Archives d’Auteur: walden87

« L’esprit des choses »

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Profitez des vacances de février pour visiter l’exposition en cours du Musée d’arts naïf, brut et singuliers Cécile Sabourdy à Vicq sur Breuilh (Haute-Vienne) :

« Aux côtés des oeuvres d’art sacré chrétien, l’exposition « Spirit » réunit des pièces rares, exceptionnelles et insolites, investies elles aussi d’une dimension rituelle – voire mystique ou magique : une collection ethnographique inédite d’Amérique centrale, les statuettes guérisseuses du Panama, un fonds gallo-romain conservé au Musée de Senlis, les ex-voto du temple d’Halatte, des oeuvres marquantes issues des églises de notre territoire (…) et le travail des artistes contemporains Aurélien Lortet et IR Denise. » (cf. flyer de présentation de l’exposition)

Les amateurs de miniatures et / ou maisons de poupées seront sensibles aux nombreuses boîtes contenant des maquettes de cellules de nonnes destinées à leurs familles où elles se montraient dans leurs activités quotidiennes au sein du monastère et aux boîtes de dévotion mettant en scène des épisodes de la vie des saints dans des décors exquisement « kitsch ». Ces petits théâtres intimes donnent envie de créer les nôtres, tout profanes soient-ils.

De même, toujours dans le cadre des ateliers du musée, vous pourrez vous adonner à la technique du « quilling », cet art très ancien qui consiste à fabriquer des petits décors en fines bandelettes de papier roulé.

 

Quant aux statuettes du Panama, très émouvantes, découvrez leur étonnante confection : c’est le nez qui est sculpté en premier, avant le torse et les jambes…

Enfin, dans la salle du second étage, sous la belle charpente, les deux têtes imaginées par Aurélien Lortet font penser à des petits cabinets de curiosité. Qui, enfant, n’a pas eu envie de mettre en valeur l’oursin rapporté du bord de mer ou le fossile arraché au tuf calcaire ?

Une exposition qui ne peut que nourrir votre imagination et votre créativité !

 

 

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Livres animés

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Si vous êtes fan de pop up mais aussi de films d’animation, ce livre est pour vous :

Gaëlle PELACHAUD : Livres animés. Entre papier et écran

(Pyramyd, 2016)

« Depuis des siècles, les lecteurs de tout âge sont fascinés par les livres hors norme, qui brisent les deux dimensions de la page et font entrer le tactile et l’interactivité dans l’univers du livre.

L’auteure nous présente ici l’histoire incroyable du livre animé, de l’astronomie au livre magique, du livre de navigation à celui pour enfants. Elle détaille ensuite les procédés techniques permettant de créer ces animations, et les explique pas à pas. Enfin, elle dresse un panorama riche et détaillé de ce qui se fait de mieux dans la création papier contemporaine, du livre d’artiste à la production jeunesse.

La seconde partie du livre est consacrée à l’animation sur écran, aux liens entre livres animés et cinéma, aux applications numériques et à ce que les créateurs papier peuvent apprendre aux artistes des nouvelles technologies. Là encore, l’histoire, les procédés techniques et les créations contemporaines servent le propos pédagogique et culturel.

L’ouvrage est par ailleurs parsemé de témoignages, de rencontres et d’études de cas. Libraire spécialisé, ingénieur papier, médiathécaire du numérique, créateur de livre, etc. nous offrent leur point de vue, leur expérience et leur expertise. » (cf. Présentation éditeur)

Gaëlle PELACHAUD ne se contente effectivement pas de nous faire un historique et un descriptif passionnant des livres animés, mais donne des idées pour se lancer dans la fabrication de pop up, diorama, leporello, etc.

Elle explique également comment fonctionne une image en mouvement et tout le parti qu’on peut tirer d’un support numérique grâce aux interactions possibles.

Deux cent trente pages illustrées de façon remarquable, faisant référence à de nombreux documents que vous pouvez trouver dans votre médiathèque préférée !

N’hésitez pas à regarder son site qui est lui aussi une mine.

« La vallée des immortels »

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Toujours dans la vague « ne laissons pas disparaître nos personnages de BD préférés, malgré la mort de leurs créateurs », voici le « Blake et Mortimer » 2018 (Dargaud). Vingt-cinquième album de la série initiée par Edgar P. JACOBS en… 1946.

Sa couverture ne peut pas passer inaperçue, elle nous rappelle étrangement une autre image… Ah ! mais bien sûr ! C’est Tintin (et Milou) dans le « Lotus bleu » ! D’ailleurs, regardez bien, il y a un autre clin d’oeil dans ce volume.

« Pendant que, dans la Chine voisine, les communistes de Mao affrontent les nationalistes de Chiang Kai-shek, le Seigneur de la guerre Xi-Li cherche à mettre la main sur un manuscrit qui lui permettra d’asseoir son pouvoir sur l’Empire du Milieu. Face aux menaces qui planent sur la région, le capitaine Francis Blake est chargé d’organiser la défense de la colonie britannique de Hong Kong. De son côté, à Londres, le professeur Philip Mortimer est amené à s’intéresser de près à une curiosité archéologique chinoise suscitant appétits et convoitises. Au même moment, le fameux colonel Olrik, ancien conseiller militaire déchu de Basam-Damdu, profite du chaos ambiant pour monnayer ses services auprès du général Xi-Li afin d’assouvir sa soif de vengeance…

Premier volet d’un diptyque, La Vallée des Immortels commence exactement là où Le Secret de l’Espadon s’achève. » (Présentation éditeur)

Sur un scénario d’Yves SENTE et les dessins de Teun BERSERIK & Peter VAN DONGEN, Blake et Mortimer reprennent du service pour, une fois encore, sauver le monde libre avec « La vallée des immortels. Menace sur Hong-Kong« .

C’est évidemment compter sans la duplicité du traitre Olrik qu’on croyait pourtant disparu dans la fulgurante destruction du palais impérial de Basam Damdu.

Alors installez-vous pour de nouvelles aventures, avec toujours d’apocalyptiques combats aériens, de nouveaux « savants »,  de nouveaux traitres, de nouvelles usurpations d’identité pour Olrik, et nos deux immuables héros, toujours si « british » et sans rides supplémentaires malgré leurs soixante-douze ans de service.

 

 

 

« L’histoire de Ned Kelly »

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Une histoire d’injustices…

Des injustices qui mènent, hélas, à la violence.

Et une injustice qui a pu être réparée.

Celle qui a pu être réparée, c’est grâce à ce bel album (roman graphique ?).

Un jour, Sophie Giraud, directrice des éditions Helium, a découvert de très belles linogravures de Jean-Jacques de GRAVE réalisées en Australie à propos de la vie d’un personnage pratiquement inconnu en France, mais très connu là-bas, sorte de Robin des bois australien, Ned Kelly.

Elle a proposé à la fille de Jean-Jacques de GRAVE, Marie-Eve, scénariste et réalisatrice de film documentaires, de sortir ces gravures de l’oubli (Jean-Jacques de Grave est décédé en 2002) et d’écrire l’histoire de Ned Kelly sur les images de son père.

Livre paru chez Helium, donc, en 2017 :

« L’histoire de Ned Kelly« , écrit par Marie-Eve de GRAVE, linogravures de Jean-Jacques de Grave

Quant aux injustices qui ont présidé à cette histoire, elles se passent dans le bush australien où échouaient des bagnards de la Couronne britannique entre 1788 et 1868. C’est le cas du colon irlandais John Edward Kelly déporté et emprisonné en Tasmanie en 1841 pour le vol de deux cochons. Libéré en 1848, il se marie et de ce mariage naîtront huit enfants, dont Ned.

Ned fera très tôt l’expérience de l’injustice, quand son père meurt en prison pour avoir volé une vache,

quand lui-même est inculpé une première fois à treize ans, et devenu « bushranger », il prend trois ans de travaux forcés à seize ans pour un cheval qu’il n’a pas volé,

quand sa soeur est harcelée par un policier ivre dont seule la parole comptera et que leur mère sera injustement emprisonnée, etc.

Alors, avec l’un de ses frères, il se rebelle et tente d’expliquer autour d’eux les faux-témoignages et toutes les injustices dont sont victimes sa famille comme celles de nombre d’autres Irlandais, il parle de liberté et de démocratie, gagnant ainsi des partisans à leur cause : la résistance contre l’ordre colonial britannique.

Pendu à vingt-cinq ans, en dépit d’une pétition recueillant 32 000 signatures, il deviendra un héros populaire australien.

« Une vie fulgurante en forme de cavale effrénée dans le bush,
qui a inspiré une chanson à Johnny Cash et deux films, avec,
 dans le rôle-titre, Mick Jagger en 1970 puis Heath Ledger en 2003. » (cf. présentation Actes sud)

 

 

« Le Oki d’Odzala »

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« Dans les forêts du Congo, Oki le grand gorille blanc contrôle les vies…

Clémence, spécialiste des gorilles au Congo-Brazzaville, effectue sa dernière mission faute de financements. Les primates y sont menacés par le virus Ebola et le braconnage. Mais Clémence a un espoir. Il y a quelques années, elle a photographié un gorille blanc qui, à en croire les données génétiques, ne devrait pas exister. Si elle parvient à le retrouver, cela permettrait de débloquer de nouveaux fonds. 
Dans un village au cœur de la forêt, Mickey, un adolescent malingre, cherche à venger sa famille d’un chef de gang de braconniers. Quitte à faire appel aux sorciers vaudou et à invoquer l’esprit du Oki, le Grand Gorille Blanc. » (cf. Présentation éditeur)
En 2014, A. DAN est parti vivre avec des primatologues qui étudient les gorilles dans la jungle équatoriale du parc d’Odzala-Kokoua au Congo-Brazaville. Revenu avec un intéressant carnet de voyage dont nous avons un aperçu à la fin de cette BD, il l’a d’abord fait éditer sous le titre « Des gorilles et des hommes » à La boîte à bulles en 2015.
Mais l’envie de développer une histoire plus personnelle l’a poussé à réaliser cette bande dessinée « avec les ingrédients non seulement scientifiques, mais aussi ceux que j’avais découvert là-bas, le braconnage et les contes africains. J’avais été frappé par la violence et la complexité du trafic de l’ivoire et de la viande de brousse, envers les animaux mais aussi avec les hommes, tout cela dans le contexte du virus Ebola qui y fait rage régulièrement. »
Un récit dur, réaliste, qui donne un aperçu du pillage des ressources de l’Afrique, par des groupes armés, réseaux criminels bien organisés qui profitent de la corruption des autorités. Ces trafics alimentent les marchés étrangers, tout particulièrement la Chine.
On estime qu’environ 20.000 éléphants meurent chaque année à cause de leurs défenses en ivoire et ceci bien que ce commerce ait été interdit au niveau international.
Les populations de gorilles sont elles aussi décimées, et bien d’autres espèces comme les tigres ou les rhinocéros, sans parler des vols d’animaux vivants destinés aux animaleries du monde entier.
Des brigades anti-braconnage sont à l’oeuvre, mais se mettent quotidiennement en danger ainsi que leurs familles.
A. Dan donne également un aperçu des croyances locales et du rôle de sorciers corrompus qui, grâce à leurs sortilèges, aident les braconniers à semer la terreur dans les villages.
Enfin, il met en valeur le travail de fourmi des équipes scientifiques malgré le manque criant de financements.
Tout cela soutenu par un dessin précis, aquarellé avec soin.
Un one-shot à découvrir.

 

« Bacha posh »

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Peut-être avez-vous déjà entendu parler des « bacha posh »  en Afghanistan ou au Pakistan?

Dans le cas du roman de Nadia HASHIMI, l’histoire se passe en Afghanistan à l’heure actuelle, Obayda est une fillette, la dernière de sa famille. Leur père est policier, leur mère reste à la maison comme la plupart des femmes afghanes.

Un drame vient bouleverser l’ordre des choses : leur père est victime d’un attentat à la voiture piégée alors qu’il n’est pas en service. Il y perd une jambe et son travail…

La famille doit alors quitter sa vie « normale » à Kaboul pour vivre à la campagne dans la famille du père, dans un village sous la coupe d’un de ces « seigneurs de la guerre » violents et corrompus, installés par plusieurs décennies de guerre, d’interventions étrangères et d’anarchie politique.

« A Kaboul, toutes les familles envoyaient leurs filles à l’école. Dans le village, en revanche, il y a deux sortes de familles. Celles qui scolarisent leurs filles, et celles qui ne le font pas. Certains parents pensent que leurs filles sont destinées à devenir des épouses et des mères, qu’elles n’ont pas à se soucier des livres. Je suis triste pour ces filles parce qu’elles passent à côté d’un tas de choses. Tout ce qu’elles peuvent compter, c’est combien de tasses de riz il faut mettre dans la casserole, et elles sont incapables de distinguer la lettre kof de la lettre gof. Il y a aussi des parents comme les nôtres, qui pensent que leurs filles doivent être capables d’écrire leur nom, de lire, de compter. Ils souhaitent aussi les voir se marier, mais comme ma mère aime le répéter, une enfant intelligente deviendra une femme encore plus intelligente. »

Toutefois, n’ayant pas de frère, sous la pression d’une de ses tantes, Obayda va devenir Obayd, une « bacha posh », c’est à dire une fille « déguisée » en garçon.

 » (…) Un garçon, ça peut travailler et gagner de l’argent. Un garçon, ça porte bonheur. Un garçon, ça amène d’autres garçons dans la famille. Les filles ne peuvent rien faire de tout cela. Tu n’es plus à Kaboul, ma chère. Ce village est dirigé par Abdul Khaliq, l’horrible seigneur de la guerre, et si on ne se prosterne pas à ses pieds, il est difficile de s’en sortir. Il est temps d’agir pour ta famille. Tu ne veux pas que tes filles aient faim, hein ?

– Bien sûr que non, murmure ma mère d’une voix chevrotante. »

Au début, c’est difficile pour Obayda qui a déjà une dizaine d’années et s’assume bien comme fille, mais elle va vite apprécier la liberté que lui offre ce statut de garçon. Statut tout provisoire car à la puberté, les « bacha posh » redeviennent des filles… c’est cela que nous raconte Obayd(a) dans « Ma vie de bacha posh » (paru aux éditions Castelmore en 2017).

Même si l’on peut être déçu par ce roman écrit par une Afghane d’origine et qui aurait pu aller plus loin dans la psychologie des personnages, il a le mérite d’aborder – même trop rapidement – quelques-uns des problèmes de l’Afghanistan, comme la condition des femmes, l’inégalité entre filles et garçons, les mariages d’enfants et la violence générale.

On peut cependant lui préférer « Bacha posh » de Charlotte ERLIH (paru chez Actes sud en 2013), également à la médiathèque.

 

Blanche

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« Blanche« , c’est du lourd ! 874 pages.

Mais bon, une fois embarqué, on n’a plus trop envie de lâcher les basques de l’héroïne qui nous balade dans des histoires plus invraisemblables les unes que les autres, sur fond de guerre de 1870 et de répression de la Commune de Paris.  Oups ! Déjà 14-18, ça paraît si loin !

On circule en fiacre, on s’évade en ballon et on communique par pigeon-voyageur.

On croise de vrais personnages historiques : le photographe Nadar, l’illusionniste Houdin, la tragédienne Sarah Bernhardt, un chirurgien tueur en série, le président Thiers et bien d’autres.

On assiste à la création de Carmen et on rencontre Georges Bizet. On pénètre dans la clinique du Dr Blanche à Passy, etc.

Pourtant ce n’est ni un roman historique, ni tout à fait une uchronie, du « steampunk » diront certains.

En tout cas, on est séduit par le personnage de Blanche, jeune bourgeoise intelligente du 19ème siècle qui a des convictions, des envies, de l’obstination et, surtout, n’a pas froid aux yeux.

« « Je m’appelle Blanche. J’ai 17 ans. Paris est assiégée par les Prussiens. Impossible de rejoindre ma famille. Mon oncle, commissaire de police, est sur la piste d’un tueur de tatoués. Je m’appelle Blanche. J’ai 17 ans. Les bombes tombent sur Paris. Et je traque le tueur, moi aussi. »

Auteur renommé, Hervé Jubert a beaucoup œuvré dans les littératures de l’imaginaire. Les enquêtes de Blanche sont réunies ici en intégrale avec une aventure inédite (Le mystère de la femme sans bras). L’auteur de la trilogie Morgenstern, de Vagabonde, de M.O.N.S.T.R.E. et de Beauregard est à son meilleur avec une héroïne aussi attachante qu’intrépide… » (Présentation éditeur :  ActuSF – Naos, 2018)

En fait, les trois premières enquêtes de Blanche ont d’abord paru séparément, ce qui explique le léger « décalage » qui perturbe un peu la lecture de ce gros volume. Mais l’intrigue est chaque fois si prenante, mêlant le suspense du roman policier à un soupçon de fantastique…

Personnages féminins et masculins ont de l’étoffe, sans caricature. Et chacun mène son enquête avec sa sensibilité, son intuition ou ses techniques.

« La fièvre de l’enquête…

Blanche était atteinte au dernier degré.

Attention, l’avait prévenue Gaston. Si tu te lances sur cette voie, tu ne t’en écarteras jamais.

La jeune fille avait alors quinze ans.

Tu serais une enquêtrice hors pair. Malheureusement ce métier n’accepte pas les femmes.

Alors, jouons à faire semblant ? avait proposé Blanche.

Mais ce n’est pas un jeu ! s’était insurgé Gaston en fronçant les sourcils. Tu crois que je passe mes journées à jouer ?

Blanche avait vigoureusement hoché la tête et Gaston avait eu toutes les peines du monde à lui prouver le contraire.

Bien sûr, Blanche ne serait jamais fonctionnaire de police. Elle fonderait une famille et élèverait ses enfants. N’empêche, assimiler les principes de la chimie, faire parler une pièce à conviction, interroger les traces infimes sur une scène de crime pouvaient se révéler des activités autrement excitantes que le point de croix ou l’aquarelle. En théorie en tout cas. Car cette passion n’avait jamais pris que la forme de conversations à bâtons rompus avec l’oncle Gaston.

Pour ses quinze ans, il lui avait offert un exemplaire du Dictionnaire de police, la bible de l’investigateur, et une médaille d’inspecteur. La jeune fille s’était vite enfermée dans sa chambre pour se plonger dans l’ouvrage. Depuis, elle mettait un point d’honneur à lire un article chaque soir avant de s’endormir. » (pp.20-21)

Au cours de ces huit cents pages, vous constaterez comme moi qu’elle a subtilement mis tout cela à profit !

Pourtant il faudra attendre un siècle de plus (!) pour que les premières femmes accèdent au poste de commissaires de police.

Bonne lecture.

Et pour ceux qui aiment les petits plus : jusqu’au 3 février 2019, vous pouvez visiter à la Bnf (à Paris) l’exposition « Les Nadar, une légende photographique », et y découvrir par exemple « Sarah Bernhardt dans Pierrot assassin » ou « Autoportrait avec Ernestine en nacelle ».  Sans aller jusqu’à Paris, l’exposition virtuelle : http://expositions.bnf.fr/les-nadar/