Et plus encore

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« Et plus encore »

de Patrick Ness

chez Gallimard

« Il est trop tard pour lui.

Il va mourir.

Et il va mourir seul.

Cette horrible certitude lui bloque soudain la respiration, le fait paniquer plus encore. Il réessaye de crever la surface, n’osant penser que cela pourrait bien être la dernière fois, n’osant penser grand-chose. Il s’oblige à donner des coups de pieds, oblige ses bras à le hisser, pour au moins tourner son corps dans le bon sens, essayer de reprendre encore son souffle quelques centimètres plus haut.

Mais le courant est trop fort. Un remous le rapproche de la surface, puis le retourne tête en bas avant qu’il n’y parvienne, l’entraînant plus près des rochers.

Les vagues jouent avec lui alors qu’il essaye encore.

« En vain. »

Page 8 le héros meurt, dans la mer démontée, fracassé quasiment sous nos yeux.

Où est le fameux tunnel avec ses lumières éclatantes et ses présences amicales ?

Paradis, enfer, purgatoire ?

Plus prosaïquement, il revient à lui couché devant le seuil d’une maison, nu et emmailloté d’étranges bandelettes métalliques.

Il y a donc une maison, une rue, des voitures, d’autres maisons, tout un quartier, des jardins et tout cela sent l’abandon, avec une végétation envahissante qui efface peu à peu toute trace humaine.

Où sont les habitants ? Personne – pas un bruit, pas un cri, rien ne bouge.

Est-ce cela l’enfer ?

Qui est-il ?

Où est-il ?

Il y a du vent, du soleil, et même une averse.

Il est mort mais il a soif, il a mal, il a faim.

Peu à peu des bribes de souvenirs l’envahissent.

Cette maison, il la connaît. C’était sa maison, autrefois, lorsqu’il habitait l’Angleterre.

Il y a sa chambre, le salon, les beaux verres de sa mère dans le placard, le grand miroir au dessus du canapé…

Et puis son nom : je m’appelle Seth, Seth Wearing, se dit-il comme dans un rêve.

Oui, il avait un petit frère Owen, mais il y a quelque chose d’horrible au sujet d’Owen qui flotte à la limite de sa conscience.

Il y a ses parents bien sûr …

Et des amis aussi : Monika, Gudmund et Harold.

Et puis soudain, dans le silence de cet étrange univers, le bruit d’un moteur.

Une camionnette. Noire.

« Seth entend des pas piétiner la cendre. Une personne. Juste deux pieds. Et alors, il le voit, qui pénètre dans les ombres du bâtiment.

Malgré la chaleur, chaque centimètre de sa peau est recouvert, des orteils jusqu’au cou, par une matière noire d’aspect synthétique, un peu comme une combinaison de plongée.

Son visage est caché par une sorte de heaume, un casque moulé au niveau du nez et du menton, mais sinon parfaitement lisse, noir et métallique. »

C’est le Conducteur…

ARRRGGGHHH !!!

J’avais adoré la série « Le chaos en marche », une fois de plus Patrick Ness frappe fort.

C’est comme toujours inventif, angoissant, délectable !!!

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