Et pourtant…

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En 2001, Pascale BOURGAUX, grand reporter pour la Télévision belge part pour l’Afghanistan.

Au nord du pays, elle rencontre Mamour Hasan, seigneur de guerre local, qui, depuis 1994, a mis ses troupes au service du commandant Massoud contre les Talibans, comme il avait précédemment résisté contre les Russes pendant la première guerre d’Afghanistan, de 1979 à 1989.

Elle fera ensuite la connaissance de son village et de sa famille et reviendra les filmer pendant dix ans.

Massoud est assassiné, deux jours plus tard ce sont les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, les Américains déclenchent alors une nouvelle guerre d’Afghanistan avec l’aide de ces troupes armées terrestres de l’Alliance du nord –  dont Massoud était la figure centrale – et des forces aériennes de l’OTAN…

Après la chute des Talibans et l’arrivée au pouvoir d’Hamid Karzaï, Mamour Hasan restera fidèle à ses convictions bien qu’il ait été « oublié » par le gouvernement alors qu’il espérait participer à la nouvelle démocratie afghane.

En 2010, Pascale Bourgaux découvre avec stupéfaction qu’une partie du village est sur le point de basculer du côté des Talibans… Pourquoi ? Comment en est-on arrivé là ?

C’est ce qu’elle décrit dans cette intéressante bande dessinée parue en 2014 chez Dupuis « Aire libre » : « Les larmes du seigneur afghan« , avec Thomas Campi et Vincent Zabus (à emprunter au rayon BD Ado de la BFM).

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« – Les Afghans en ont assez des bavures de l’OTAN, de la corruption, du vide politique entretenu par le gouvernement ! Si ça continue, les Talibans reprendront le contrôle de tout l’Afghanistan.

Et vous, qu’allez-vous faire ? Accepter le retour des Talibans ou les combattre ?

Si la guerre signifie combattre les Talibans et aider les Américains, nous ne prendrons pas les armes. »

Pascale Bourgaux, Vincent Zabus et Thomas Campi ont remporté le Prix Cognito 2014 pour « Les Larmes du seigneur Afghan » lors de la 12ème édition de la Foire du Livre Belge.

La BD se clôt sur cette phrase :

« Une question me hante : qui, demain, s’intéressera encore à l’Afghanistan ? »

L’Irak d’abord, la Libye puis la Syrie ont eu tôt fait d’accaparer l’intérêt des médias et il est vrai que l’on ne parle plus que très ponctuellement de l’Afghanistan.

La dernière fois, hélas, il s’agissait de la lapidation d’une jeune femme afghane, Rokhsahana, mariée contre son gré et qui s’était enfuie avec celui qu’elle aimait…

 

 

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