Archives d’Auteur: BishopSuzy

On les aura !

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On les aura ! Carnet de guerre d’un poilu (août, septembre 1914) par Barroux

Barroux, auteur-illustrateur, trouve en marchant dans Paris un carnet au milieu d’autres choses sorties d’une cave d’un immeuble. Celui-ci a appartenu à un poilu, qui tient son journal pendant deux mois. Il raconte le tout début de la guerre, lorsque l’on pensait qu’elle ne durerait pas. Malgré l’espoir de cette promesse d’une courte durée on retrouve rapidement la tristesse d’abandonner sa famille, son inquiétude face au manque de nouvelles de ses proches… Il raconte les gens qui les acclament sur les quais de gare, le courage des débuts, puis rapidement les pieds en sang, la fatigue, la quête de nourriture toujours un peu plus difficile et la peur. Le journal s’arrête deux mois après son commencement, et sans le nom de son auteur Barroux ne sait rien de cet homme.

Barroux illustre sobrement ce récit, avec un trait charbonneux. Le livre permet au lecteur de vivre les premiers mois de cette guerre aux côtés d’un homme normal qui raconte son quotidien en quelques mots : sobre, dépouillé. Et glaçant car nous savons dans quelle guerre se lancent tous ces hommes.

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Chamour

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Chamour est un très bel album d’Emilie Vast, dans lequel elle rend hommage à sa chatte. Dans un texte au passé, Emilie Vast raconte la vie de Chamour qu’elle a vu naître jusqu’à sa mort. Elle y décrit ses petits habitudes, les bonnes comme les mauvaises. Un texte court mais remplit d’émotion, dans lequel les propriétaires de chat se reconnaîtront.

Max Winson

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Après la lecture de La saga de Grimr  j’ai eu envie de lire d’autres ouvrages de Jérémie Moreau. Je me suis donc plongée dans Max Winson, roman graphique en deux tomes.

Max Winson est un prodige du tennis, jamais vaincu, il lamine tous ses adversaires inlassablement et avec un calme olympien. Il est devenu l’idole des foules, où petits et grands s’arrachent le merchandising à son effigie. Mais tout cela ne semble lui faire aucun effet, avec son air perpétuellement dans la lune. Derrière sa brillante carrière sportive, son père… l’homme lui fait vivre un enfer, critiquant les rares balles ratées et le soumettant à un entrainement impitoyable. Mais celui-ci a des soucis de santé et un nouvel entraineur arrive, remettant en perspective la vision de la vie et du jeu de Winson…

Un roman graphique où l’auteur caricature à l’excès le monde du sport, la célébrité, la soif d’argent et de pouvoir avec un personnage lunaire, conditionné pour gagner, qui ne se rend pas compte de tout ce qui en découle.

Les chats du Louvre

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Taiyô Matsumoto, auteur de manga devenus des classiques comme Amer Béton, se lance dans la collection de Futuropolis en collaboration avec le musée du Louvre avec Les chats du Louvre (premier tome).

Cécile est guide au Louvre. Au milieu de la foule, lors d’une visite, elle pense apercevoir un chaton blanc. Elle doit avoir rêvé… Mais un groupe de chats vit bel et bien sous les toits du Musée ! Marcel, gardien du musée, va les nourrir les soirs. Ils doivent vivre cachés, sous peine d’être expulsés. Ils sont là depuis des générations, sortent parfois la nuit sous le regard amusé d’une araignée philosophe. Mais Flocon, le chaton blanc, brave régulièrement les interdits et se balade au milieu des oeuvres au risque de mettre sa vie en péril…

J’ai hâte de lire la suite pour voir ce que l’auteur nous réserve. Une histoire intrigante, et singulière.

TMLP

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Gilles Rochier raconte ses souvenirs de jeunesse dans cette bande dessinée parue chez 6 pieds sous terre. L’histoire d’une bande de potes dans les années 70 dans un quartier tout neuf, entre terrains vagues et forêt. Les premières conneries, les premiers défis, l’amitié et l’esprit de bande rythment les journées de ces copains. Mais aussi les mots qu’on ne dit pas : TMLP = Ta mère la pute. L’expression ne tombe pas du ciel, certaines femmes devant se prostituer pour boucler des fins de mois difficiles. Pas questions de s’approcher de l’abri-bus ces jours-là, on ne sait pas qui on risque de croiser…

Gilles Rochier livre ses souvenirs, avec une pointe de nostalgie jusqu’à une fin dure, le genre d’histoire qui marque à jamais une vie. Un livre sincère, qui offre une autre vision de la banlieue.

Les milles visages de notre histoire

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De Jennifer Niven j’avais beaucoup aimé Tous nos jours parfaits

Alors quand j’ai vu qu’elle publiait un nouveau roman j’ai sauté dessus.

Libby Groby voit sa vie basculer : elle vient de s’inscrire au lycée. Rien que du très banal me direz-vous, sauf que Libby n’est plus scolarisée depuis plusieurs années à cause de son poids. A la suite du décès de sa mère, elle se réfugie dans la nourriture et passe d’une nature rondelette à la plus grosse ado des Etats-Unis… Quelques années après cet épisode douloureux, elle est toujours en surpoids mais rien d’aussi spectaculaire qu’à l’époque, elle peut vivre normalement et ne s’en prive pas. C’est une ado haute en couleurs, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, s’assume complètement…

Jack Masselin est un des beaux-gosses du lycée, le mec cool, avec sa bande de potes et sa copine super canon… mais il est atteint de prosopagnosie, une maladie qui lui empêche de reconnaître les visages, même ceux de ses proches. Il a bien sûr caché ce secret, de peur de se faire manger tout cru dans la jungle qu’est le lycée.

Evidemment la route de ses deux personnages va se croiser, et leur relation va bien mal débuter puisque Libby sera la cible d’une plaisanterie plus que douteuse de la part de Jack…

Si il est très plaisant à lire, il m’a un peu déçu car je l’ai trouvé en dessous de Tous nos jours parfaits… J’ai moyennement accroché sur le personnage de Jack, mais j’ai beaucoup aimé celui de Libby : son dynamisme, sa joie de vivre sont assez contagieux. Le thème également est intéressant, sur l’acceptation de soi, et la perception qu’ont les autres de nous… Il faut du temps pour que les gens voient en Libby autre chose que de l’obésité.

 

 

Les légendaires

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Rendez-vous jusqu’au 5 Mai à la Bfm de Limoges pour plonger dans l’univers des Légendaires de Patrick Sobral. Une centaine de planches originales, des reproductions vous attendent. C’est également l’occasion de découvrir ses premiers travaux qui n’avaient jamais été exposés : ses assiettes réalisées lors de ses études de peintre sur porcelaine (son premier métier !) ou une fan-fiction basées sur les chevaliers du zodiaque. C’est l’occasion de retracer l’évolution de son style graphique qui l’a conduit jusqu’au succès des légendaires (6 millions d’albums vendus…)

Reportage France 3 sur l’exposition