« Mon père était boxeur »

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Une bande dessinée et un film réalisés par une fille : Barbara PELLERIN sur son père, Hubert PELLERIN.

Une histoire vraie, une histoire particulière, mais qui peut toucher grand nombre d’entre nous, tous ceux pour lesquels la communication n’a pas été facile…

« Les rares conversations téléphoniques étaient vides, nous ne savions pas quoi nous dire.« 

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« Cadet d’une famille de 14 enfants, mon père avait l’habitude de se faire respecter avec les poings.
A 18 ans, galvanisé par un titre de champion de France espoirs, il interpella ma mère
dans la cour de l’usine et là demanda en mariage.
Durant 17 ans, ma mère accompagna ses victoires et ses défaites.
Pourtant de leur histoire, je ne souviens que des disputes violentes, de mon père fou de rage,
fou d’amour,
fou de jalousie, fou d’une violence qui le dépassait.
Malgré tout, au milieu d’un gouffre creusé depuis l’enfance, la boxe deviendra un trait d’union
entre nous deux.
A 30 ans, désormais armée d’une caméra, je décide de le suivre aux abords du ring.
Ce récit est le portrait d’une relation entre un père et sa fille. » (Présentation éditeur)

« (…) En allant le rencontrer,

je retrouve mes terreurs d’enfant. »

Le récit, relativement sobre, de Barbara PELLERIN a été illustré par Vincent BAILLY.
Il est accompagné d’un DVD réalisé par Barbara et KRIS. Cinq années de travail pour exorciser les souvenirs,
les souvenirs d’une enfance prise en étau entre un homme et une femme qui se sont aimés puis quittés.
« Pourtant, de leur histoire, je ne me souviens que
des disputes violentes, de mon père fou de rage,
fou d’amour, fou de jalousie, fou d’une violence qui le dépassait.. »
« Et pourtant, au milieu d’un gouffre creusé depuis l’enfance, la boxe deviendra un trait d’union entre nous deux. »
Barbara décide donc de filmer son père dans son environnement professionnel, la boxe et le club
où il est désormais entraîneur.
Son père se prête plus ou moins volontiers à ces entretiens filmés, souvent il fait répéter la question,
problèmes d’audition réels dus à ce sport violent ou simplement gêne ?
Nous aussi, spectateurs, sommes parfois gênés, gênés des questions qu’elle pose, gênés de sa gêne à lui,
de ses réponses qu’on connaît trop bien :
« Je ne l’ai jamais dit, mais je le savais… »
Ne jamais dire, ne jamais exprimer ses sentiments… « Tu étais une vraie brute, un ours balourd,
mais tu étais aussi un homme blessé. »
« Comment parler avec son père ?
Comment vraiment parler avec son père lorsqu’on est devenu adulte ?
D’égal à égal ? Et puis après, comment parler de son père lorsqu’il n’est plus ? »
Car, peu de temps après ces entretiens et ce film, Hubert Pellerin décèdera à l’hôpital psychiatrique
où il était soigné pour dépression.
« Parfois, je croise dans la rue des hommes qui me rappellent la forme de ton visage ou ta silhouette.
J’entends alors instantanément ta voix grave et douce m’appeler… »
 Une histoire personnelle, unique et, pourtant, tellement « universelle ». Un coup de coeur. Un coup au coeur.
Barbara Pellerin, Vincent Bailly et Kris :
« Mon père était boxeur »
(Futuropolis, Quilombo films, 2016)
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