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Bilbo le Hobbit : un Voyage inattendu

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Bilbo le Hobbit : un Voyage inattendu

Bilbon Sacquet cherche à reprendre le Royaume perdu des Nains d’Erebor, conquis par le redoutable dragon Smaug. Alors qu’il croise par hasard la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n’est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple les conduit au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers…

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Ca y est je l’ai vu 😀 et je suis heureuse 🙂 Parce qu’il est troooooooop bien !!

L’histoire se passe 60 ans avant le Seigneur des Anneaux. Bilbo est un hobbit comme les autres : il vit dans un trou, a un garde-manger bien rempli, et fume le calumet.
Le jour où Gandalf vient le voir pour qu’il parte à l’aventure pour une quête, il refuse, bien sûr. Après tout, c’est un hobbit. Sauf que Gandalf ne l’écoute pas, et bientôt 13 nains débarquent chez lui.
C’est le début d’un voyage inattendu.

3h de pur bonheur ! Peter Jackson a encore réussi son pari.

Les premières minutes sont magiques, avec des scènes très esthétiques. Et puis on retrouve la Comté, ses prairies vertes, et on se retrouve 10 ans plus tôt, devant le Seigneur des Anneaux.
Tout est là, c’est beau, c’est parfait. L’histoire colle au livre, même si des choses ont été rajoutées pour tenir sur trois film, et de nouveau faire une trilogie (la scène d’ouverture, la présence de Frodon…).
Bon okay, il y a quelques longueurs parfois, je le concède. Mais ce n’est pas si important que ça.

Les décors et paysages de Nouvelle-Zélande sont toujours aussi sublimes, l’humour est là, l’action aussi, les personnages sont bien travaillés (bon, il manque tout de même Aragorn), des chansons et une musique mythiques… Prenez votre cheval, poney ou autre moyen de transport disponible le plus proche, direction les salles de ciné 😉

Et contrairement à ce que dit Jean-Pierre Pernaut, ce n’est pas un « film pour enfant », même si le roman est adressé à un public un peu plus jeune que pour le Seigneur des Anneaux. Cela reviendrait à dire que Freddy Krueger est un Bisounours >.<

Les Cinq Légendes

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L’aventure d’un groupe de héros, tous doués de pouvoirs extraordinaires. Emmenées par Jack Frost, un adolescent rebelle et ingénieux, ces cinq légendes vont devoir, pour la première fois, unir leurs forces pour protéger les espoirs, les rêves et l’imaginaire de tous les enfants.

les cing légendes

Qui n’a jamais cru au Père Noël, au Lapin de Pacques, à la Fée des Dents (ou Petite Souris), au Marchand de Sable ? Personne. Tout le monde y a cru au moins une fois dans sa vie. Mais, et Jack Frost alors ? Celui qui fait tomber la neige, celui qui fait que l’hiver existe ? Quelques uns croient encore en lui. Mais pas assez pour que l’on s’en soucie vraiment.

C’est de là que part l’histoire du film : les Quatre Légendes qui luttent contre le mal, pour faire le bonheur des enfants.
Sauf que le jour où Pitch, le croque-mitaine, revient et menace d’enlever tout espoir et rêve aux enfants, les quatre Légendes ne vont pas être assez fortes pour le vaincre, et ils vont devoir faire appel à une cinquième personne. Cette personne sera Jack Frost.

Nouvelle production Dreamworks, ce film est une petite pépite ! 🙂 Dans la lignée de Dragons, qui est génialissime, tous les éléments sont présents pour passer un bon moment. Certains le définissent même comme le Avengers de l’animation, une référence quand même.
Les dessins sont beaux, l’histoire est sympa, les personnages sont cool (les lutins et les yétis ?… j’adooore 😀 ). De plus, c’est un film qui s’adresse pour les petits et les grands, donc tout le monde y trouve son compte, ce qui n’est pas forcément le cas tout le temps.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré, et vous le reconseille vivement 🙂

La villa sur la falaise

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Pour les dix ans de leur collection « écritures« , les éditions Casterman proposent une BD originale et créative. En effet, dix auteurs de pays variés (mais tous déjà édités dans la collection « écritures ») nous offrent leur version illustrée d’un « pitch » proposé par Benoît SOKAL.

[Ce synopsis peut vous inspirer aussi, c’est en cela que je le considère comme créatif.]

« Une moitié accrochée au bord de la falaise, l’autre dispersée sur la plage en contrebas, c’est ainsi que Charlotte Dorval retrouve, après 15 ans, la maison insulaire qu’elle a héritée de son père. Accompagnée de son jeune fils, elle va tenter de récupérer ce qui peut l’être, sans se laisser déborder par les souvenirs d’un passé sur lequel elle pensait avoir définitivement tourné la page.« 

Dans « La villa sur la falaise« , Cati BAUR, Nate POWELL, Hannah BERRY, SAULNE, Isabel KREITZ, Davide REVIATI, Jirô TANIGUCHI, Fred BERNARD, Gabrielle PIQUET et Kan TAKAHAMA signent leur interprétation… collant ou non à l’histoire (je pense à Taniguchi qui s’est affranchi de la consigne pour imaginer un récit de science fiction que n’importe quel prof aurait considéré comme hors sujet lors d’une composition…). La contrainte est cependant source de richesse pour la plupart des auteurs ; drôle ou sordide, émouvante ou déjantée, leur nouvelle est soutenue par des dessins eux aussi d’une grande variété : sombres, « ligne claire », manga, etc.

Le lecteur n’est pas lassé à la fin du recueil mais s’amuse à chercher comment ses auteurs préférés auraient pu – eux aussi – relever le défi.

Pour les amateurs de contraintes (?!) : l’OULIPO (ouvroir de littérature potentielle) créé en 1960 par François Le Lionnais et Raymond QUENEAU a, une vingtaine d’années plus tard, inspiré également des auteurs de bandes dessinées réunis autour de l’OUBAPO (ouvroir de bande dessinée potentielle) :

Le lien vous permet de les découvrir, de lire d’autres articles sur le sujet et, ensuite, libre à vous d’emprunter quelques BD « oubapiennes » à la médiathèque.

La Cité des Ténèbres : les Origines

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Tome 1 : L’Ange Mécanique

Tessa débarque à Londres pour rejoindre son frère. Mais à peine arrivée, elle tombe dans un piège : enlevée par les horribles Soeurs Noires, elle développe des pouvoirs qu’elle ignorait posséder. Jusqu’au jour où Will, un Chasseur d’Ombres, la libère et lui apprend qu’elle est une Créature Obscure. Un nouveau destin attend Tessa dans un monde mystérieux, où vampires, sorciers et autres créatures de l’ombre règnent en maîtres…

Voilà un préquel réussi ! 🙂

Cassandra Clare arrive à nous faire croire que l’on est à l’époque victorienne avec une facilité qui déconcerte. On est tout de suite dans l’ambiance du XIXe siècle, avec les robes chics, les fiacres…
J’ai tout de même eu un peu de mal à me mettre en route au début, vu que les tomes précédents se passent à notre époque. Mais ce n’est l’histoire que d’un ou deux chapitres, et la machine est lancée 🙂

C’est un pavé de plus de 530 pages qui nous raconte l’avant Jace et Clary (que l’on réussit à tout à fait à oublier). Il nous conte l’histoire de Tessa, jeune américaine qui débarque à Londres, après la mort de sa tante Harriet. Elle est venue rejoindre son frère Nate qui l’a invitée. Sauf qu’au moment où elle arrive sur les quais, ce n’est pas Nate qui l’attend, mais les abominables Soeurs Noires…
Tessa va alors devoir rentrer dans un monde qui lui est totalement inconnu : le monde des Chasseurs d’Ombre et des Créatures Obscures.

Dans ce tome l’Institut est déjà en place, l’Enclave aussi. De ce côté là, on n’est pas dépaysé.
Par contre, pour les personnages, c’est une autre affaire, puisque seul Magnus Bane, l’extravagant sorcier, est un personnage connu des lecteurs. Tous les autres sont « inédits ».
J’ai adoré presque tous les personnages inventés par l’auteur, ce qui est plutôt rare. Cela va des Chasseurs d’Ombre Will et Jem, Henry et son style très… anglais, Tessa notre héroïne, les Soeurs Noires, ou encore Nate.
Ils sont tous aussi complexes les uns que les autres, avec beaucoup de mystères autour d’eux : quand on pense en avoir compris un, il se trouve qu’il fait quelque chose de tout à fait contraire à ses principes. Même si cela est pour le moins très énervant, c’est ce qui donne à ce roman toute sa force.

Pour l’histoire, Cassandra Clare nous embarque dans une histoire riche, avec énormément de rebondissements, de surprises, d’action. Le lecteur en prend plein la vue, et on n’est jamais lassé, même au bout de 500 pages.

Pour résumer : une écriture fluide, une histoire intrigante, des personnages adorables et mystérieux, donnent un roman passionnant, et une saga tout simplement géniale !! 🙂

A noter que le premier film sur la saga sortira l’année prochaine, et que ça à l’air drôlement alléchant ! 🙂

Et voici la magnifique affiche 🙂 :

NonNonBâ

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Début des années 1930 sur la côte Ouest du Japon.

NonNonBâ est une petite grand-mère qui vient de perdre son mari, un moine mendiant. La famille de Shigeru l’accueille quelque temps, en échange de quoi elle effectue quelques travaux domestiques et s’occupe des enfants. Elle va « initier » le jeune Gégé (prononcer Guégué) à la connaissance des yokaï, ces animaux, monstres et autres créatures surnaturelles qui peuplent les maisons et l’univers des humains.

Il s’agit d’un récit autobiographique de Shigeru Mizuki, pionnier du manga et également auteur de « Yokaï : dictionnaire des monstres japonais » en deux volumes, paru en 2008 chez Pika. Cet automne 2012 vient de sortir chez Cornélius le premier volume de son autobiographie : « Vie de Mizuki, volume 1, l’enfant« .

« NonNonbâ » est sorti en 2006 chez Cornélius et a obtenu en 2007 le Prix du meilleur album décerné par le jury du Festival d’Angoulême.

L’histoire est triste et belle à la fois car Shigeru est confronté tout enfant à des situations aussi difficiles que la mort de deux de ses amies, à l’ostracisation que lui fait subir un camarade de classe, aux échecs professionnels de son père et à la réalité de ce Japon d’avant-guerre où l’on vend aussi bien des enfants…

Heureusement la famille est chaleureuse et soudée et il vit une grande complicité avec la sage et généreuse NonNonBâ qui sert de lien entre le monde du rêveur Shigeru, les coutumes de l’ancien Japon et le monde des adultes à la réalité souvent amère. Elle l’aidera à trouver en lui la force de faire ses deuils et à « utiliser » au mieux sa curiosité et son imagination débordante pour trouver sa voie.

Voie que pressent aussi le père de Shigeru, autre figure de rêveur… qui lui fait présent d’un cadeau dont on suppose qu’il augure de l’avenir de ce grand nom de la BD japonaise.

Un manga drôle et tendre et une belle (au sens figuré, car le dessin de Mizuki Shigeru est assez proche de la caricature) figure de vieille femme comme les auteurs japonais savent nous les dépeindre.