Archives d’Auteur: BishopSuzy

Les grands espaces

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Après La légèreté où elle racontait sa reconstruction après les attentats de Charlie Hebdo, Catherine Meurisse entraîne le lecteur dans son enfance à la campagne.

A la fin des années 80 ses parents achètent une ferme à retaper à la campagne. C’est dans ce petit village de 200 habitants que Catherine va profiter pleinement des joies de la nature… de son potager façon jardin versaillais à sa lecture sous un vieux platane.

Une très jolie bande-dessinée, ode à l’imaginaire de l’enfance, à la nature, la campagne. Un vrai coup de coeur !

 

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Serena

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Aux Etats-Unis dans les années 30, George Pemberton exploite ses terres dans les Smoky Mountains. Ses hommes coupent à tour de bras les arbres, transformant les forêts en étendues désertiques. C’est dans cet environnement hostile qu’arrive un beau jour Serena au bras de Pemberton. Si les ouvriers gloussent d’abord à l’idée de cette femme sur le camp, ils vont rapidement se rendre compte qu’elle s’y connait en exploitation forestière. Cynique et impitoyable, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, et trouve des solutions aux problèmes venant même à dresser un aigle pour chasser les serpents qui infestent les montages et tuent les ouvriers. Mais elle ne fait pas cela par bonté d’âme, car un ouvrier tué c’est surtout le travail qui avance moins rapidement. Serena se retrouve rapidement à gérer l’exploitation forestière d’une main de fer, inspirant un respect mêlé de terreur aux ouvriers…

Serena est une bande dessinée d’Ane-Caroline Pandolfo et Terkel Risbjerg parue aux éditions Sarbacane. L’histoire de cette femme prête à tout pour mener à bien son projet (que celui-ci concerne l’exploitation forestière ou sa vie affective) est à la fois fascinante et glaçante. Son regard perçant et sa courte chevelure flamboyante continuent de hanter le lecteur une fois le livre refermé.

L’été fantôme

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Louison part en vacances au bord de la mer chez sa grand-mère avec sa soeur et ses cousines. Mais depuis l’été dernier, les choses ont changé. Sa soeur et ses cousines sont en plein dans l’adolescence, délaissant les jeux dans le sable pour la drague et les cigarettes fumées en cachette. Louison est encore dans le monde de l’enfance, et un fossé la sépare des préoccupations du reste du groupe. Elle croise un jour dans la grande maison une jeune fille qui est elle aussi restée en enfance…définitivement. C’est sa grande tante, la soeur de sa grand-mère qui est décédée quand elle était enfant. Son fantôme devient rapidement le compagnon de jeu de Louison pour cet été…

Une jolie bande dessinée, aussi bien au niveau des illustrations que de l’histoire. Les couleurs rendent bien ces longues journées d’été passées dans le Sud, la plage, les marchés… L’auteur, Elizabeth Holleville raconte ce délicat passage entre l’enfance et l’adolescence.

L’homme gribouillé

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A cause d’un dégât des eaux, Betty vit temporairement chez sa mère Maud avec sa fille Clara. Un matin où Betty est à son travail, Maud fait un AVC et Clara se fait agresser dans l’appartement par un homme très étrange qui cherche Maud. L’homme, masqué et costumé de plumes noires, dit s’appeler Max et ordonne à la jeune fille de remettre un paquet que Maud était censée lui donner aujourd’hui. Suite à cette terrifiante rencontre, Betty et Clara commence à chercher pour trouver qui est Max et pourquoi Maud lui vire chaque année 10.000 euro. Elles ne sont qu’au début d’un long voyage sur leurs passés et leurs origines.

Serge Lehman écrit un conte fantastique passionnant, avec de nombreux rebondissements. Frederik Peeters illustre parfaitement ce conte, avec un trait noir et vif. Une très bonne BD, avec un petit bémol sur le dénouement qui arrive trop vite et facilement.

Nous les menteurs

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Dans la famille Sinclair on est beau, riche, sportifs, intelligents… la crème de la crème. Et rien ne doit troubler cette image si lisse et parfaite. Il faut ravaler ses sentiments, ses rancoeurs, même ses envies si elles ne collent pas avec la volonté de Harris Sinclair le patriarche tout puissant.

L’été, ses trois filles et leurs enfants débarquent à Beechwood, leur ile au large du cap Cod. Cadence, l’ainée des petits enfants se fait une joie chaque année de retrouver ses cousins Mirren et Johnny, et Gat, la pièce rapportée, neveu du nouveau compagnon de sa tante Carrie. Chaque famille à sa propre maison, des domestiques sont là pour assurer de délicieux repas entre les baignades et les promenades…bref un paradis pour gens fortunés. Mais petit à petit les non-dits remontent à la surface et le vernis commence à se craqueler. Cadence manque de se noyer lors de ses 15 ans, et si elle ressort vivante de cet accident, sa mémoire a effacé une partie de cet été là…

Un roman qui a déjà 3 ans et que je n’avais pas encore lu ! Je me suis laissée embarquer à Beechwood, dans cette atmosphère étouffante pour voir les dessous de cette famille si parfaite. Un roman qu’on ne repose qu’une fois terminé !

Connexion immédiate

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Penny va quitter le lycée pour l’université. Nouvelle ville, nouveau départ loin de sa mère envahissante, de son petit ami insipide au possible… Penny est bizarre, elle ne rentre pas dans le moule et ne souhaite pas y rentrer. Elle se pose beaucoup trop de questions par rapport à ses camarades, et est un peu nerd sur les bords.

Sam travaille dans un café. Il y vit aussi car il est sans domicile. Il a vingt ans, une mère alcoolique et accro au téléachat et pas d’avenir devant lui. Il vit au jour le jour en essayant d’oublier son ex petite amie…

Vous vous en doutez le chemin de Penny va croiser celui de Sam…

Un roman young adult qui ressemble à beaucoup d’autres… Il n’est pas déplaisant à lire, mais les personnages secondaires sont très peu travaillés, ce qui fait que tout tourne autour de Sam et Penny, rendant le tout parfois un peu longuet. Il y a des thèmes intéressants abordés notamment celui de la pauvreté.

Un livre pour l’été, pas prise de tête mais qui du coup s’oublie vite une fois refermé.

La courte histoire de la fille d’à côté

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Matt et Tabby sont voisins depuis leur plus jeune âge. Ils ont fait les 400 coups ensemble, n’ont jamais passé Noël, Halloween ou Thanksgiving l’un sans l’autre. Au lycée, Matt sent que Tabby s’éloigne un peu de lui, notamment pour passer du temps avec le beau Liam : sportif, star du lycée… C’est dur à vivre pour Matt, qui ne pense qu’à une chose : avouer à Tabby que ses sentiments pour elle ont évolué… Mais la peur de gâcher leur amitié lui fait retenir ses mots, il continue donc sa vie avec Tabby comme avant, en essayant de contenir sa jalousie pour Liam. Mais il n’est pas aidé par son cynisme et sa petite voix dans sa tête qui le mettent dans des situations impossibles…

Si la première partie du livre est assez classique, l’histoire d’un premier amour, une amitié très forte entre une fille et un garçon, le loser contre le beau gosse qui réussit tout… La seconde partie est plus intéressante, notamment sur la gestion de la jalousie, la culpabilité… Difficile d’en dire plus sans spoiler l’histoire ! Le personnage de Matt est intéressant car il est loin d’être parfait, agissant parfois même comme une tête à claque. Au final, plutôt une bonne surprise !