Archives de Catégorie: BD

Martha & Alan

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J’avais fait un post il y a quelques années sur La guerre d’Alan d’Emmanuel Guibert. Dans ce roman graphique il raconte les souvenirs de la seconde guerre mondiale que lui a livrés Alan Ingram Cope. Il a ensuite écrit L’enfance d’Alan.

Dans Martha & Alan Alan Ingram Cope parle de son amitié d’enfance avec Martha. Le livre est constitué de petites anecdotes, morceaux de souvenirs de cette relation enfantine. Leurs aventures, leurs familles, les jeux… Un petit livre simple, qui se lit rapidement. L’illustration d’Emmanuel Guibert rend bien un côté rétro et nostalgique de Pasadena en Californie où grandissent Alan & Martha. Il a marqué mon esprit car il montre bien l’importance que peuvent avoir certaines personnes dans votre vie, même quand vous les perdez de vue.

Des racontars arctiques

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Pour se rafraîchir un peu par ces temps de grosses chaleurs, je vous propose une petite excursion dans les immensités glacées du Groenland en compagnie de Jorn Riel.
Cet écrivain danois, né en 1931, a passé 16 années, dans les années 50 parmis les trappeurs et en a rapporté de bien curieux récits publiés sous le titre de « Racontars arctiques ».

Il nous fait découvrir la vie de ces trappeurs, vivant par deux tout l’hiver, isolés du monde, n’ayant d’autres voisins que leurs collègues répartis sur plusieurs centaines de kilomètres.

Paradoxe donc de vivre en huis-clos dans de grands espaces ; s’en suivent des situations étranges, souvent drôles, parfois tragiques et toujours surprenantes dans ce microcosme de trappeurs aux personnalités bien trempées!

Ce recueil de nouvelles a fait l’objet d’une excellente adaptation en BD par Gwen de Bonneval et Hervé Tanquerelle qui rendent à la perfection l’ambiance si particulière du livre

Vous trouverez les romans au Pôle jeunesse, à la côte ADO LIT RIE, et les BD au Pôle Art, à la côte BD TAN.

Gérard – Cinq années dans les pattes de Depardieu

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Mathieu Sapin a déjà suivi la vie de l’Elysée, La campagne de François Hollande, la vie d’une rédaction (celle de Libération) dans Journal d’un journal ou encore la préparation du film Gainsbourg, une vie héroique dans Feuilles de chou. Il s’attaque cette fois à un monument : Gérard Depardieu.

 

Au début, il s’agit de le suivre pour un reportage pour arte en Azerbaïdjan en 2012, pour un documentaire sur Alexandre Dumas. Puis après cette extraordinaire expérience Mathieu Sapin demande à Depardieu la permission de le suivre pour faire une bande dessinée sur lui. Gérard accepte mais à une condition : « Mais si tu le fais, tu le fais vraiment. Il faut que tu parles du Depardieu qui se casse la gueule en scooter… Depardieu qui pisse dans un avion… »

Le livre retranscrit 5 années à suivre des déplacements de Depardieu, lors de tournages de films, de documentaires, ou dans sa vie privée à Paris ou en visite en Russie. Mathieu Sapin croque ce monstre sacré, nous faisant découvrir des nouvelles facettes de Depardieu (outre son amour du président russe…). On le découvre gentil avec les personnes qu’il croise, s’arrêtant pour une photo avec le personnel des hôtels, préférant aller manger dans un bouiboui incognito que dans des diners guindés, disant un peu tout ce qui lui passe par la tête, passionné d’art et très cultivé, avec souvent un livre à la main. Et comme on l’imagine, il est impétueux, impressionnant, n’en faisant qu’à sa guise. L’occasion de découvrir un personnage, sans aucun doute la personne française vivante la plus connue à l’internationale (même dans des coins reculés !)

 

Entre ici et ailleurs – Vanyda

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Voici le nouveau roman graphique de Vanyda édité chez Dargaud.

ENcore une fois génial !

Coralie est une jeune femme vive et active. Elle a quitté son petite ami et, pour ne pas rester seule, s’inscrit dans un club de Capoeira.

De nouvelles rencontres, de nouvelles amitiés et en parallèle se développent des questions sur les origines, sur  le métissage, sur les cultures parfois contradictoires.

A travers une écriture légère et un scénario très sympa, Vanyda nous exprime la difficulté  d’être enfant d’immigré et de se situer à cheval entre ici et là-bas (pour Coralie la France et le Laos). De devoir aussi combattre le racisme.

Allez échanger avec les autres… Il n’y a rien de dangereux !

Une bd qu’on trouve à la bfm de Limoges

 

 

Beauté

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Il était une fois… Morue, une jeune servante, d’une laideur sans nom. Elle tire son nom de l’odeur qui la suit… bref c’est la risée du village. Il y a uniquement sa mère et son ami Pierre qui arrivent à voir sa gentillesse derrière son physique ingrat. Un jour, à la suite d’une énième moquerie, elle s’enfuit dans les bois et plaint un pauvre crapaud qui est laid comme elle. Joie ! ce crapaud est en fait une fée qui lui propose d’exaucer un voeu. Morue souhaite alors la beauté. Grâce à la fée, Morue est alors perçue par tout ceux qui la voient comme la plus belle femme du monde, d’une beauté inégalable… mais cet atout va vite se retourner contre elle, suscitant envie et jalousie.

Beauté est une bande dessinée en trois volumes de Kerascoët et Hubert. Les auteurs prennent un malin plaisir à détourner les figures classiques des contes de fées pour en faire une histoire caustique et cruelle. On rit de la bêtise, de la naïveté et l’orgueil de Morue devenue Beauté qui devient horrible sans même sans rendre compte.

« Les contes de la ruelle »

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Quatre nouvelles assez intemporelles, mais qui se déroulent toutes dans un quartier du vieux Pékin. Dans ces fameuses ruelles aux maisons basses qui cachent de larges cours intérieures carrées qu’on nomme « hutongs ».

D’ordinaire les murs y sont gris et les entrées rouges, selon la volonté de l’Empereur, mais les aquarelles de NIE JUN les colorent joyeusement. On ne circule dans ces ruelles qu’en vélo ou en tricycle et c’est dans ce décor désuet et charmant que vivent Yu’er et son grand-père, Doubao, un ancien facteur.

Yu’er est une petite fille handicapée, ce qui ne l’empêche pas de se rêver en championne paralympique, ni de profiter de balades dans son quartier où traînent bien quelques voyous, mais aussi d’étonnants personnages comme un jeune garçon et son « paradis des insectes » ou un vieux peintre ronchon. Mais surtout il y a son pépé, sa collection de timbres et sa grande histoire d’amour.

La vie y paraît douce, comme les aquarelles de Nie Jun, mais pas « sucrée » :  l’auteur ne cache pas la réalité du quartier ni les difficultés liées au handicap de Yu’er, toutefois la relation entre l’enfant et son grand-père transcende tout et met du baume au coeur, même pour nous, lecteurs…

A la fin du livre, un petit carnet de croquis en noir et blanc de Nie Jun donne envie de s’envoler pour découvrir ce quartier de Pékin avant qu’il n’ait disparu pour cause de « modernisation » !

Un « one shot » touchant, pour tout public, édité en 2016 par Gallimard « bande dessinée ».

 

 

Les brumes de Sapa

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Lolita a 22 ans, elle vit encore chez sa mère à Paris et se demande bien ce qu’elle va faire de son avenir. Sur un coup de tête elle part chercher un sens à sa vie au Vietnam, et après bien des périples elle se retrouve à Sapa, une ville au nord du pays. Elle y rencontre une jeune Hmong de 10 ans sa cadette, Lo Thi Gom. Elle reviendra la voir chaque année, profitant à chaque fois de cette fuite pour mettre entre parenthèses ses problèmes et ses questionnements et retrouver Lo Thi Gom un peu plus changée à chaque voyage.

Lolita Séchan signe un très beau livre, où deux personnes très différentes (culture, âge …) et qui se voient peu, tissent une solide amitié. Lolita raconte aussi les différentes étapes du passage à l’âge adulte : les siennes et en écho celles que va vivre Lo Thi Gom. Une jolie bande dessinée, très touchante.