Archives de Catégorie: Coup de Coeur

GEOAdo innove en Avril !

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Internet a révolutionné la façon de consommer de la culture, en la mettant à la disposition de tous … Mais Internet a aussi permis aux médias de se repenser, comme l’illustre le GEOAdo N°134 d’Avril 2014.

En effet, GEOAdo propose dans son nouvel opus, une nouveauté : La réalité augmentée.

Mais késako ce nouveau machin?

C’est très simple, GEOAdo introduit dans ses pages du contenu multimédia (des images, des sons, de la vidéo).

Avec un smarphone utilisant Androïd ou Apple, vous pouvez, en téléchargeant une application gratuite, (créée par une filiale d’HP) aller au delà du simple magazine. Les journaux ne font plus que se lire !

Le principe est le même que les flash-codes, GEOAdo a juste choisi plutôt qu’un code barre monochrome, pas très agréable pour nos noeilnoeils, de le remplacer par un attrayant + rouge.

Une innovation que j’ai appréciée et donc que je vous fais partager, car au test, c’est même assez sympa.

Simple à utiliser, cela pourrait vous faire gagner des points à votre prochain exposé de SVT ^^

Si du moins vous trouvez la recette pour mettre ce concept à votre service ^^ (Pas très compliqué, il y a plein de tuto, mettez vos lunettes et cherchez, vous trouverez)

Accessoirement, vous pouvez aussi lire l’article à propos « d’un Internet plus sûr ». Cela ne fera pas de mal !

A bientôt 😉

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« Soyons fous ! »

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Cette année 2014, la Fête du livre jeunesse de Villeurbanne (Rhône) était placée sous l’égide de Lewis Carroll :

« Suis-je devenu fou ?

– Oui, je pense Chapelier. Mais laisse-moi te dire un secret : La plupart des gens bien le sont. »

L’invité d’honneur était Gilbert LEGRAND, un designer qui détourne des objets du quotidien et leur donne une seconde vie en tant que personnages poétiques et/ou humoristiques, comme dans son  livre « Les petites choses à New-York »  (paru en 2013 aux éditions Sarbacane) :

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« Après leur premier défilé très remarqué, les petites choses débarquent à New-York et se mettent
à rêver. Les voici qui se prennent pour King Kong, Hulk ou Superman, qui font l’avion ou le
taxi, se transforment en mini-rappeurs, en banquiers, gangsters, musiciens à Central Park,
basketteurs des rues, cow-boys, Indiens, boxeurs… Toute l’imagerie de la Big Apple est convoquée, dans une mise en scène drôle et rythmée, pleine de surprises et de rebondissements.
 » (présentation de l’éditeur)

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Avant la fête, Gilbert Legrand avait été invité en résidence d’artiste à Villeurbanne et a travaillé avec les élèves des écoles, « aiguisant leur sens de l’observation et développant leur imagination pour qu’ils réinventent ce qui les entoure. Donner vie aux ustensiles de cuisine et aux outils de bricolage, c’est inventer une vie à toutes ces petites choses dont on ne soupçonne pas la vie trépidante et introduire un grain de folie dans notre quotidien. »  Les créations des élèves étaient exposées auprès de celles de Gilbert Legrand à la Maison du Livre, de l’Image et du Son pendant la Fête du Livre. Un régal ! Et une incitation fabuleuse à embellir la vie à notre tour…

Etaient invités également Emmanuelle Beulque des éditions Sarbacane et Davide CALI, auteur-illustrateur, que nous avions reçus l’année dernière à Limoges.

Et puis deux petites maisons d’édition très originales : « Les Fourmis rouges » et « Ma maison est en carton« .

Et puis Sylvain COISSARD et ses « Vraies histoires de l’art », et plein d’autres artistes à la folie et l’enthousiasme communicatifs !

 

 

thSachez aussi que depuis une bonne dizaine d’années, les festivals de livres jeunesse se sont regroupés au sein de la Fédération des salons et fêtes du livre jeunesse   qui se positionne comme l’interlocuteur de plus de 200 manifestations littéraires, de collectivités territoriales, de partenaires nationaux et d’organismes professionnels du monde de la littérature jeunesse et de l’édition, autour d’une « Charte qualité ».

14-18: Une minute de silence à nos arrières-grands-pères courageux

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14-18 de Thierry Dedieu au Seuil

Hélas, ma chère Adèle

Il n’y a plus de mots

pour décrire ce que je vis.

Gustave

C’est qu’il vit dans un univers couleur de boue, dévasté par les fulgurances de la terre éventrée.

Le vent dans les branches d’un arbre, l’herbe moirée de lumière, le parfum d’une fleur, ont-ils existé un jour ?

Il ne reste, pour arrêter le regard, que les chicots d’arbres témoins de forêts disparues, des barbelés qui hachent le ciel, des tumulus, tombes des vivants et des morts.

Le ciel est fuligineux, étouffant comme un couvercle, un lièvre fuit, les corbeaux déshonorent les corps.

La neige elle-même peine à éclaircir le paysage.

Un pou monstrueux, obèse envahit une double page.

Deux soldats. L’un nous fixe, l’autre se détourne. De quels villages les a t-on arrachés pour venir se battre à côté de ceux qui ne les reconnaîtront pas une fois le conflit achevé ?

Qui sont les ennemis ? Il n’y a plus que des silhouettes fantomatiques, déshumanisées qui montent au front, dans le vacarme du ciel qui explose.

Il y a tant et tant de morts…

Et puis il y a les autres, ceux qui vont revenir le corps intact mais le cœur et l’âme vides, et ceux qui n’auront plus à offrir au monde qu’un visage dévasté.

Gustave est parti un matin de 1914, il n’est jamais revenu.

Il écrivait tous les jours à Adèle, son amour, il lui racontait tout ces petits moments d’une vie qu’il pouvait encore partager puis les mots se sont taris. Comment dire la peur, comment dire la faim et le froid, l’ami qui tombe et la certitude de la mort…

 C’est un album comme un cauchemar éveillé avec ces couleurs sombres qui écrasent le monde.

Les scènes semblent figées dans un silence d’éternité, comme si nous spectateur restions assourdis par le fracas des armes.

Absolument remarquable.

Insurgent

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Différente. Déterminée. Dangereuse.

Le monde de Tris a volé en éclats. La guerre a dressé entre elles les factions qui régissent la société, elle a tué ses parents et fait de ses amis des tueurs.
Tris est rongée par le chagrin et la culpabilité. Mais elle est divergente, plus que tout autre, elle doit choisir son camp.
Et se battre pour sauver ce qui peut encore l’être.

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Le premier tome de cette trilogie était en soi une petite merveille qui réunissait tous les ingrédients pour devenir un best-seller. La fin m’avait toutefois désappointée, et j’avais peur que la suite ne me déçoive.

Eh bien ce n’a pas été le cas, puisque cette suite réunit tous les éléments qui ont fait le succès du premier tome : de l’action, des trahisons, une pointe d’amour etc. Un roman tout en émotions, ce que j’adore 😉

On reprend directement après la fin du premier tome, loin de la Fosse des Audacieux. Les Audacieux sont un peu sonnés après la trahison de certains des leurs, et destabilisés par la volonté de prise de contrôle des Érudits. Ceux qui sont restés tentent de faire un point sur la situation.

On voit un côté que l’on n’avait pas vraiment encore vu de Tris, l’héroïne : sa faiblesse. Elle est complètement abattue après avoir assassiné son ami et avoir vu ses parents se faire tuer sous ses yeux. Elle ne sait pas comment faire pour se sortir de cette tourmente. Ajouté à cela, tout ce qu’elle fait part en cacahuète, ce qui n’arrange pas les choses. Tris tente toutefois de ne pas perdre pied en se rattachant à l’amitié qu’elle a forgé avec les Audacieux et à son amour pour Tobias. Mais jusqu’à quel point leur fait-elle confiance ?

Les Divergents sont désormais dans la ligne de mire des Érudits (surtout de Jeannine Matthews), qui cherchent un sérum efficace pour réaliser les simulations sur les Divergents. La situation est devenue plus dangereuse que jamais pour Tris, Tobias, Marcus… Des choix vont devoir être faits. Chacun va devoir choisir son camp.

Pendant tout le roman, on sent que quelque chose se cache sous la surface. Les pièces du puzzle se mettent en place tout au long du livre, s’imbriquent, pour au final révéler un secret qui, on le sent, va changer à jamais le destin de l’héroïne.

Un roman tout simplement génial ! J’attends avec impatience la sortie du tome 3, dans quelques mois ! 🙂

Divergente, tome 2, Veronica Roth