Kinderland

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Prix Max et Moritz dans la catégorie « Bester deutschsprachiger Comic » (meilleure bande dessinée de langue allemande) en 2014, « Kinderland » est un récit autobiographique de l’illustrateur, graphiste et musicien Mawil, édité en 2014 par Gallimard :

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« Berlin-Est, 1989. À l’ombre du Mur, la bataille fait rage. Mirco le trouillard et Torsten le rebelle affrontent les brutes du collège dans un match de ping-pong épique. Smashant les balles comme s’il y allait de leur vie, ils ne voient pas que le monde qui les entoure s’apprête à s’écrouler. » (cf. Présentation éditeur)

Mirco est l’anti-héros absolu, petit, gringalet et bon élève de 5ème. Sa famille l’envoie en cachette à l’église et lui fait suivre des cours de piano. Par un hasard de circonstances, il va se lier avec Torsten « qui n’est même pas pionnier », un rebelle dont le père est passé à l’Ouest. Car nous sommes en Allemagne de l’Est, peu de temps avant la chute du Mur. Mais les enfants ne se doutent (presque) de rien et vivent leur vie : le collège avec les cours de russe obligatoires, les camps de Pionniers, le naturisme populaire avec les parents…

Bien sûr, il y a des copains qui « disparaissent » du jour au lendemain et qu’il vaut mieux oublier tout de suite car

« [Ils] ne manquaient de rien dans notre pays… Si quelqu’un succombe aussi facilement aux basses tentations de l’Ouest… il ne mérite pas que l’on verse des larmes pour lui. »

explique le professeur de russe. Il y a aussi les bribes de conversation qu’on attrape au vol le soir quand les parents discutent alors qu’ils croient les enfants couchés.

« Le beau-frère de Doris a aussi essayé en 83… dans le coffre… pris par la Stasi… payé… famille séparée. Et vous ? Hm… On y a déjà réfléchi… par la Hongrie… mais avec les enfants… »

Sa petite soeur est un rien pénible, ses parents un peu sévères, les plus grands élèves le chahutent, mais Mirco montrera ce dont il est capable au cours d’une inoubliable partie de ping-pong.

J’avais déjà parlé d’un autre roman graphique autobiographique sur ce sujet avec l’enfance de Marzi en Pologne, que j’avais bien aimé.

« Kinderland » est dans un autre registre, moins « idéologique ». Tel que, vraisemblablement, Mawil a vécu au même âge dans les années 80 et qu’il raconte avec humour et simplicité.

 

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