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« L’île de Giovanni »

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« 1945 : Après sa défaite, le peuple japonais vit dans la crainte des forces américaines. Au nord du pays, dans la minuscule île de Shikotan, la vie s’organise entre la reconstruction et la peur de l’invasion. Ce petit lot de terre, éloigné de tout, va finalement être annexé par l’armée russe. Commence alors une étrange cohabitation entre les familles des soldats soviétiques et les habitants de l’île que tout oppose, mais l’espoir renaît à travers l’innocence de deux enfants, Tanya et Jumpei… »

Ce film : « L’île de Giovanni » réalisé par Mizuho NISHIKUBO en 2014 traite d’un thème peu connu de l’histoire du Japon lorsque après la défaite de 1945, les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki et l’occupation américaine, les septentrionales Iles Kouriles vont, elles, se retrouver sous occupation soviétique et ce, jusqu’à nos jours, sujet constant de friction entre le Japon et la Russie.

En1946, les habitants en seront finalement déportés vers des camps du Kazakhstan et de l’Ouzbekistan avant de rejoindre progressivement le Japon et ne reviendront jamais sur leurs îles natales.

Le film de Nishikubo présente une chronologie précise de cette période à travers la vie d’une famille déjà éprouvée par le sort, puisque la maman des deux petits garçons est morte. Le papa puise son énergie à la fois dans sa fidélité au Japon et dans la lecture qu’il fait faire chaque jour à Junpei et Kanta de la nouvelle « Train de nuit dans la Voie lactée » de Kenji Miyazawa, qu’aimait beaucoup leur mère, au point de surnommer ses enfants Giovanni et Campanella, du nom des deux héros de cette nouvelle.

Courte période, mais qui marquera à jamais l’aîné des garçons, à la fois amoureux de la fillette russe qui habite désormais leur maison réquisitionnée et en même temps éperdu de rage et de douleur quand son papa sera envoyé au goulag par le propre père de la jeune Tanya…

Un peu moins tragique que « Le tombeau des lucioles » de Isao Takahata dont il n’a sans doute pas la force, « L’île de Giovanni » a toutefois recueilli plusieurs récompenses dont une mention du jury à Annecy en 2014. Grâce, peut-être également, aux images de son directeur artistique Santiago Montiel.

 

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Zombillenium

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Film d’animation excellentissime.

Super beau du point de vue graphique : belles couleurs, beaux volumes, ambiances accentuées par les lumières (tonalités grises pour le monde humain et chatoyantes pour le parc)  et la musique tout à fait dans le tempo.

A la réalisation Arthur de Pins (l’auteur de la b-d éponyme) et Alexis Ducord.

On reconnaît la voix  de Mat Bastard / Skip the use sur un des morceau « Stand as one ».

Scénario :

Pour éviter d’aller en enfer, des âmes perdues – zombies, vampires, loups-garous, fantômes – travaillent dans un parc d’attractions … »Zombillénium ».

Sauf qu’il n’est plus rentable et le diable veut le fermer.

Heureusement, Hector Saxe ancien contrôleur sécurité dans sa vie d’avant, va redonner une énergie et de nouvelles idées. Mais gare à la duplicité des vampires.

 

 

« The garden of words »

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Comme la nouvelle année scolaire est commencée et qu’on s’achemine vers l’automne, je vous propose un court-métrage japonais de 2013 qui met en scène un lycéen, Takao, qui rêve d’une seule chose : devenir cordonnier…

Il a un petit rituel : chaque matin de pluie, il sèche les cours et va dessiner au jardin public.

Et puis un matin, à sa place habituelle, sous le kiosque, il y a une jeune femme. Elle ne semble pas pressée de se rendre à son travail mais boit des bières (c’est interdit dans le parc) et mange du chocolat…

Cela paraît un peu trivial à Takao.

Et pour tout dire, à nous aussi envoutés par la beauté et la poésie des images de Makoto SHINKAI dans ce « Garden of words« .

Ce matin là, en partant, elle dit un court poème à Takao (on est au Japon, ne l’oublions pas, terre des haïku et des tanka !). Un indice, qu’on comprend plus tard dans le film.

C’est la saison et il va y avoir beaucoup de matinées pluvieuses… Petit à petit, Takao et la mystérieuse jeune femme vont « s’apprivoiser », sans pour autant faire véritablement connaissance.

Jusqu’au jour où…

Objectivement, l’histoire m’a un peu déçue, mais jusqu’à la fin (qui mérite qu’on regarde jusqu’au bout du générique) j’ai été émerveillée par les images. C’est magnifique.

Pour vous donner une idée, voici le site de KAZE et la bande annonce du film.

 

Ridley Scott, persiste et signe….

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Mr Scott est l’auteur de chefs d’oeuvre inconstestés mais hélas aussi de franches bouses. Robin des Bois et Kingdom of Heaven pour ne citer qu’eux.
J’avais bien aimé Prometheus. Malgré son scénario confus et quelques détails agaçants, je l’ai vu comme un très bon divertissement.
Quels détails agaçants? Un en particulier et de taille! Ca :

Ca, c’est ce que l’on suppose être l’élite des scientifiques du futur(vu le prix d’une telle expédition, on est en droit de supposer qu’ils n’ont pas envoyé des Charlot!), explorant une planète inconnue et de toute évidence habitée par on ne sait quoi!

Donc bien entendu, on enlève les casques!!!! Un enfant de 7 ans ayant participé à la moindre sortie spéléologique avec sa classe comprendrait qu’il est débile de se promener dans une grotte sans casque.

Et je ne parlerai même pas de l’absolue évidence du risque monumental de contamination par n’importe quelle forme de virus ou de vie inconnue et indétectable!

On sait qu’Hollywood n’aime pas les casques, vous ne verrez quasiment jamais aucun personnage principal casqué dans des films « historiques ». Normal me direz-vous, la tête c’est pas si fragile que ça, et le risque de contamination par la bouche ou le nez ne doit pas être si inquiétant que ça….

De ce que j’ai pu lire sur le net, ou entendre autour de moi, tout le monde a relevé et brocardé cette erreur stupide.

Bon, ça peut arriver à tout le monde, même les meilleurs scénaristes ou réalisateurs peuvent faire des bourdes. Je ne jugerai pas le film là-dessus.

Errare humanum est, perseverare diabolicum, l’erreur est humaine mais perséverer est diabolique!

Et voilà le problème!!! Mr Scott persévère diaboliquement dans son nouveau Alien : Covenant!!!

Voyez le trailer:

Regardez à 1.00 et à 1.22. Une équipe se baladant en casquette et un gus le visage bien à découvert titillant un oeuf d’Alien!!!

Non content de réitérer sa bourde, le réalisateur en semble fier au point de la mettre bien en évidence à deux reprises dans son trailer….

Lorsque Georges Lucas a compris l’erreur que constituait Jar Jar Binks dans la Menace Fantôme, il a décidé de quasiment supprimer le personnage dans les autres épisodes. On aurait pu espérer que Ridley Scott soit aussi attentif à l’opinion de ses spectateurs….

Rappelons pour l’anecdote, que les trois astronautes d’Apollo 11 ont passé trois semaines en quarantaine à leur retour de la lune…

Disons en guise de conclusion que, malgré tout cela, la bande annonce fait envie, et que je fais confiance au virtuose de la SF qu’est Riddley Scott pour ne pas nous décevoir avec ce nouveau volet de la saga Alien!

Vous trouverez l’intégralité des DVD d’Alien au Pôle Art de la BFM pour vous remettre dans le bain avant d’aller voir ce film qui sort en salle le 18 mai 2017.

 

 

 

Une envie de cinéma ?

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Ce début d’année est riche en pépites cinématographiques (et les prochaines semaines s’annoncent également prolifiques !). Voici, si l’envie d’une séance de ciné vous prend, trois coups de coeur à l’affiche en ce moment !

 

D’abord l’incontournable La La Land. Tout a été dit ou presque à son sujet, mais j’avais quand même envie d’en parler car ce film est un vrai délice… Une comédie musicale sur Mia, aspirante actrice mais serveuse (Emma Stone) et Sebastian (Ryan Gosling), pianiste fou de jazz qui rêve d’ouvrir son club mais qui pour le moment est joue ce qui lui est demandé dans un restaurant. Un bel hommage aux comédies musicales, à la ville de Los Angeles. Je suis sortie de la salle avec la musique du film en tête, l’envie de faire des claquettes ou au moins d’esquisser deux, trois pas de danse sur le trottoir et le sourire aux lèvres.

 

Moonlight raconte l’histoire de Chiron sur trois temps : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Chiron grandit dans un quartier difficile de Miami, et tente de trouver sa place, se sentant différent des autres enfants. Il doit gérer un quotidien pas facile entre sa mère toxicomane, et les autres enfants du quartier qui ne l’acceptent pas et sera aidé dans sa quête par Juan, un dealer qui le prend sous son aile. Moonlight évite tous les clichés sur les quartiers difficiles, les gangsters, l’homosexualité. Un très beau film d’apprentissage, d’émancipation. La réalisation est sublime et les acteurs sont tous excellents.

 

Dans American Honey la caméra suit une bande d’adolescents qui sillonne les Etats-Unis. Ils vivent de la vente de magazines en faisant du porte à porte, d’arnaques et de vol. Ils ont tous fui un milieu pauvre, une famille paumée, la misère, en espérant trouver avec cette nouvelle famille la liberté. Leur route croise celle de Star, qui va quitter sa famille pour les accompagner. La durée pourrait sembler assez longue (2h43) mais le film passe à une vitesse folle, au côté de ces jeunes paumés débordant d’énergie, de soif de liberté. La plus part des acteurs ne sont pas des professionnels, et ils sont incroyables, notamment Sasha Lane qui incarne Star.

festival LookANDroll – « Le bègue » de Benjamin Cleary

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lebegue

Ce festival du court-métrage qui se déroule à Bâle met un focus sur les handicaps.

Un de ses objectifs est de nous montrer comment, quel que soit le handicap, les personnes atteintes arrivent à s’intégrer dans la société et quels combats elles doivent mener pour y arriver.

S’informer par le biais du cinéma de ces situations peut nous faire changer notre regard.

Ce sont des fictions qui ont comme point d’ancrage des réalités… Quelle poésie parfois et c’est pour la partager que vous pouvez aller visionner: « Le bègue » (Merci ARTE!)

http://cinema.arte.tv/fr/article/begue-de-benjamin-cleary

Et quel humour aussi… Je vous laisse aller dénicher « Le recruteur« …

http://www.lookandroll.ch/en/

« Tout en haut du monde »

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Prix du public au Festival international du Film d’animation d’Annecy en 2015, « Tout en haut du monde » de Rémi CHAYE m’a bien plu aussi.

414149Outre le sujet :

« 1882, Saint-Pétersbourg. 
Sacha, jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur d’un magnifique navire, le Davaï, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire. »

qui met en valeur une jeune héroïne d’une quinzaine d’années, courageuse et intelligente, sachant imposer – le moment venu et avec persévérance – ses compétences et sa manière de voir, malgré l’hostilité de certains,

l’esthétique de ce dessin animé est indéniable, avec un graphisme simple et des aplats de couleurs pastel. Lorsque Sacha quitte Saint-Pétersbourg, par exemple, la vision des palais au bord de la Neva est superbe, de même la banquise, plus tard, lors de leur lente progression…

La plupart des autres personnages ont également « de l’étoffe » que l’histoire va permettre d’affirmer : Olga au port d’Arkhangelsk, le Capitaine Lund, Katch le mousse et surtout Larson le Second qui va se découvrir dans l’épreuve de cette course contre la montre / la nature pour retrouver l’hypothétique Insubmersible, dans l’environnement menaçant des glaces qui se soudent, des icebergs et des ours, sans compter la folie qui guette avec la faim et le blizzard.

De grandes qualités pour une aventure à la Jules Verne.

Davaï ! (Allons-y !)