Dans de beaux draps

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Dans de beaux draps

de Marie Colot

chez Alice

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« Chez les Bohet-Duval, on partage tout : les rires, les crises de nerfs, les bouderies, les affaires de cœur, les paquets de chips et la salle de bain, rarement libre au bon moment. Bohet-Duval, c’est les deux noms indiqués sur notre sonnette parce qu’il n’y a pas de place pour les autres.

C’est l’éternel problème : chez nous, on est trop différents et trop nombreux.  »

Les Bohet-Duval sont une tribu où chacun essaie de trouver sa place.

Pour notre héroïne, Jade, 14 ans dont la meilleure amie vient de partir au Canada, la vie est dure.

Mais joie, bonheur, exultation, une nouvelle branche de l’arbre généalogique déjà fourni de cette famille hors du commun vient gratter à la porte en la personne du beau Rodolphe.

Rodolphe est donc le demi-frère de Jade mais celle-ci, en panne d’affection, tombe immédiatement sous le charme, piétinant allégrement les règles qui régissent les rapports entre frères et sœurs, et par la magie de Facebook le présente à toutes et à tous comme son petit ami.

Il a 20 ans, il est sexy, et Jade qui menait jusque là une vie d’adolescente un peu terne, un peu solitaire, devient la fille la plus enviée du collège.

Par les filles parce que Rodolphe est tellement « mignon ».

Par les garçons, parce qu’ils sont impressionnés par la nouvelle « maturité » de Jade et qu’ils espèrent en profiter.

Tout est bien qui finit mal, et Jade va se mordre les doigts d’avoir voulu jouer à la fille affranchie.

C’est une adolescente à la fois attachante et agaçante. Ce garçon lui est parfaitement inconnu et la notion des liens familiaux chez les Bohet-Duval est suffisamment élastique pour qu’elle ne mesure pas l’ampleur des problèmes dans lesquels elle se précipite avec ravissement.

« Aude est ma demie-sœur alors qu’Élise et Clarisse sont mes sœurs par alliance, parce que ma mère, c’est la troisième femme de leur père et qu’elle a eu avec lui le plus jeune de mes demis-frères qui est aussi le leur, et pas par alliance comme on a un parent commun. »

Rodolphe, lui, est en fait un garçon complètement paumé qui laisse s’installer une ambiguïté dont il n’est peut-être pas tout a fait conscient.

C’est un roman agréable, vite lu, dont la fin est un peu déconcertante.

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