à la mode en ce moment, les loups-garous représentent des adversaires bien plus terrifiants et angoissants : ils disposent de leurs facultés intellectuelles, possèdent une organisation sociale (certes le concept de meute est moins évolué que la République de Platon ou l’Utopie de Thomas More, mais tout de même hiérarchisé et organisé, permettant de planifier des attaques réfléchies et dévastatrices contre l’humanité).
Et surtout, en plus d’être bien plus intelligents et organisés que les zombies, les loups-garous de cette BD, présentent une force physique, une agilité et une férocité sans limites. Ici hors de question de tranquillement se laisser entourer par une meute d’hostiles et régler ça tranquillement au katana ou à la petit cuillère….

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« Je ne suis pas corruptible, je ne suis pas un menteur !
Je ne suis pas là pour vous dire de boucler votre foutue ceinture,
vous faites ce que je vous voulez, votre vie est la vôtre !
La seule loi qui prédomine à New-York est celle du plus fort !
Et le plus fort, bande d’enfoirés, c’est MOI !! Vous, vous êtes ma meute !
Alors quoi ! Elle est pas belle la vie ?… »
Fin de l’extrait de l’élocution de James Raven, maire de New-York City

 

* du grec περιπατητικός : «  se promener, marcher »….

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