Archives d’Auteur: moustik

The Bookshop – DVD

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Magnifique film qui parle de l’amour de la lecture, du statut social dans une petite bourgade des années 50, de la rudesse de la vie et des rêves qu’on peut accomplir.

Les acteurs (Bill Nighy et Emily Mortimer sont excellentisses;

A la bfm

 

 

Partis sans laisser d’adresse – Susie Nielsen – Editions Hélium

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Félix Knutsson, 12 ans, vit avec sa mère, Astrid, et sa gerbille.

Descente sociale pour cette mère solide mais parfois qui vrille. Vision généreuse et optimiste de Félix. Tous deux vivent maintenant dans un combi en attend qu’un petit boulot arrive. Félix cache cette situation à ses amis, d’autant plus qu’il vient d’intégrer le collège de ses rêves. L’hiver est là et les maladies qui vont avec (pas facile de vivre dans une camionnette quand on a la gastro, ou la grippe).

Félix croit avoir trouver une solution : il va participer au jeu télévisé : « qui, que, quoi, quand ? » car celui qui remportera la victoire gagnera 25 000 dollars. Ce serait la solution à tous leurs problèmes.

Mais avant tout ça, il va devoir secouer sa mère -bien qu’il l’adore- pour qu’elle fasse face à la réalité avant qu’il ne perde pied lui-même.

Génial !

A la bfm

Les petites victoires – Yvon ROY – BD Rue de Sèvres

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Marc et Chloé sont heureux ensemble. Ils décident d’avoir un enfant.

Le temps passe et des indices montrent que leur enfant est différent. Le diagnostic tombe : Olivier est autiste.

Même si le couple se sépare, Chloé et Marc forment un duo solide pour Olivier.

En étudiant le comportement du garçon, le père va tenter des expériences pédagogiques (jouer au « cogne-caboche », ne jamais installer une routine…) car il comprend qu’il ne sert à rien d’avoir peur de mal faire car, au pire, on finit par ne plus rien faire du tout.

« …Je perçois l’ampleur de la solitude intérieure que l’autisme lui impose. Ses murs à lui sont hauts, très hauts. Me vient l’envie de les abattre. Je me ravise. Je comprends maintenant … Tu ne seras plus jamais seul mon fils »

De petits combats en grandes victoires (comme pouvoir le prendre dans ses bras), Olivier s’ouvre au monde.

Sans pathos, ce roman graphique auto-biographique nous livre un beau témoignage de parents qui vont tout faire pour que leur enfant s’épanouisse.

A laisser entre les mains de tous : parents, soignants, élèves, enseignants…. car c’est une ode à l’optimisme.

Et sa deuxième B-D : « Graines de bandits » a l’air pas mal aussi !!

 

Prunelle de mes yeux. Marion Muller-Colard – Editions Gallimard

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Prunelle étouffe à cause de sa mère. Elle ne peut pas sortir seule du collège, elle ne peut rien faire sans que sa mère soit au courant (en plus elle est psy!).

Heureusement son père est là (mais il ne peut pas faire grand chose pour changer l’état d’esprit de sa femme) et il y a sa tante, reporter photographe qui ne tient pas en place : une bouffée de liberté sur pattes.

Un jour Prunelle explose !

 » J’ai peur de dire des horreurs que je pourrais regretter. J’ai presque peur de la tuer. Alors je me tais. »

Et  elle apprend…

Je ne veux pas spoiler la lecture. Mais jolie narration sur l’identité et la famille.

Livre réédité en poche pour une lecture facile sur la plage!

A la Bfm

 

 

 

Milly Vodovic – Nastasia Rugani – Editions MeMo

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Cette lecture a été un coup de poing dans le ventre.

La famille de Milly est arrivée dans le fin fond des Etats-Unis pour fuir la guerre en Bosnie-Herzégovine. Milly a perdu son père dans le conflit; maintenant il reste  Petra la maman, Deda le grand-père, Almaz son frère. Tous subissent le racisme et la haine qu’on jette aux gens « pas comme nous ».

« Aux yeux des habitants de Birdtown, la vérité a aussi peu d’intérêt qu’un paquet de cigarettes vides. Être la fille d’une immigrée bosniaque, et la sœur d’un musulman, suffit à représenter un danger pour la communauté; de la graine de terroriste ».

On lit dans ce texte la rébellion de Milly, qui du haut de ses 12 ans n’a pas peur de renvoyer balader les Cooper, propriétaires d’une grosse partie de la ville. Elle n’accepte pas de baisser la tête devant Swan réputé pour cogner avant de penser.

Mais la tragédie est là qui attend devant la bibliothèque de Birdtown où meurt son frère lmaz, assassiné.

L’esprit de Milly va se dissocier. Elle survit en essayant de comprendre pourquoi son frère s’est fait tué et en même temps elle le cherche dans un univers fantasmagorique où les Mange-coeurs sont au service de Popeline.

Le destin est-il inéluctable? certains sont-ils condamnés à subir la vie?

La poésie de l’écriture nous fait digérer l’injustice de certaines scènes et la cruauté des hommes, quant à la fin: elle nous cloue le bec!

L’illustration de couverture créée par Jeanne Macaigne symbolise très bien toutes les émotions par lesquelles on passe en lisant ce très grand roman (conseillé à partir de 15 ans)

Prix Sorcières 2019 !!