Archives de Catégorie: Films

Someone you love – Film de Pernille Fischer Christensen

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Thomas Jacob (Mikael Persbrandt) revient au Danemark pour enregistrer un nouvel album. C’est l’occasion de revoir sa fille Julie et son petit-fils Noa. Rencontre difficile quand aucun lien n’a jamais été tissé.

Julie est borderline, remplie de vide et de cocaïne, noyée dans la douleur abyssale qui existe quand on ne se sent pas aimé.  Noa est un jeune garçon qui ne fait pas de bruit, qui intériorise ses sentiments.

La relation entre le grand-père et son petit-fils va évoluer à l’occasion d’un drame. Thomas va devoir briser l’armure qu’il s’est fabriquée.

La musique qui porte le film est tout simplement sublime. Pas de chance on ne l’a trouve pas en B-O.

Petit conseil : un ou deux mouchoirs seront nécessaires.

A la Bfm de Limoges

 

 

Le merveilleux jardin secret de Bella Brown – Simon Aboud

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« Le bonheur se cultive chaque jour ».

… Et c’est bien ce que j’ai fait en regardant ce merveilleux film tout en tendresse et en émotion.

 

Bella est une jeune femme atypique avec tics et tocs. Bibliothécaire, elle aspire à devenir auteure.

Blottie dans son monde imaginaire elle percute la vie réelle quand on lui demande de remettre en état le jardin qu’elle a laissé à l’abandon sinon… c’est l’expulsion. Enorme challenge pour elle car la végétation, les plantes lui font peur. Pourtant, c’est grâce à ce jardin que vont se créer de belles et surprenantes amitiés.

 

Dans la veine des feel good movies britanniques c’est un joli moment poétique (à ne pas laisser entre les mains des esprits ronchons) avec de magnifiques lumières et de très bons acteurs : Jessica Brown Findlay (la jolie Sybil de la série Downton Abbey, Le cercle littéraire de Guernesey, Tom Wilkinson ( La jeune fille à la perle, Full Monty, The Grand Budapest Hotel…) Andrew Scott (l’affreux Moriarty dans la série Sherlock).

 

A la bfm de Limoges

« Je suis heureuse de vous rencontrer »

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Si vous n’avez pas encore vu « Dilili à Paris« , ne boudez pas votre plaisir : le dernier film d’animation de Michel OCELOT vaut la peine.

Les premières images sont étonnantes. Et l’on se rappelle tout à coup qu’on a lu un livre de Didier Daeninckx sur un sujet similaire.

Mais très vite le film s’emballe et c’est une tout autre histoire qui nous est contée.

Une sombre histoire encore : depuis quelque temps des fillettes disparaissent, enlevées par d’odieux personnages qui se sont donné pour nom les « mâles-maîtres ».

Dilili, la petite Kanak qui rêve de découvrir Paris, son nouvel ami Orel, livreur en triporteur et ses nombreuses relations dans ce Paris Belle Epoque, vont mener l’enquête.

Une enquête difficile et haletante qui va nous faire découvrir différents quartiers de Paris – à partir de photos retravaillées par Michel Ocelot -, ainsi que des intérieurs somptueux comme celui de la tragédienne Sarah Bernardt, nous faire rencontrer une foule de personnages célèbres aussi divers que Pasteur ou Toulouse-Lautrec, Marcel Proust ou Marie Curie, le clown Chocolat ou Gustave Eiffel… Nous « promener » dans les égouts comme nous faire survoler Paris en dirigeable avec le célèbre Santos-Dumont.

Dilili, dans sa sempiternelle tenue de petite fille modèle, parle « comme un livre », c’en serait presque agaçant, mais c’est l’occasion pour Ocelot de nous faire faire la connaissance d’une autre figure importante de l’époque, Louise Michel. Louise Michel condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie de 1873 à 1880 et qui enseigna là-bas aux enfants kanaks.

Le propos de Michel Ocelot n’est pas anodin, à travers un superbe dessin animé comme toujours, il fustige le racisme et l’aliénation des femmes : les kidnappeurs des petites filles les enveloppent entièrement de noir et les contraignent à marcher à quatre pattes, s’asseyant au sens propre comme au sens figuré sur leurs droits d’êtres humains. Une constante à travers les siècles, malheureusement, toujours d’actualité dans certains pays du monde.

N’hésitez pas à voir ce film et retrouvez les précédents films et livres de Michel Ocelot à la BFM.

 

 

 

 

 

 

Silent voice – Film d’animation

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Film d’animation de Naoko Yamada tiré du manga éponyme : « A silent voice » de Yoshitoki Oima.

L’histoire commence à l’école primaire quand Nishimiya arrive dans la classe d’ Ichida. Elle est sourde il est moqueur. Petit à petit la jeune fille va devoir subir le harcèlement de plusieurs enfants de sa classe jusqu’au jour où elle ne revient plus. Punition collective et les autres se vengent : Ichida le bourreau devient  victime.

Quelques années passent. Ichida est devenu un lycéen solitaire et paranoïaque. Il s’en veut et pense toujours que ses camarades veulent le rejeter.

La bulle éclate quand il rencontre à nouveau Nishimiya. Chacun va être la béquille de l’autre. Mais les traumatismes sont durs à effacer.

La réalisatrice traite du handicap, du harcèlement, du suicide, de l’amitié, de la reconstruction et du pardon de manière très délicate et subtile qui fera écho à de nombreux spectateurs.

Profitez-en pour découvrir le manga

 

 

Louise en hiver – Film d’animation de Jean-François Laguionie

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Magnifique film d’animation qui traite de la solitude liée à la vieillesse, des souvenirs, du temps qui a passé.

Laissée seule à Biligen, Louise, une vieille dame, se reconstruit un quotidien dans cette station   balnéaire que tous les touristes ont désertés. Ses journées sont ponctuées par la douche, la pêche, les repas, promenades et écriture.

Une douce tranquilité nous absorbe tant par la voix de Louise que par sa cadence. Les mois s’égrainent et un autre personnage fait son apparition. Le chien Pépère. Vieux lui aussi, il sera le compagnon de route, l’ami, l’oreille attentive.

Sans pathos, Jean-François Laguionie met en lumière l’exclusion  des personnes âgées  car pas assez dynamiques, qu’on laisse car elles représentent la fin de vie. On alterne entre les vagues du passé et celles du présent jusqu’à arriver à un état de sérénité.

Toute cette ambiance est portée par des images réalisées à la gouache et aux pastels qui rendent la mer et le ciel si beaux ou si tourmentés.

 

Vous trouvez le dvd à la Bfm et plus largement les créations de Jean-François Laguionie.

FLORIDA PROJECT

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Film à mi-chemin entre le documentaire et la fiction, nous entrons dans le quotidien borderline d’une petite fille et sa mère aux Etats-Unis.

Elle vivent juste à côté de DisneyWorld pourtant leur vie n’est pas un rêve.

Sean Baker filme à travers le regard de Moonee, mais la réalité sociale n’en est pas moins cruelle car on a beau vivre à côté du paradis, si on n’a pas les clés on n’y rentre pas.

Dénonciation du système américain « marche ou crève », elles survivent de petits boulots, de petites arnaques pour payer une chambre de motel et la nourriture.

L’atmosphère, bien qu’ensoleillée, nous rappelle les destinées des héros  de C. Dickens mais loin d’être triste, le scénario nous montre la bienveillance des héros et leur volonté de ne pas baisser les bras.

Rien de spectaculaire juste du quotidien !! mais émouvant!