Une semaine 7 lundis

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Une semaine 7 lundis

de Jessica Brody

chez Gallimard Jeunesse

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« Pitié, faites que ce soit un message de lui. S’IL VOUS PLAIT.

On ne s’est pas reparlé depuis que je suis partie de chez lui en claquant la porte hier au soir. D’un côté (mon côté optimiste), je pensais qu’il allait m’appeler, qu’il refuserait d’en rester là. Mais un côté légèrement délirant de ma personnalité me poussait à imaginer qu’il aurait tout fait pour arriver avant moi, en passant par des raccourcis et en roulant deux fois plus vite que la vitesse autorisée. Et qu’il serait planté devant chez moi, avec sa guitare, prêt à me jouer la chanson romantique d’excuse qu’il aurait composée en route : « Je suis un idiot, pardonne moi, je t’en prie… »

Bon alors, c’est l’histoire d’Ellie Spark qui, un lundi matin, reçoit un message alarmant de Tristan, qui est à la fois « l’amour de sa vie » et l’idole du lycée : « Je n’arrête pas de penser à ce qui c’est passé hier au soir. »

Sachant que la veille, elle lui a balancé un nain de jardin au visage, on peut comprendre le désarroi du jeune homme et son possible désengagement.

Mais ça ne se passera pas comme ça, parce que l’héroïne est Ellie Spark.

Ellie Spark est la quintessence de l’ado américaine que l’on voit dans les films estampillés comédies romantiques, et ce roman en est la copie conforme.

« J’enfile mon jean skinny porte-bonheur, qui est classé dans la section denim de ma penderie, et je me mets à fouiller parmi les vêtements roses. Ma garde-robe est rangée par type de tissu, couleur et saison. C’est censé faciliter le choix, d’après un article du magazine Je m’organise que j’ai lu il y a deux ans (je suis abonnée depuis mes dix ans). Mais aujourd’hui, je pense que même une styliste personnelle ne pourrait pas m’aider à sélectionner la tenue qui convient. 

J’opte pour une chemise rose layette d’un genre conservateur-mais-pas-totalement puritain, associée à un cardigan bleu marine de la section automne. Puis j’affronte mon miroir. »

Whaaaaaaaat ?! Vite un désenvoûtement, famille Kardashian, sort de ce corps !!

Mais en fait, rien que pour un passage comme celui-ci, je suis prête à lire les 490 pages de cette œuvre immortelle : cela s’appelle de la perversion gourmande.

Donc – que je ne perde pas le fil surtout – par une altération très rare de l’espace-temps il lui est donné de revivre ce lundi-là,  jusqu’à ce que le vilain garçon revienne à la raison.

Non tu ne peux pas me quitter, c’est impossible !! J’avais prévu une sortie au parc d’attraction samedi soir qu’allons-nous devenir ?

On se le demande…

Peut-on espérer le second degré ?

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