« Indian Creek »

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L’hiver approche…

Nous sommes dans l’Idaho, à la frontière du Montana.

Pete FROMM est étudiant en première année de biologie au Montana et partage sa chambre avec un étudiant qui chasse et lit énormément, deux passions que Pete Fromm ne partage pas.

Toutefois, dit-il, à force d’entendre Rader « siffler d’admiration ou partir d’un grand éclat de rire, (…) je commençai à ramasser ses livres une fois qu’il les avait terminés. Rader était en passe de lire toute la collection de récits de trappeurs de la bibliothèque et, au Montana, cette collection est gigantesque. Il y avait Jim Beckworth et ses histoires à dormir debout : comment il était devenu chef Crow et avait réussi à botter tout seul les fesses de toutes les tribus du Nord-Ouest. Il y avait l’extraordinaire épopée du Lord Grizzly de Hugh Glass qui, après s’être fait attaquer par un ours, avait rampé sur des centaines de miles et qui, alors qu’il était étendu dans les ruisseaux, avait senti les vairons se nourrir des asticots qu’il avait sur le dos. Ce genre d’exploits commençait à me faire rêver. J’appris dans ces ouvrages les multiples usages que font du couteau Green River les hommes des montagnes, sans parler des carabines Hawken que l’on chargeait par le canon. »

Quelques mois plus tard, il s’engage – un peu à la légère – pour un travail de sept mois dans l’Idaho, « un emploi qui impliquait de passer l’hiver seul dans les montagnes. Un job en rapport avec des oeufs de saumon. »

poche og1(Pete FROMM : Indian Creek / Gallmeister « Totem », 2010)

« Le garde commença à parler de bois à brûler. Je hochais la tête sans arrêt, comme si j’avais abattu des forêts entières avant de le rencontrer. — Il te faudra sans doute sept cordes de bois, m’expliqua-t-il. Fais attention à ça. Tu dois t’en constituer toute une réserve avant que la neige n’immobilise ton camion. Je ne voulais pas poser cette question, mais comme cela semblait important, je me lançai : — Heu… C’est quoi, une corde de bois ? 

Ainsi débute le long hiver que Pete Fromm s’apprête à vivre seul au cœur des montagnes Rocheuses, et dont il nous livre ici un témoignage drôle et sincère, véritable hymne aux grands espaces sauvages. » (cf. présentation éditeur)

Elans, cerfs, lynx, ours, puma… neige, gel, solitude… Pete Fromm va devoir affronter tout cela sous la tente des Eaux et Forêts qui lui servira de maison pendant ces sept mois. Avec pour seul bagage les récits de trappeurs grâce auxquels il va apprendre, avec plus ou moins de succès, à se fabriquer des mocassins, tanner les peaux et saler la viande de ses chasses. Bref, survivre pendant tout ce temps avec sa chienne Boone et les visites-éclair des gardes-forestiers ou de quelques chasseurs.

Un magnifique récit initiatique.

 

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