« Give peace a chance »

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Après « Une si jolie petite guerre », parue en 2012 et dont j’ai parlé ici en son temps, Marcelino TRUONG persiste et signe « Give Peace a chance » (titre d’une chanson de John Lennon), suite de sa familiale saga. Nous sommes en 1963 à Londres et Marco nous mène jusqu’en 1975, toujours sur fond de guerre du Vietnam.

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Traversé globalement par la musique, pourrait-on dire, car chaque chapitre est introduit par le titre d’une chanson célèbre à l’époque et quelques paroles variées ponctuent les anecdotes. Une bonne idée pour faire un saut à la discothèque de votre quartier afin d’emprunter quelques-uns des CD à (ré)écouter dans la foulée de votre lecture !

Une lecture qui interpelle et nous demande de réfléchir, de toujours prendre du recul face aux événements…

Pas facile en effet pour Marco d’être sud-vietnamien en Europe au moment où la plupart des jeunes et des intellectuels occidentaux, anticolonialistes et tiers-mondistes, manifestaient contre la guerre au Vietnam  :

« Tous voulaient que Vendredi se libère de Robinson ! Délicate attention – chasser Robinson -, mais dans quels bras poussaient-ils Vendredi ? » (p.236)

Une effroyable réalité qui ne sera reconnue que des années plus tard quand l’Europe voudra bien écouter les témoignages des « boat people », découvrira les crimes des Khmers rouges et les désastres occasionnés par la Révolution culturelle en Chine.

« La parution en juillet 1974 de « L’Archipel du Goulag, ce pavé dans la mare lancé par l’ancien « zek » Alexandre Soljenitsyne, aurait pourtant pu alerter les amis de Hanoï sur la véritable nature du communisme. Mais la révolution égalitaire et anticapitaliste était trop romantique pour y résister. Quant aux Sud-Vietnamiens refusant le système communiste, pour la gauche, ils n’existaient pas. Les gesticulations de ces pantins des Américains ne comptaient pas. » (p. 237)

Marcelino Truong mélange l’histoire compliquée et parfois tragique de sa famille avec l’histoire du Sud-Vietnam où vivaient toujours ses grands-parents paternels. Son père « avait tous les bouquins sur la question (…) de toutes tendances, considérant qu’il fallait entendre les différents credos, afin de former une opinion ».(p.212)

L’ensemble des deux rend ce récit très documenté aussi plaisant que passionnant à lire.

 

 

 

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