Archives d’Auteur: BishopSuzy

In Waves

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Dans In Waves, publié chez Casterman, AJ Dungo raconte son histoire d’amour avec Kristen et la mort de celle-ci à la suite d’un cancer. AJ rencontre Kristen au lycée, et ils se prennent de passion pour le surf. AJ Dungo mêle chapitres sur son histoire avec Kristen, sur le combat contre la maladie qu’elle mène et l’histoire du surf à travers deux pionniers de cette discipline : Duke Kahanamoku et Tom Blake. La combinaison des deux sujets fonctionne très bien, le lien d’amitié et d’admiration unissant les deux surfeurs faisant écho à l’amour que se portent Kristen et AJ. Avec un trait épuré, dans les tons bleus pour l’histoire de Kristen et marrons pour l’histoire du surf, l’auteur réussi à éviter de tomber dans le pathos sur un sujet pourtant pas évident. Avec ce joli roman graphique il rend un bel hommage à Kristen.

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La cantine de minuit

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« Mon restaurant est ouvert de minuit à sept heures du matin environ. On le surnomme « la cantine de minuit », mais pour certains c’est plutôt « la cantine de l’aube ». »

Un petit restaurant, dans une ruelle. Le patron sert à manger ce que vous voulez du moment qu’il a les ingrédients nécessaire pour le faire. A la cantine de minuit de nombreux clients se croisent. Et au fil des courtes histoires des liens se nouent autour d’un plat. La nourriture devient sujet de conversation, rapprochant les clients : des débats passionnés sur l’utilisation de la sauce soja salée ou sucrée, le partage de l’amour pour le fond des jaunes des oeufs au plat…Des histoires d’amour se font et se défont, des amitiés naissent… La cantine de minuit est un manga qui parle de nourriture et de rencontres, de lien entre des personnes très différentes.

5 tomes sont parus, et il existe même un livre de cuisine qui reprend les recettes pour pouvoir tester ça chez soi… une bonne idée car tous ses plats mettent l’eau à la bouche pendant la lecture !

Topo

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Un nouvelle revue vient de faire son apparition à la Bfm :

C’est une revue en BD qui paraît tous les deux mois. Elle existe depuis 2016. Topo propose de raconter l’actualité, la société, la culture à travers des reportages, des portraits en bande dessinée. Le numéro de Mai-Juin propose des témoignages et un historique sur la gay-pride, un reportage sur le lien entre vêtements et stars de la musique, une visite au musée d’histoire naturelle de Londres ou encore un focus sur le métier de reporter de guerre…. Bref les sujets sont très variés !

Topo est créé par la même équipe de journalistes que La revue dessinée. Topo est né d’un désir de s’adresser à un public plus jeune (- de 20 ans, mais les plus vieux prendront aussi plaisir à la lire !) Voilà ce que Franck Bourgeron, directeur de la rédaction disait à Télérama en 2016 :

« Avec Topo, nous voulons donner des clés aux jeunes lecteurs ; au travers de reportages, de portraits, d’analyses ou de témoignages entièrement dessinés, nous leur proposons d’apprendre à décrypter l’actualité, à hiérarchiser les faits, les mettre en perspective… En nous servant de la grammaire très riche de la BD et de leur goût pour les images, nous voulons ramener les moins de vingt ans vers l’information. Topo est à la fois une pédagogie du dessin et une pédagogie par le dessin. »

Tout comme La revue dessinée, c’est une réussite.

Le patient

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Une adolescente erre dans la rue, ensanglantée, un couteau à la main. La police découvre alors chez elle toute sa famille massacrée. Seule son frère, Paul, échappe à la mort. Il restera dans le coma pendant plusieurs années, pour finalement se réveiller à 21 ans.

A son réveil il est pris en charge par Anna, une psychologue spécialisée en criminologie. Elle veut l’aider à se remémorer cette nuit-là, à combler ses trous de mémoire… La soeur de Paul a-t-elle vraiment commis ce massacre ? Qui est cette homme en noir qui terrorise Paul dans ses cauchemars ?

Après Ces jours qui disparaissent Timothé le Boucher revient avec un polar psychologique, une histoire de manipulation malsaine. Le scénario tient le lecteur en haleine, c’est brillant et bien mené.

Open Bar

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Fabcaro, l’auteur de Zaï, zaï, zaï, zaï, son plus gros succès, revient avec une BD à l’humour absurde (le mot est faible) dont il a le secret. Open bar c’est une histoire par planche, avec des situations du quotidien qui nous sont familières…mais, à chaque fois, un petit détail fait tout basculer dans une autre dimension. La dimension de l’absurde, du 36ème degrés, du grinçant, des Monty Pythons…  Tout le monde n’aimera pas, moi j’adore !

 

Peau de mille bêtes

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Belle est la plus femme du coin. Elle est courtisée par de nombreux hommes, et elle cède finalement au roi Lucane. De leur union naitra une petite fille, Ronces… A la mort de sa mère, le roi chasse sa fille car elle lui rappelle sa défunte épouse… et au passage il lui jette un sort. Elle voudra dévorer tous ses futurs prétendants qui l’approcheront de trop près ! Un jeune adolescent croise Ronces cachée au fond des bois, où elle vit entourée d’animaux… c’est le coup de foudre mais comment vivre une histoire d’amour où l’être aimé veut vous dévorer…

 

Stéphane Fert illustre superbement cette adaptation en BD d’un conte de Grimm. Un vrai bonheur de lecture !

Tropique de la violence

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Tropique de la violence est un roman de Nathacha Appanah qui a été adapté sous le même titre en bande dessinée par Gaël Henry.

Marie est une jeune infirmière à Mayotte. Ses désirs de maternité se font de plus en plus forts, alors quand une jeune femme fuyant les Comores dépose son bébé dans ses bras à l’hopital Marie l’adopte tout de suite. Même si il a les yeux vairons, signe du djinn et raison de l’abandon de sa mère.

Marie élève Moïse, dans une vie de blanc, une vie de privilégié, protégé de la violence. Mais quand Moïse a 15 ans, Marie meurt brutalement. Il se retrouve alors seul, à la rue, confronté à la misère et aux gangs…