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« Les ateliers de l’illustration et de la création »

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Delphine PERRET – Eric GARAULT : Les ateliers de l’illustration et de la création (Les Fourmis rouges, 2019)

« Delphine Perret a toujours été fascinée par les ateliers d’artistes et le lien puissant qui unit chaque artiste à son lieu de création.

C’est en rencontrant Éric Garault, photographe travaillant depuis longtemps avec le Centre de Promotion du livre Jeunesse et donc proche des illustrateurs.trices et auteurs.trices de l’édition jeunesse, que le projet de travailler ensemble autour des ateliers a pris forme.

Ils ont déjà rencontré quelques artistes. Leur collaboration s’organise toujours de la même manière. Ils visitent les ateliers et, tandis que Delphine discute avec l’artiste, lui pose des questions et fait quelques croquis, Éric photographie.

Dans un deuxième temps, Delphine retranscrit les échanges et complète ses croquis. Des dessins et des entretiens elle choisit des passages, en coupe d’autres, ne gardant que ce qui lui semble essentiel. Éric fait de même avec ses clichés.

Mais ce qui fait l’intérêt de ce travail est justement cette sélection de « l’essentiel ». Parce que tous deux, autrice-illustratrice et photographe, ont en commun cette faculté à saisir l’étrangeté, l’émotion et la beauté des petites choses du quotidien. En faisant saillir des détails parfois anodins ils mettent le doigt sur la fragilité du processus de création et sur la nécessité de se créer un lieu unique, un atelier comme « une chambre à soi » chère à Virginia Woolf.

Le fait que Delphine Perret et Éric Garault soient eux-mêmes artistes leur permet sans doute de mieux recueillir la parole de ces auteurs et illustrateurs, non pas comme objets d’étude, mais bien comme compagnons de création.

Et le lecteur, invité discret dans ces rondes à trois, pénètre avec jubilation les univers de ces créateurs. » (Présentation éditeur)

Qui n’a jamais rêvé être petite souris dans l’atelier d’un artiste ?

A-t-il l’angoisse de la page blanche ? Est-ce un créateur prolifique ? Quand travaille-t-il ? Chez lui ou dans un atelier partagé, etc., etc.

Delphine Perret et Eric Garault ont rencontré vingt-quatre auteurs et / ou illustrateurs qui ont bien voulu se prêter à ce jeu de questions-réponses.

Le résultat est un très beau livre relié de deux cent cinquante pages, dont le format à l’italienne de 22 x 25 cm met particulièrement en valeur les photos de leurs tables de travail. Petits croquis, objets fétiches et portraits nous les rendent encore plus proches.

Vous qui aimez les albums de Béatrice Alemagna, Gilles Bachelet, Betty Bone, Anne Brouillard, Loren Capelli, Benjamin Chaud, Kitty Crowther, Rebecca Dautremer, Gaëtan Doremus, Amélie Fontaine, Loïc Froissart, Michel Galvin, Bruno Heitz, Emmanuelle Houdart, Benoît Jacques, Martin Jarrie, Joëlle Jolivet, Magali Le Huche, Adrien Parlange, Aurore Petit, Vincent Pianina, François Place, Anouk Ricard ou François Roca, voici une exceptionnelle occasion d’en savoir plus.

Et même si vous avez déjà eu la chance d’en rencontrer certains à la BFM ou au salon du livre, d’avoir regardé leurs originaux lors d’une exposition voire participé à une activité menée par eux, c’est sans doute la première fois que vous pénétrerez dans leur atelier.  C’est magique !

 

Alors survint le Jabberwock…

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Si vous avez regardé « Le mystère des pingouins » de Hiroyasu ISHIDA  (d’après une oeuvre de Tomihiko MORIMI), vous avez vu des Jabberwock apparaître dans le ciel et fondre sur vous.

Vous avez également vu des canettes de soda jetées en l’air se transformer en pingouins et autres phénomènes totalement ahurissants.

Le « Mystère des pingouins » est un film d’animation japonais sorti dans les salles en 2019.

Aoyama est un jeune garçon posé et réfléchi ; bon élève de CM1, il compte le nombre de jours qui le séparent de l’âge adulte, quand il pourra devenir « quelqu’un de bien ». Sa passion, ce sont les sciences et lorsque des multitudes de pingouins apparaissent sans aucune raison valable dans sa ville, il va mener l’enquête avec son meilleur copain et sa rivale au jeu d’échecs.

Une autre passion va bientôt naître, platonique certes mais turbulente, pour l’une des jeunes assistantes du cabinet dentaire, qui se révèle rapidement liée à – sinon responsable de – ces événements surnaturels.

Un film totalement absurde au sens littéraire du terme, renforcé par l’irruption des Jabberwock dans la ville, le Jabberwocky faisant référence à un poème de Lewis CARROLL extrait du premier chapitre de « De l’autre côté du miroir« .

L’année dernière, les éditions Grasset-jeunesse ont édité intégralement ce texte, dans la classique traduction d’Henri PARISOT mais avec des illustrations décoiffantes de Nicole CLAVELOUX, quarante-cinq ans après ses illustrations d’ « Alice au pays des merveilles » (réédité cependant en 2013).

L’occasion de découvrir ou redécouvrir ces deux textes jubilatoires de Lewis CARROLL.

Et de re-découvrir également le style original de Nicole Claveloux, prolifique illustratrice jeunesse mais également créatrice de bandes dessinées mise à l’honneur cette année 2020 à Angoulême.

Et pour en revenir à l’atmosphère fantastique du « Mystère des pingouins », signalons également ce très bel album

de CORNELIUS (alias Davide CALI) et Tommaso CAROZZI :

Le jour des baleines

(paru aux Editions Chocolat lui aussi en 2019)

 

 

 

L’appartement

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« L’appartement. Un siècle d’histoire russe » : textes d’Alexandra LITVINA, illustrations d’Ania DESNITSKAIA (Librairie du Globe, 2018)

 

« Moscou. Russie. Un vieil immeuble dans une calme ruelle. Six volées d’escalier plus haut, à gauche, une porte, et nous voilà chez les Mouromtsev. Nous sommes entrés dans ce vieil appartement moscovite un soir de décembre 1902 et nous y sommes restés pendant cent ans. Nous y avons fait la connaissance de plusieurs générations de Mouromtsev, de leurs amis, de leurs voisins. Nous avons été témoins de rencontres et de séparations, de joies et de peines, de pertes et d’espoirs comme chez de nombreuses famille en Russie.

Dans la vie des habitants ordinaires d’un vieil appartement moscovite se reflète aussi l’histoire de la Russie au XXe siècle. Elle nous est racontée par ses habitants, mais aussi par leurs affaires : les meubles et les vêtements, la vaisselle et les livres, les jeux et autres objets de la vie quotidienne. Car les objets gardent la trace et la mémoire de l’époque où ils ont été façonnés et utilisés. Ils sont( les témoins d’une histoire dont on ne parle pas dans les manuels scolaires, mais qui est très importante pour chacun d’entre nous : celle de nos familles, de nos amis, de notre propre histoire. » (cf. 4ème de couverture)

Prix de la Pomme d’or du festival de Bratislava pour ses illustrations, mises en valeur par le format 35 x 25 cm de l’ouvrage, « L’appartement » commence par l’arbre généalogique des familles Mouromtsev et Stein, outil indispensable dans tous les romans russes !

Puis nous pénétrons dans ce nouvel appartement en même temps qu’Irina Mouromtseva (6 ans), le 12 octobre 1902. On dirait une maison de poupée, les cloisons ont été abaissées le temps pour nos yeux de prendre possession des lieux, comprendre qui est qui et retrouver dans les images quelques objets mis en exergue sur la double page.

La double page suivante, illustrée elle aussi, est datée du 25 décembre 1914.  C’est la guerre sur le front où papa Mouromtsev soigne les blessés. Ce Noël est donc un peu différent des autres, comme Nikolaï (petit frère d’Irina et grand frère de Maroussia) nous l’explique :

« Nous devons aider nos héros comme nous le pouvons : maman va à l’atelier faire de la charpie et Irina s’est inscrite au cours des soeurs de charité. Maroussia et moi avons rassemblé dans une tasse tout notre argent de poche pour la Croix-Rouge : deux pièces d’un rouble, une de cinquante kopecks et trois de quinze. J’ai aussi arrêté la grande poupée allemande de Maroussia pour espionnage? Je voulais la fusiller, mais Maroussia a éclaté en sanglots ! (…) C’est qu’il y a des espions allemands partout ! (…) C’est ce que j’ai expliqué à maman, mais elle a répondu que la poupée n’y était pour rien, et que monsieur Zeidler de la pâtisserie viennoise, au coin de la rue, n’est pas non plus un espion, mais un sujet russe de troisième génération, et qu’il aide beaucoup la Croix-Rouge. »

Sur la double page qui suit, nous trouvons le détail des objets évoqués, pièces de monnaie, jouets, jusqu’aux gâteaux de la pâtisserie viennoise et quelques commentaires qui annoncent la suite de notre histoire et le cours de l’Histoire russe.

En 1919, la révolution est passée par là, il n’y a plus de tsar, Lénine a pris le pouvoir, c’est la guerre civile entre les « rouges » et les « blancs » et l’appartement a été réquisitionné pour y installer un nouvel habitant : le camarade Olrik, installé désormais dans l’ancien bureau du papa. La famille Mouromtsev s’est repliée dans les pièces restantes.

Au fil des années, l’appartement devient collectif. En 1927, six familles y vivent « à l’étroit et mal à l’aise, le matin pour aller aux toilettes et dans la salle de bains il y a une longue file d’attente et à la cuisine des disputent éclatent souvent. »

1937, Staline est au pouvoir depuis la mort de Lénine treize ans auparavant. C’est l’époque du Goulag et des grandes purges. Le camarade Olrik et sa femme sont arrêtés.

1941, 1945, de nouveau la guerre.

5 mars 1953, Staline meurt et avec l’arrivée au pouvoir de Khrouchtchev, c’est le « dégel » : libérations et réhabilitation des victimes des répressions staliniennes : les Olrik seront reconnus innocents, mais trop tard pour Lev qui avait été fusillé.

14 avril 1961 : Gagarine fait le tour de la terre dans une fusée et Guenka, le petit-fils de Nikolaï, est allé le voir passer sur l’avenue Lénine à son retour à Moscou et le soir tout le monde regarde la télévision. Pendant ce temps-là, la guerre froide continue et la crise cubaine laisse craindre un conflit nucléaire.

1973, le « dégel » est terminé depuis quelques années et le rideau de fer sépare l’URSS du reste du monde. Impossible d’acheter de la musique occidentale alors, pour remplacer les vinyles, on écoute de la musique « sur les os »… Ah ! Ah ! si vous voulez savoir ce que c’est, je vous invite à lire cet album passionnant qui nous emmène jusqu’en 2002 !

Ce 9 juin, Maroussia fête ses 92 ans dans l’Appartement qui, entre temps, est devenu un café après que les locataires en ont été expulsés. C’est Ilioucha qui nous le raconte, sixième génération depuis l’entrée dans l’appartement de la famille Mouromtsev il y a un siècle.

Photographies, lettres, coupures de journaux et autres documents d’époque rassemblés par Alexandra Litvina complètent les illustrations précises d’Ania Desnitskaïa.

Un album ludique et passionnant.

 

 

« L’histoire de Ned Kelly »

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Une histoire d’injustices…

Des injustices qui mènent, hélas, à la violence.

Et une injustice qui a pu être réparée.

Celle qui a pu être réparée, c’est grâce à ce bel album (roman graphique ?).

Un jour, Sophie Giraud, directrice des éditions Helium, a découvert de très belles linogravures de Jean-Jacques de GRAVE réalisées en Australie à propos de la vie d’un personnage pratiquement inconnu en France, mais très connu là-bas, sorte de Robin des bois australien, Ned Kelly.

Elle a proposé à la fille de Jean-Jacques de GRAVE, Marie-Eve, scénariste et réalisatrice de film documentaires, de sortir ces gravures de l’oubli (Jean-Jacques de Grave est décédé en 2002) et d’écrire l’histoire de Ned Kelly sur les images de son père.

Livre paru chez Helium, donc, en 2017 :

« L’histoire de Ned Kelly« , écrit par Marie-Eve de GRAVE, linogravures de Jean-Jacques de Grave

Quant aux injustices qui ont présidé à cette histoire, elles se passent dans le bush australien où échouaient des bagnards de la Couronne britannique entre 1788 et 1868. C’est le cas du colon irlandais John Edward Kelly déporté et emprisonné en Tasmanie en 1841 pour le vol de deux cochons. Libéré en 1848, il se marie et de ce mariage naîtront huit enfants, dont Ned.

Ned fera très tôt l’expérience de l’injustice, quand son père meurt en prison pour avoir volé une vache,

quand lui-même est inculpé une première fois à treize ans, et devenu « bushranger », il prend trois ans de travaux forcés à seize ans pour un cheval qu’il n’a pas volé,

quand sa soeur est harcelée par un policier ivre dont seule la parole comptera et que leur mère sera injustement emprisonnée, etc.

Alors, avec l’un de ses frères, il se rebelle et tente d’expliquer autour d’eux les faux-témoignages et toutes les injustices dont sont victimes sa famille comme celles de nombre d’autres Irlandais, il parle de liberté et de démocratie, gagnant ainsi des partisans à leur cause : la résistance contre l’ordre colonial britannique.

Pendu à vingt-cinq ans, en dépit d’une pétition recueillant 32 000 signatures, il deviendra un héros populaire australien.

« Une vie fulgurante en forme de cavale effrénée dans le bush,
qui a inspiré une chanson à Johnny Cash et deux films, avec,
 dans le rôle-titre, Mick Jagger en 1970 puis Heath Ledger en 2003. » (cf. présentation Actes sud)

 

 

On les aura !

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On les aura ! Carnet de guerre d’un poilu (août, septembre 1914) par Barroux

Barroux, auteur-illustrateur, trouve en marchant dans Paris un carnet au milieu d’autres choses sorties d’une cave d’un immeuble. Celui-ci a appartenu à un poilu, qui tient son journal pendant deux mois. Il raconte le tout début de la guerre, lorsque l’on pensait qu’elle ne durerait pas. Malgré l’espoir de cette promesse d’une courte durée on retrouve rapidement la tristesse d’abandonner sa famille, son inquiétude face au manque de nouvelles de ses proches… Il raconte les gens qui les acclament sur les quais de gare, le courage des débuts, puis rapidement les pieds en sang, la fatigue, la quête de nourriture toujours un peu plus difficile et la peur. Le journal s’arrête deux mois après son commencement, et sans le nom de son auteur Barroux ne sait rien de cet homme.

Barroux illustre sobrement ce récit, avec un trait charbonneux. Le livre permet au lecteur de vivre les premiers mois de cette guerre aux côtés d’un homme normal qui raconte son quotidien en quelques mots : sobre, dépouillé. Et glaçant car nous savons dans quelle guerre se lancent tous ces hommes.

Coeur de bois

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Cœur de bois

de Henri Meunier et Régis Lejonc

Une église, quelques maisons écrasées par un ciel plombé. Il fait froid et l’on devine les habitants repliés dans la chaleur de leurs maisons.

Dans l’une d’elles, Aurore se prépare. Nous l’apercevons de dos et c’est le miroir qui nous envoie le reflet de cette femme .

Elle se regarde, sûre d’elle .

Qui est-elle? avec son béret noir, elle ressemble à Bonnie Parker. Elle est mystérieuse et séduisante, peut être dangereuse. Est-ce une belle espionne ? une actrice ? Une femme en fuite qui reprend sa respiration après une course sans fin ?

Elle a rendez-vous .

Elle gare sa petite voiture rouge à l’orée des grands bois noirs figés par le froid et disparaît entre les troncs . Elle marche, le ruban du paquet d’un carton de pâtissier passé à son bras. Elle a pensé à acheter une galette car oui, elle est attendue et c’est à l’évidence un moment heureux, elle a le sourire aux lèvres, elle avance sans peur.

Nous nous étions donc trompés, tout va bien, elle rejoint des amis, une personne aimée peut-être .

Mais une maison apparaît, sombre, délabrée.

Aurore entre, interpelle le locataire inconnu, fait un peu de ménage, prépare le goûter. Il y a comme une étrange familiarité entre désinvolture et mépris . Enfin, il apparaît : surprise, c’est le monstre, le grand prédateur mais il n’est plus que le roi déchu de la fable.

 »  Aujourd’hui vous êtes seul, et je ne le suis pas. Vous êtes malheureux, et je ne le suis pas. Vous êtes fragile, et je ne le suis plus. Vous m’avez dévorée hier. Je viens me promener avec vous aujourd’hui. C’est que j’aime profondément la foret, l’odeur du sous-bois, le soupir des arbres, le vol fou des geais. Vous ne m’avez pas pris cela. J’ai des lendemains radieux.

Je vous rends visite parce que je suis là. Debout. Malgré vous. Je veux croire qu’il est possible de devenir grand sans devenir méchant. Et je prends soin de vous pour le croire toujours.

Je veux être forte pour pouvoir aimer. »

Même vous. »

On sait tous ce qui est arrivé au petit chaperon rouge, et chaque lecteur abordera ce livre avec une analyse et une sensibilité particulière mais ce sont là, les paroles d’une survivante à son bourreau, les paroles d’une femme qui a subi et s’est relevée et qui enfin peut, parce qu’elle le décide, côtoyer celui qui un jour a voulu la soumettre.

C’est un album absolument superbe, il y a cette évidente connivence entre le texte et les illustrations. C’est beau, subtil, magnifique. Merci aux auteurs !

Chamour

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Chamour est un très bel album d’Emilie Vast, dans lequel elle rend hommage à sa chatte. Dans un texte au passé, Emilie Vast raconte la vie de Chamour qu’elle a vu naître jusqu’à sa mort. Elle y décrit ses petits habitudes, les bonnes comme les mauvaises. Un texte court mais remplit d’émotion, dans lequel les propriétaires de chat se reconnaîtront.