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Un petit doigt tordu…

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Les vacances, moment propice pour découvrir d’autres régions !

Et si vous partiez pour l’Ardèche

« A  la découverte de la grotte Chauvet Pont d’Arc »  ?

grâce aux explications de Sébastien GAYET et aux illustrations de Julien BILLAUDEAU

(Actes sud junior, 2016)

« En 1994, trois spéléologues découvrent près du Pont d’Arc, en Ardèche, une magnifique grotte ornée. Ils ne se doutent pas alors que les fresques qui se présentent à leurs yeux ont été peintes il y a 36 000 ans.

Bisons, aurochs, chevaux, mais aussi lions et ours y apparaissent dans toute leur splendeur, dessinés par de vrais artistes, les peintres aurignaciens, au savoir comparable à celui de Michel Ange.

Ce bestiaire ancestral témoigne de la culture et de la vie d’une civilisation très ancienne, maîtrisant le feu et aimant la musique. Une mine de renseignements pour les archéologues,

un plaisir pour les amateurs d’art. Et un voyage incroyable dans le temps, à la rencontre de nos ancêtres… » (Présentation 4ème de couverture)

Ce documentaire a obtenu en 2016 le Prix Amerigo-Vespucci (décerné par le Festival International de Géorgraphie de Saint-Dié des Vosges).

La grotte est désormais protégée, afin d’éviter les erreurs commises à la grotte de Lascaux dont les peintures ont été abîmées par vingt ans de visites qui ont bouleversé son équilibre naturel, toutefois deux campagnes scientifiques s’y déroulent chaque année menées par des spécialistes (archéologues, pariétalistes, géomorphologues, hydrologues, paléontologues et autres experts en préhistoire) qui « inspectent et scrutent la grotte dans ses moindres détails. Chaque trouvaille, une crotte, un bout d’os ou une touffe de poils, peut donner de précieux indices… L’objectif est de comprendre qui étaient ces femmes et ces hommes qui vivaient sur notre territoire il y a 36 000 ans ». (cf. p. 18 op. cité)

La grotte Chauvet a également été inscrite en 2014 au Patrimoine mondial de l’Unesco.

Mais vous pouvez toutefois découvrir ses richesses grâce à une copie à l’identique, construite à Vallon Pont d’Arc, et ouverte en 2015.

Vous y apprendrez, entre autres, que les hommes n’ont pas vécu dans cette grotte humide et dangereuse à la différence de l’ours des cavernes qui y venait hiberner ou mettre bas.

Les hommes attendaient le printemps, quand les ours quittaient la grotte, pour dessiner sur ses parois. Une vingtaine d’empreintes de pieds ont été découvertes dont celles d’un enfant ou d’un adolescent, ainsi que les empreintes d’un chien (ou d’un loup ?).

Et, parmi les artistes qui ont laissé leurs traces sur les parois de la grotte, les pariétalistes ont pu identifier une femme de petite taille (ou un adolescent) et un adulte d’environ 1,80 mètre au petit doigt tordu…

Le livre de Sébastien Gayet et Julien Billaudeau donne beaucoup d’autres renseignements sur le bestiaire peint ou gravé de cette grotte et la vie des Aurignaciens en général.

Pour prolonger la visite, vous pourrez jouer avec vos frères et soeurs au passionnant et très pédagogique « jeu des 7 familles de la grotte Chauvet Pont d’Arc« , créé par Antoine, Juliette et Nelly Combier et édité en 2017 grâce au collectif  « Traverse d’imaginaires » et à une souscription :

 

 

 

 

 

 

 

Tongs chaussettes

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C’est l’été, et les températures de ces derniers jours donnent envie de mettre à l’aise. On rêve de plage, de bronzette, de troquer son pantalon contre un short. Les lunettes de soleil sur le nez, c’est parti pour se détendre sur une belle plage de sable fin. Ah un détail : j’ai oublié les chaussures ! Cette année pour rester dans le fun, j’ai décidé de suivre la tendance du moment : les tongues avec les chaussettes !

Gougoune si l’on vit au Québec, sandale ou slache à Bruxelles, savate ou claquette dans la France d’outre-mer.

Aujourd’hui claquette/chaussette : c’est tendance

La tongue existe depuis l’an 5500 ans av J-C. En Egypte elle est constituée d’une semelle de papyrus et de lanières en cuir.

Et les chaussettes ?

Inutile de chercher très loin, je vais acheter des made in Limousin

Pour aller plus loin, voici qulques conseils en image !

Bonnes vacances à tous. Et vive la tong !

 

L’ herbier fantastique

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L’ herbier fantastique : recherches sur la botanique

étrange et néanmoins véritable

 

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Auteurs :

Lionel Hignard

Camille Renversade

Editions Plume de carotte 

Il est bien étrange le monde de Camille Renversade ! Ce monsieur est est un artiste illustrateur et sculpteur, né le 17 août 1983 à Saint-Priest (proche de Lyon).

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Spécialisé en cryptozoologie, il étudie des animaux dont l’existence ne peut pas être prouvée de manière irréfutable (genre dragons, toutes les créatures fantastiques).

Sur son blog il se décrit comme : « montreur d’animaux étranges, sculpteur hybridermiste, créateur de cabinets de curiosité ambulants, dessinateur, bonimenteur de foire ou encore professeur en chimèrologie… »

Ces formes animales sont appelées cryptides. Le cryptozoologue le plus connu est Bernard Heuvelmans, docteur en sciences d’origine belge, qui a consacré une grande partie de sa vie à chasser des formes animales encore inconnues. Les quatre tomes de Sur la piste des bêtes ignorées (publiés entre 1955 et 1970) constituent une œuvre de référence pour les cryptozoologues. En 1999, Bernard Heuvelmanns a déposé sa documentation et ses archives au Musée de zoologie de Lausanne3.

Camille Renversade, declare sur standardmagazine le 18 decembre 2014  » « J’aurais aimé faire partie de ces scientifiques, chercheurs, photographes, dessinateurs qui, jusqu’à la fin du XIX ème siècle, partirent à la découverte de nouvelles contrées éloignées, à la recherche d’animaux ou de plantes inconnues. J’aurais aimé, au retour, organiser des conférences, exposer des échantillons dans les cabinets de curiosités. »

Cet artiste imagine les créatures, les façonne, et va jusqu’à créer ses propres objets !

Mais à quoi ressemblent ces cabinets de curiosités ?

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Dissection d’un jeune spécimen du monstre du Loch Ness recréé selon

les techniques de taxidermie à partir d’une peau de vache exotique.

camille-renversade-expedition-decouverte-vouivreDécouverte d’un œuf de vouivre

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Le Dodo

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 Cabinet de curiosités du Pr. Cornélius

Dans le journal L’Aurore daté du 25 juillet 1914, nous apprenons la disparition d’Irénée Dubois,  » l’employé du Museum d’Histoire naturelle n’a pas reparu depuis trois semaines.  » C’est le début d’une aventure qui regroupe dans sa boite 27 fac similés , fruits de quarante ans de recherches d’un botaniste du XXème siècle. On découvre des coupures de journaux, des dessins, des photos, des expériences scientifiques…

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Dans cet univers fantastique on trouve des plantes carnivores, des haricots magiques, des plantes qui donnent du lait, des plantes vampires…

Bon voyage et bonne lecture !

Des applis gratuites pour préparer le bac et le brevet

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Ça y est c’est le moment de réviser pour le bac et le brevet. J’ai fait le tour du net, et je vous propose une sélection d’applis pour être au top le jour J.

En utilisant le wifi de la Bfm vous pourrez les télécharger et les installer sur smartphone ou sur tablette. Il existe de très bonnes applis gratuites, donc inutile de payer ! Elles sont généralement recensées par filières et proposent des quiz, des fiches de révision et des méthodologies. L’offre est moins importante pour les filières techniques (bac pro…).

Il existe les incontournables comme l’Etudiant ou Nomad Education, disponibles sur App Store et Google play.

MobiBac propose des QCM limités dans le temps. Inutile de bénéficier d’une connexion internet, puisque le contenu est téléchargé lors de l’installation.

L’appli est egalement disponible pour réviser le brevet.

Digischool, est une appli pour toutes les filières. Sur le site internet tu peux même poster tes exercices et une communauté t’aide à trouver la solution. C’est génial pour les exercices de math.

Tu trouves aussi des vidéos gratuites proposées par Digischool, concernant la philo.

 

 

 

 

 

Et puis n’oublie pas d’utiliser la bibliothèque numérique, disponible sur le site de la Bfm. En allant dans la rubrique autoformation, sélectionne l’onglet Toutapprendre.

Ah ! Au fait, j’ai oublié de te dire qu’il faut surtout bûcher tes cours !

Courage et bonnes révisions.

 

 

 

 

 

La réalité virtuelle augmentée

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Vous avez tous entendu parler de réalité virtuelle. Mais sait-on vraiment ce que c’est ?

Dans ce domaine les technologies évoluent si rapidement qu’on parle aujourd’hui de réalité virtuelle augmentée.

D’après la définition de wikipédia la réalité virtuelle c’est :

« L’expression « réalité virtuelle » (ou multimédia immersif ou réalité simulée par ordinateur) renvoie typiquement à une technologie informatique qui simule la présence physique d’un utilisateur dans un environnement artificiellement généré par des logiciels, environnement avec lequel l’utilisateur peut interagir. La réalité virtuelle reproduit donc artificiellement une expérience sensorielle, qui peut inclure la vue, le toucher, l’ouïe et l’odorat (visuelle, sonore ou haptique). La finalité de la réalité virtuelle est de permettre à une personne (ou à plusieurs) de vivre une expérience d’immersion ou pas… »

 

Pour faciliter cette immersion, il existe les caques virtuels. D’ailleurs, il suffit de feuilleter les magazines des supermarchés, pour s’apercevoir qu’ils deviennent des objets de notre quotidien. Ils sont très souvent associés aux jeux vidéo.

casque

Mais l’ immersion touche aussi notre quotidien.

Imaginez votre animal virtuel, en utilisant des applications disponibles sur smartphone ou tablette.

Ceci va certainement se démocratiser d’ici trois à quatre ans, lorsque les produits seront plus aboutis. C’est le géant Google qui est a le plus investit financièrement dans ce domaine.

Mais la réalité virtuelle c’est aussi :

– pouvoir visiter une maison sans y être. Il suffit juste d’un casque sans fil. Facile pour les agents immobiliers !

– faire du sport de façon virtuelle en utilisant un rameur pour brûler des calories !

 

-regarder un match de foot en 360°

 

-en 2017, regarder Blade Runner 2049 au cinéma en réalité virtuelle

L’immersion totale, c’est aussi le toucher. Et dans ce domaine la recherche est bluffante.

Mais  jusqu’où cette réalité virtuelle peut-elle aller ?

Risquons nous de ne plus faire la différence entre le monde réel et ce deuxième univers parallèle ?

A quoi va ressembler notre monde de demain ?

Qu’en pensez-vous?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fluctuat nec mergitur

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Fluctuat nec mergitur

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Fluctuat nec mergitur est une locution latine signifiant « Il (le bateau) est battu par les flots, mais ne sombre pas »

 

Cette devise s’inscrit sur un mur quai de Valmy, proche du Petit Cambodge et du Carillon.

 

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Le collectif Grim Team avait déjà investit la Place de la République, après l’attentat contre Charlie Hebdo.

 

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 Côté littérature, le roman d’Ernest Hemingway Paris est une fête est devenu un symbole de résistance.

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Cet engouement rappelle celui qu’a suscité le Traité de la tolérance de Voltaire, en janvier dernier après l’attentat contre Charlie Hebdo.

Pourquoi un tel phénomène pour un roman ?

« Fééries dans l’île »

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C’est sous ce titre qu’avait paru chez Stock en 1957 la traduction de « My family and other animals » de Gérald DURRELL. Le titre original témoignait mieux de l’humour de l’auteur…
Près de soixante ans plus tard, les Editions La Table ronde rééditent ce récit pour notre plus grande joie, ainsi que les deux volumes qui suivirent (« Oiseaux, bêtes et grandes personnes » et « Le jardin des dieux ») sous le titre tout aussi insignifiant de « Trilogie de Corfou ».

Oublions le titre et consacrons nous à la lecture de ces souvenirs car c’est de cela qu’il s’agit.

« Gerry », l’auteur, est âgé d’une douzaine d’années lorsque sa famille s’installe à Corfou. Son frère aîné Larry (l’écrivain Lawrence Durrell) est à l’origine de cette décision et convainc leur mère, récemment veuve, d’emmener le reste de la famille sur cette île grecque.

« À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Lawrence Durrell, futur auteur du Quatuor d’Alexandrie, fuit l’hiver anglais avec sa mère, sa sœur Margo, cœur d’artichaut, ses frères Leslie, autoritaire chasseur en herbe, et «Gerry», éminent zoologiste d’une douzaine d’années. Ils s’installent à Corfou, jardin d’Éden au beau milieu de la mer Ionienne. Là, le benjamin de la tribu part à la conquête de son île et de sa grouillante faune. Les souvenirs qu’il a conservés de cette époque enchanteresse ont donné naissance à des mémoires en trois volumes, adoubés par des générations de lecteurs, adultes et enfants confondus. » (cf. Présentation éditeur)

9782710370765

Cette époque de rêve va durer cinq ans, mais la seconde guerre mondiale  va rattraper ces citoyens britanniques et les obliger à quitter Corfou à laquelle,  néanmoins, la vocation de naturaliste de Gérald Durrell devra tout. Une quinzaine d’années plus tard, « Gerry » se remémorera cette période et la décrira, avec une grande précision, d’une manière tellement drôle et tendre à la fois qu’il faut se réjouir de cette réédition.

Une fois la maison trouvée grâce à Spiro (un des personnages clef du séjour grec), chacun s’installe selon ses préoccupations.

« Margo, en enfilant un maillot de bain microscopique et en s’exposant au soleil dans les oliveraies, avait rassemblé une bande ardente de jeunes et beaux paysans qui surgissaient comme par magie dans ce paysage apparemment désert chaque fois qu’une abeille volait trop près d’elle ou que son transat devait être changé de place. Mère se sentit obligée d’observer qu’elle trouvait ces bains de soleil assez imprudents.

Après tout, ma chérie, ce costume ne cache pas grand chose.

– Oh, Mère, ne sois pas si démodée, dit Margo avec impatience. Après tout, on ne meurt qu’une fois.

Cette remarque, aussi déconcertante qu’exacte, réduisit Mère au silence. »

Lawrence écrit et reçoit une foule d’amis artistes qui nécessiteront bientôt d’emménager dans une autre villa, plus spacieuse.

Leslie entretient une véritable armurerie et chasse, ce qui occasionne quelques passages délirants parmi les souvenirs de Gerry « grâce » aux mésaventures de quelques invités de Larry… Mère cuisine et Gerry découvre la nature, quasiment livré à lui-même hormis la compagnie de son chien Roger. Le jardin y suffira quelque temps puis au fur et à mesure que son grec s’améliore, il étendra ses explorations  à travers les oliveraies ainsi que sa découverte des voisins qui le gavent de fruits, de pain et de judicieux conseils.

Aux explorations s’ajoutent bientôt une passion pour la zoologie qui lui font rapporter à la maison toutes sortes d’animaux plus ou moins bien acceptés par les autres membres de la famille (crapauds, serpents, huppe, pies, goéland farouche…) et  leur vaudront lors d’un retour en Angleterre, au passage de la douane suisse, ce délicieux commentaire du douanier sur le formulaire de description des voyageurs : « Un cirque ambulant et son personnel » !

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager le moment, par exemple, où Gerry découvre une femelle scorpion et ses bébés et,  l’introduisant en fraude à la maison à l’heure du déjeuner, la cache en attendant dans une boîte d’allumettes que Larry va malencontreusement ouvrir à la fin du repas…

« Larry poussa un rugissement d’effroi. Lugaretzia en laissa tomber une assiette, ce qui fit sortir de dessous la table un Roger aboyant férocement. D’une secousse, Larry lança la malheureuse bestiole sur la table, où elle atterrit entre Margo et Leslie, dispersant sa progéniture comme des confettis. Puis elle se dirigea vers Leslie, son dard frémissant d’émotion. Leslie se leva d’un bond, renversa sa chaise et, à grands coups de serviette, chassa l’insecte vers Margo, qui poussa un hurlement de locomotive. Mère, stupéfaite devant le chaos soudain, mit ses lunettes pour découvrir la cause de ce pandémonium. A ce moment, Margo, pour tenter d’arrêter l’avance de l’ennemi, lui jeta un verre d’eau. Au lieu d’atteindre l’animal, l’eau trempa Mère qui en eut le souffle coupé. L’insecte se réfugia sous l’assiette de Leslie, tandis que ses petits se répandaient, affolés, sur toute la table. Roger intrigué par la panique et décidé à y prendre part, se mit à courir autour de la pièce en aboyant frénétiquement.

– C’est encore ce maudit gamin !… tonna Larry.

– Attention ! Attention ! Les voici ! hurla Margo.

– Un livre ! rugit Leslie. Ne vous affolez pas, écrasez-les avec un livre !

– Mais enfin que se passe-t-il ? demandait Mère essuyant ses lunettes. »  (pp. 174-175)

Le flegme de Mère est aussi typique que l’humour de Gerry au fil des cinq années et des trois volumes, égratignant au passage quelques personnages qui le méritent bien (!) mais rendant  hommage à tous ceux qui, précepteurs improvisés, voisins chaleureux, visiteurs atypiques, contribueront à sa « naissance » de futur naturaliste.

N’attendez pas que le temps se gâte pour entamer la trilogie, faites d’ores et déjà provision de soleil et d’éclats de rire !