Archives de Catégorie: DVD

Oasis – Supersonic

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Mat Whitecross a réalisé en 2016 un très bon documentaire sur le groupe Oasis. Il retrace à grand renfort d’images d’archives les débuts du groupe jusqu’à son apogée en août 1996 où le groupe donna deux concerts devant 250.000 personnes (par soir !) à Knebworth… Les tickets se sont vendus très rapidement, le groupe aurait facilement pu faire une semaine complète sold out…sachant qu’environ 4% de la population anglaise a essayé d’avoir des tickets ! C’est dire l’ampleur du phénomène Oasis dans les années 90. Mat Whitecross place au coeur de son documentaire la relation houleuse (le mot est faible) entre les deux frères Gallagher. Comme le dit Noël dans le documentaire : « La plus grande force d’Oasis ce fut moi et Liam. Ce fut également ce qui tua le groupe. » Les deux frères ont vraiment du mal à travailler ensemble, avec chacun des caractères très différents…ils en viennent aux mains assez régulièrement, ce qui fait le délice des tabloïds et ce qui conduisit le groupe a se séparer définitivement en 2009 à quelques minutes de monter sur scène à Rock en Seine. Le documentaire est très riche, il est intéressant de voir le cheminement du groupe des quartiers ouvriers de Manchester jusqu’au titre de second meilleur groupe anglais de tout les temps (les Beatles étant évidemment numéro 1 !).

 

 

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Fantastiques robinsons

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Ils ont deux cents ans d’écart et bien d’autres différences, toutefois j’ai envie de vous parler des deux en même temps.

« Le Robinson suisse » qui a peut-être fait rêver enfants, vos parents et grands-parents, vient d’être réédité par les éditions La Joie de Lire dans une version adaptée par Peter STAMM, traduite par Lionel Felchlin et illustrée par Hannes BINDER dont les gravures en noir et blanc lui conviennent superbement.

Le texte originel, édité en 1812, avait été écrit par un pasteur suisse, Johann David WYSS pour ses quatre garçons. A la différence du Robinson de Daniel De Foe, adulte et solitaire – du moins jusqu’à l’arrivée de Vendredi -, J.D. Wyss fait échouer une famille entière sur une île déserte.

« Une famille suisse – le père, la mère Katharina et leurs quatre fils (Fritz, Ernst, Jack et Franz) – s’échoue sur une île déserte. Seuls survivants d’un naufrage, ils parviennent à sauver un certain nombre d’animaux et d’objets de l’épave. Ils vont vivre de chasse, de pêche et de cueillette, mais aussi domestiquer des animaux sauvages, cultiver des champs et construire toutes sortes d’outils, de bateaux et de cabanes. Ils vont aussi devoir affronter des animaux dangereux – boa, lion, tigre, ours… Au fil des années, ils font de cette île sauvage un petit paradis. Dix ans plus tard, ils y rencontrent une jeune Anglaise naufragée, Miss Jenny. Un navire aborde finalement dans l’île et la famille doit choisir : rester et fonder la colonie de la Nouvelle-Suisse, ou tout abandonner et rentrer en Europe… » (Présentation éditeur)

Peter STAMM a pris quelques libertés avec le texte qui nous le rendent plus fluide à lire, deux cents ans après. Il a condensé les 59 chapitres, supprimé quelques animaux et quelques plantes improbables sur l’île, imaginé la rencontre de Fritz avec un autre naufragé, mais l’esprit de J.D.Wyss demeure :

« entreprise formatrice d’un précepteur éclairé au sein de sa famille. Tandis que les jeunes écoutaient attentivement l’histoire captivante, il leur disait ses quatre vérités. (…) Pour lui, l’homme est prédisposé au bien et à la raison. Ces prédispositions se développent à travers l’enseignement et l’exemple de vie. Dans le roman, les parents agissent ainsi envers leurs enfants, et le pasteur Wyss l’a fait avec ses fils par le biais du roman. La raison et la sagesse, l’habileté et l’imagination distinguent l’esprit sensé. Ces qualités lui permettent de survivre dans la forêt vierge. Mais la bonté tout aussi naturelle de l’être humain prévient la querelle et la jalousie ; elles font place, sous les encouragements attentionnés des parents, à la concorde et à la serviabilité. » (cf. postface de Peter von Matt)

La famille tire parti de tout ce qu’elle découvre, grâce à l’extrême ingéniosité de chacun, ses souvenirs, son expérience, mais également grâce à la bibliothèque sauvée du naufrage :

« Nous possédions un assez grand nombre de livres qui avaient appartenu en partie à nous-mêmes, en partie au capitaine ou aux officiers. La plupart d’entre eux étaient des récits de voyage et des ouvrages d’histoire naturelle, illustrés en couleurs, qui nous permettaient d’apprendre beaucoup de choses. Il y avait en outre quelques cartes marines, des instruments mathématiques et astronomiques, et même un globe terrestre. Nous avions aussi pris sur l’épave des dictionnaires et des romans en plusieurs langues. Nous passions les longs jours de pluie à nous familiariser avec différentes langues pour nous faire comprendre si, un jour, un bateau devait aborder notre île. Tout le monde apprenait le français. Katharina et les deux aînés s’intéressaient aussi à l’anglais et au hollandais. Ernest avait déjà eu des cours de latin à l’école et poursuivait ses études ici. Cette langue rendait surtout service pour lire des livres scientifiques et médicaux. »

Bibliothèque et petit musée d’histoire naturelle constitué au fil des découvertes de la faune, la flore et la géologie de l’île, tout cela prend place dans les différentes « résidences » de la famille.

Au départ simple abri de toile avec des matelas de mousses et d’herbes, puis la fameuse cabane dans les arbres qui a fait rêver des générations d’enfants mais sera remplacée après la saison des pluies par la maison dans la grotte, plus tard agrémentée d’une galerie et d’un bassin avec sa fontaine ; belvédère, cahute, pont-levis, poste de garde, fortifications complètent les différents espaces conquis sur la nature avec leurs plantations, jardins, chemins et abris pour les animaux domestiqués.

Lorsque l’arrivée, pourtant si longtemps espérée, d’un navire va bouleverser leur existence, les quatre garçons sont devenus de jeunes hommes d’une vingtaine d’années et deux d’entre eux décideront de quitter l’île pour retourner en Europe.

« Il me tenait le plus à coeur de laisser partir mes fils en leur témoignant tout mon amour.  (…) Peu importe  à quelle distance nous sommes les uns des autres, leur dis-je finalement, nous vivons sous le même ciel. Et chaque fois que j’observerai les étoiles, je serai en pensée avec vous. Je vous ai appris ce que je pouvais vous apprendre. A l’avenir, vous devrez compter sur votre propre raison. Mais je suis sûr que vous ferez votre chemin et trouverez votre bonheur.« 

C’est à cette conclusion qu’arrivera également Ben (Viggo Mortensen) dans « Captain fantastic » de Matt ROSS.

Mais son cheminement intérieur aura été laborieux.

Ses six enfants n’ont pas été contraints par un naufrage impliquant toute la famille dans les premières années du 19ème siècle, ils apparaissent plutôt comme les « otages » de parents opposés à la société de consommation du 21ème siècle, qui décident de leur faire vivre une utopie au fin fond d’une forêt d’Amérique du nord.

Comme les quatre fils Wyss, les six enfants de Ben vivent une « robinsonnade », ils habitent une cabane, se lavent à la rivière, mangent les produits de leur chasse ou de leur potager. Comme eux, ils lisent beaucoup et n’ont pas d’autre lien avec le monde.

Disons que les premières scènes du film de Matt Ross comme l’impressionnant moment de chasse, le rude entraînement sportif quotidien, les « missions » ou l’accident d’escalade, permettent de « mettre des images » contemporaines sur le récit de J.D. Wyss.

Mais la comparaison s’arrête là et si l’éthique de la famille Cash est responsable et s’appuie sur une réflexion solide, l’écrasante personnalité, l’intransigeance et le dogmatisme de Ben m’ont paru insupportables. Certes il enseigne à ses enfants à défendre leur point de vue et développer leur esprit critique (le passage à propos de « Lolita » de Nabokov et la conversation qui s’ensuivra est un morceau d’anthologie), mais il interdira violemment à ses filles de parler entre elles en espéranto (qu’il réprouve ou simplement qu’il ne comprend pas ?) sans leur donner d’explication convaincante…

Il faudra la mort tragique de sa femme atteinte de troubles bipolaires, suivie de nombre d’événements qu’il ne maîtrise plus pour qu’il (ré)fléchisse et accepte, outre la confrontation des enfants avec ce monde qu’il rejette – dont l’école -,  le départ de son aîné, Bodevan.

 

 

 

 

« L’île de Giovanni »

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« 1945 : Après sa défaite, le peuple japonais vit dans la crainte des forces américaines. Au nord du pays, dans la minuscule île de Shikotan, la vie s’organise entre la reconstruction et la peur de l’invasion. Ce petit lot de terre, éloigné de tout, va finalement être annexé par l’armée russe. Commence alors une étrange cohabitation entre les familles des soldats soviétiques et les habitants de l’île que tout oppose, mais l’espoir renaît à travers l’innocence de deux enfants, Tanya et Jumpei… »

Ce film : « L’île de Giovanni » réalisé par Mizuho NISHIKUBO en 2014 traite d’un thème peu connu de l’histoire du Japon lorsque après la défaite de 1945, les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki et l’occupation américaine, les septentrionales Iles Kouriles vont, elles, se retrouver sous occupation soviétique et ce, jusqu’à nos jours, sujet constant de friction entre le Japon et la Russie.

En1946, les habitants en seront finalement déportés vers des camps du Kazakhstan et de l’Ouzbekistan avant de rejoindre progressivement le Japon et ne reviendront jamais sur leurs îles natales.

Le film de Nishikubo présente une chronologie précise de cette période à travers la vie d’une famille déjà éprouvée par le sort, puisque la maman des deux petits garçons est morte. Le papa puise son énergie à la fois dans sa fidélité au Japon et dans la lecture qu’il fait faire chaque jour à Junpei et Kanta de la nouvelle « Train de nuit dans la Voie lactée » de Kenji Miyazawa, qu’aimait beaucoup leur mère, au point de surnommer ses enfants Giovanni et Campanella, du nom des deux héros de cette nouvelle.

Courte période, mais qui marquera à jamais l’aîné des garçons, à la fois amoureux de la fillette russe qui habite désormais leur maison réquisitionnée et en même temps éperdu de rage et de douleur quand son papa sera envoyé au goulag par le propre père de la jeune Tanya…

Un peu moins tragique que « Le tombeau des lucioles » de Isao Takahata dont il n’a sans doute pas la force, « L’île de Giovanni » a toutefois recueilli plusieurs récompenses dont une mention du jury à Annecy en 2014. Grâce, peut-être également, aux images de son directeur artistique Santiago Montiel.

 

Le premier cri : documentaire (dvd)

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Le premier cri

Film documentaire

Réalisateur : Gilles de Maistre

sorti sur les écrans en 2007

 

Gilles de Maistre réalise un documentaire simple et touchant. Il suit plusieurs femmes qui ont un point comment : celui d’accoucher au moment de l’éclipse totale de lune.

Ce n’est pas un simple documentaire , mais c’est surtout un éventail culturel sur la naissance et son environnement.

En effet, on retrouve des couples et des familles au Mexique, en Amazonie, en Inde, en Sibérie, au Canada, en France, au Vietnam, chez les Massaï du Kenya, au Japon, et chez les touaregs au cœur du Sahara.

On découvre la dure réalité, par des images saisissantes, des conditions au Vietnam, en Afrique ou en Amazonie. On prend toute la mesure du rôle des sages-femmes traditionnelles, et des conditions d’hygiène.

Par exemple chez les touaregs, l’accouchement est accompagné de certains rituels.

En Inde, mettre au monde une fille va « coûter » de l’argent aux parents, puisqu’il faudra une dot. Il n’est même pas envisageable de consulter un médecin et on s’angoisse en  espérant que l’accouchement se passe bien.

Il y a aussi le choix d’une future maman d’accoucher dans l’eau avec les dauphins au Mexique. Le lien entre l’ animal et la maman est étonnant.

On assiste également à un accouchement auto-assisté au Canada.

C’est 1H40 de découverte et de plaisir. Le tout en image et sans aucun parti-pris. Pour ma part ce sentiment reste mitigé. Le réalisateur expose les conditions très difficiles pour certaines femmes, ne laissant pas insensible.

 

 

Les 100. Série

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Je ne me souviens même pas comment j’ai découvert cette série, mais la surprise fut excellente!

En guise de résumé : dans un futur proche, la Terre est détruite par une guerre nucléaire. Seule une partie de l’Humanité a survécu dans une gigantesque station spatiale en orbite autour de la Terre et y survit tant bien que mal depuis un siècle. Mais la station commençant à être hors d’usage, les autorités décident d’envoyer cent prisonniers pour une mission suicide : revenir sur Terre, évaluer si elle est redevenue habitable après un siècle de niveaux de radiations élevés.

Les cents vont donc se retrouver seuls, sur une planète leur étant parfaitement étrangère et hostile ne ressemblant plus à rien de celle qu’ont connue leurs arrières grands-parents.

Et ce ne sera pas un gros spoiler que de révéler qu’ils ne seront pas seuls et que des humains habitent encore sur Terre, survivants de la tragédie nucléaire….

D’abord quelques points négatifs : les acteurs ne sont pas toujours au top, leur prestation fait parfois très série B, les personnages sont un peu stéréotypés et la réalisation, bien que correcte, ne bénéficie clairement pas du budget de Game of Thrones.

Une fois cela dit, force est de constater que cette série est vraiment prenante!

Elle comporte, à mon sens, quatre gros avantages:

  • C’est une série pour ado, avec des ados (mais pas que), qui ne tombe pas pour autant dans les poncifs du genre…qui seraient longs et fastidieux à énumérer….
  • Le rythme : intense! Même les meilleurs séries comportent des passages à vides, des épisodes un peu creux. Ici non, chaque épisode apporte son lot de nouveautés et d’action sans le moindre répit ni pour les personnages ni pour le spectateur!
  • La lisibilité du scénario : Différents peuples, différentes personnalités, alliances et trahisons de circonstances, présence de mots de langues imaginaires, complots, secrets…autant d’éléments qui pourraient conduire à une confusion totale, à l’image de Pirate des Caraïbes par exemple. Pourtant rien de tel ; malgré les nombreux noeuds scénaristiques, le scénario reste clair et agréable à suivre.
  • Le problème de la morale, permanent, véritable fil rouge de la série. Combien de personnes peut-on sacrifier pour sauver son peuple? Peut-on sacrifier un peuple entier pour sauver le sien? Peut-on trahir son propre peuple et s’allier à une puissance étrangère si l’on estime être dans son bon droit? L’Humanité a-t-elle le droit, sous menace d’extinction totale, de massacrer 95% de ses membres? Peut-on torturer une personne pour en sauver mille?En résumé qu’est-ce qui définit notre humanité, et jusqu’où sommes nous moralement autorisés à aller pour assurer sa pérénité? Autant de questions posées à chaque épisode, systématiquement sous des angles différents avec des points de vues différents.

La série compte, à cette date, quatre saisons. La cinquième est prévue pour l’année prochaine.

Vous trouverez les deux premières saisons en DVD à la BFM, aux côtes CINE CEN, ainsi qu’en livres au Pôle Jeunesse, à la côte ADO LIT MOR

 

 

 

King Kong : Skull Island

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1973. Des explorateurs sont envoyés sur une île inconnue, escortés par des vétérans de la guerre du Viet-Nam. Dés leur arrivée l’expédition tourne à la catastrophe.

Voilà. Ca c’est le scénario.

Si vous recherchez un film au scénario complexe truffé de subtiles références culturelles et d’analyses psychologiques, je vous conseille les excellents films du cinéaste polonais Wojciech Has.

Si vous désirer être témoin d’une pure prouesse cinématographique, je vous conseille l’Arche russe d’Alexandre Sokourov, film tourné dans le Musée de l’Ermitage de Saint-Petersbourg en un seul plan séquence de 96 minutes. Inoubliable.

Si vous désirer questionner le sens de l’Histoire et approfondir l’analyse des rapports humains en temps de guerre, je vous conseille le fameux Guerre et Paix de Tolstoï (si vous n’avez pas le courage de lire ce livre aussi volumineux que la Bible, vous pourrez toujours vous rabattre sur son excellente adaptation cinématographie d’Alexandre Bondartchouk qui ne dure que 7h10).

Si vous voulez voir un gros singe de 30 mètres de haut défonçant des hélicoptères de combat et des dinosaures, allez voir Skull Island!

Si vous y allez pour autre chose, vous serez déçu. Si vous y allez pour ça, vous serez ravi!

J’y suis allé dans cette optique, et j’ai passé un très bon moment. Les scènes d’actions sont superbes, les décors vraiment réussis, les créatures peuplant cette île toutes plus répugnantes les unes que les autres!

En somme un excellent divertissement, à prendre pour ce qu’il est!

Vous trouverez les différentes versions de King Kong à la BFM :

  • la version de 1933 à la côte CINE COO
  • la version de Peter Jackson de 2005 à CINE PET

Vous trouverez aussi les oeuvres de Wojciech Has à CINE HAS, les films d’Alexandre Sokourov à CINE SOK, Guerre et Paix à CINE BON, et le classique de Tolstoï à ADO LIT TOL.

 

« Mon père était boxeur »

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Une bande dessinée et un film réalisés par une fille : Barbara PELLERIN sur son père, Hubert PELLERIN.

Une histoire vraie, une histoire particulière, mais qui peut toucher grand nombre d’entre nous, tous ceux pour lesquels la communication n’a pas été facile…

« Les rares conversations téléphoniques étaient vides, nous ne savions pas quoi nous dire.« 

boxeur-etape-couv

« Cadet d’une famille de 14 enfants, mon père avait l’habitude de se faire respecter avec les poings.
A 18 ans, galvanisé par un titre de champion de France espoirs, il interpella ma mère
dans la cour de l’usine et là demanda en mariage.
Durant 17 ans, ma mère accompagna ses victoires et ses défaites.
Pourtant de leur histoire, je ne souviens que des disputes violentes, de mon père fou de rage,
fou d’amour,
fou de jalousie, fou d’une violence qui le dépassait.
Malgré tout, au milieu d’un gouffre creusé depuis l’enfance, la boxe deviendra un trait d’union
entre nous deux.
A 30 ans, désormais armée d’une caméra, je décide de le suivre aux abords du ring.
Ce récit est le portrait d’une relation entre un père et sa fille. » (Présentation éditeur)

« (…) En allant le rencontrer,

je retrouve mes terreurs d’enfant. »

Le récit, relativement sobre, de Barbara PELLERIN a été illustré par Vincent BAILLY.
Il est accompagné d’un DVD réalisé par Barbara et KRIS. Cinq années de travail pour exorciser les souvenirs,
les souvenirs d’une enfance prise en étau entre un homme et une femme qui se sont aimés puis quittés.
« Pourtant, de leur histoire, je ne me souviens que
des disputes violentes, de mon père fou de rage,
fou d’amour, fou de jalousie, fou d’une violence qui le dépassait.. »
« Et pourtant, au milieu d’un gouffre creusé depuis l’enfance, la boxe deviendra un trait d’union entre nous deux. »
Barbara décide donc de filmer son père dans son environnement professionnel, la boxe et le club
où il est désormais entraîneur.
Son père se prête plus ou moins volontiers à ces entretiens filmés, souvent il fait répéter la question,
problèmes d’audition réels dus à ce sport violent ou simplement gêne ?
Nous aussi, spectateurs, sommes parfois gênés, gênés des questions qu’elle pose, gênés de sa gêne à lui,
de ses réponses qu’on connaît trop bien :
« Je ne l’ai jamais dit, mais je le savais… »
Ne jamais dire, ne jamais exprimer ses sentiments… « Tu étais une vraie brute, un ours balourd,
mais tu étais aussi un homme blessé. »
« Comment parler avec son père ?
Comment vraiment parler avec son père lorsqu’on est devenu adulte ?
D’égal à égal ? Et puis après, comment parler de son père lorsqu’il n’est plus ? »
Car, peu de temps après ces entretiens et ce film, Hubert Pellerin décèdera à l’hôpital psychiatrique
où il était soigné pour dépression.
« Parfois, je croise dans la rue des hommes qui me rappellent la forme de ton visage ou ta silhouette.
J’entends alors instantanément ta voix grave et douce m’appeler… »
 Une histoire personnelle, unique et, pourtant, tellement « universelle ». Un coup de coeur. Un coup au coeur.
Barbara Pellerin, Vincent Bailly et Kris :
« Mon père était boxeur »
(Futuropolis, Quilombo films, 2016)