La cave

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La cave

de Natasha Preston

chez Hachette

 » Je me suis effondrée sur la dernière marche en me cramponnant au mur pour ne pas tomber. La porte s’est refermée avec un claquement qui m’a fait frissonner. J’étais prise au piège. J’ai laissé échapper un cri de surprise et j’ai bondi contre le mur en voyant trois jeunes femmes accourir au bas de l’escalier. L’une d’elles, une jolie brune qui me faisait penser à ma mère quand elle avait une vingtaine d’années, m’a adressé un sourire chaleureux et triste à la fois en me tendant la main :

– Viens, Lilas. « 

Depuis le petit chaperon rouge, les filles savent bien que les prédateurs les guettent dans les bois sombres.

Summer, malgré les mises en garde de son petit ami Lewis décide de se rendre seule au concert prévu pour fêter la fin de l’année scolaire . Elle croise le loup en la personne d’un homme ordinaire, très ordinaire Colin Brown. Il travaille dans un cabinet d’avocats, a une tête de premier de la classe mais a eu de gros problèmes avec maman.

Après la mort de sa marâtre il a développé une représentation toute personnelle du paradis sur terre :

sa cave !!!

Aménagée comme un décor pour bonne ménagère, il y séquestre des jeunes femmes enlevées au gré de ses pulsions. Elle sont censées représenter la famille parfaite, plus exactement son fantasme de la famille parfaite : de jolies jeunes femmes soumises qui lui préparent ses repas, briquent compulsivement ce semblant d’appartement et subissent ses assauts répétés entre deux lectures et trois séances de tricot.

Les chapitres sont partages entre les différents protagonistes, Summer la victime, Trèfle (eh oui c’est le pseudo de ce pauvre Colin ) et Lewis le petit ami de Summer qui la recherche éperdument tout au long du livre.

J’ai trouvé ce roman tout à la fois passionnant et lassant.

Toute la partie Trèfle, Trèfle et Summer, Trèfle et ses victimes est passionnante : La façon dont il les dépouille peu à peu de leur identité en les rebaptisant Rose, Iris, Lilas, Violette, la soumission par la peur et l’instinct de survie, cette ambivalence dans le personnage de Rose . C’est totalement glaçant.

Et il y a la partie Summer, Summer et ses réminiscences amoureuses, Summer et Lewis qui par contraste semble mièvre et convenue.

La fin va heureusement plus loin que le happy-end habituel .

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