Archives de Catégorie: Films

« The garden of words »

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Comme la nouvelle année scolaire est commencée et qu’on s’achemine vers l’automne, je vous propose un court-métrage japonais de 2013 qui met en scène un lycéen, Takao, qui rêve d’une seule chose : devenir cordonnier…

Il a un petit rituel : chaque matin de pluie, il sèche les cours et va dessiner au jardin public.

Et puis un matin, à sa place habituelle, sous le kiosque, il y a une jeune femme. Elle ne semble pas pressée de se rendre à son travail mais boit des bières (c’est interdit dans le parc) et mange du chocolat…

Cela paraît un peu trivial à Takao.

Et pour tout dire, à nous aussi envoutés par la beauté et la poésie des images de Makoto SHINKAI dans ce « Garden of words« .

Ce matin là, en partant, elle dit un court poème à Takao (on est au Japon, ne l’oublions pas, terre des haïku et des tanka !). Un indice, qu’on comprend plus tard dans le film.

C’est la saison et il va y avoir beaucoup de matinées pluvieuses… Petit à petit, Takao et la mystérieuse jeune femme vont « s’apprivoiser », sans pour autant faire véritablement connaissance.

Jusqu’au jour où…

Objectivement, l’histoire m’a un peu déçue, mais jusqu’à la fin (qui mérite qu’on regarde jusqu’au bout du générique) j’ai été émerveillée par les images. C’est magnifique.

Pour vous donner une idée, voici le site de KAZE et la bande annonce du film.

 

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Ridley Scott, persiste et signe….

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Mr Scott est l’auteur de chefs d’oeuvre inconstestés mais hélas aussi de franches bouses. Robin des Bois et Kingdom of Heaven pour ne citer qu’eux.
J’avais bien aimé Prometheus. Malgré son scénario confus et quelques détails agaçants, je l’ai vu comme un très bon divertissement.
Quels détails agaçants? Un en particulier et de taille! Ca :

Ca, c’est ce que l’on suppose être l’élite des scientifiques du futur(vu le prix d’une telle expédition, on est en droit de supposer qu’ils n’ont pas envoyé des Charlot!), explorant une planète inconnue et de toute évidence habitée par on ne sait quoi!

Donc bien entendu, on enlève les casques!!!! Un enfant de 7 ans ayant participé à la moindre sortie spéléologique avec sa classe comprendrait qu’il est débile de se promener dans une grotte sans casque.

Et je ne parlerai même pas de l’absolue évidence du risque monumental de contamination par n’importe quelle forme de virus ou de vie inconnue et indétectable!

On sait qu’Hollywood n’aime pas les casques, vous ne verrez quasiment jamais aucun personnage principal casqué dans des films « historiques ». Normal me direz-vous, la tête c’est pas si fragile que ça, et le risque de contamination par la bouche ou le nez ne doit pas être si inquiétant que ça….

De ce que j’ai pu lire sur le net, ou entendre autour de moi, tout le monde a relevé et brocardé cette erreur stupide.

Bon, ça peut arriver à tout le monde, même les meilleurs scénaristes ou réalisateurs peuvent faire des bourdes. Je ne jugerai pas le film là-dessus.

Errare humanum est, perseverare diabolicum, l’erreur est humaine mais perséverer est diabolique!

Et voilà le problème!!! Mr Scott persévère diaboliquement dans son nouveau Alien : Covenant!!!

Voyez le trailer:

Regardez à 1.00 et à 1.22. Une équipe se baladant en casquette et un gus le visage bien à découvert titillant un oeuf d’Alien!!!

Non content de réitérer sa bourde, le réalisateur en semble fier au point de la mettre bien en évidence à deux reprises dans son trailer….

Lorsque Georges Lucas a compris l’erreur que constituait Jar Jar Binks dans la Menace Fantôme, il a décidé de quasiment supprimer le personnage dans les autres épisodes. On aurait pu espérer que Ridley Scott soit aussi attentif à l’opinion de ses spectateurs….

Rappelons pour l’anecdote, que les trois astronautes d’Apollo 11 ont passé trois semaines en quarantaine à leur retour de la lune…

Disons en guise de conclusion que, malgré tout cela, la bande annonce fait envie, et que je fais confiance au virtuose de la SF qu’est Riddley Scott pour ne pas nous décevoir avec ce nouveau volet de la saga Alien!

Vous trouverez l’intégralité des DVD d’Alien au Pôle Art de la BFM pour vous remettre dans le bain avant d’aller voir ce film qui sort en salle le 18 mai 2017.

 

 

 

Une envie de cinéma ?

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Ce début d’année est riche en pépites cinématographiques (et les prochaines semaines s’annoncent également prolifiques !). Voici, si l’envie d’une séance de ciné vous prend, trois coups de coeur à l’affiche en ce moment !

 

D’abord l’incontournable La La Land. Tout a été dit ou presque à son sujet, mais j’avais quand même envie d’en parler car ce film est un vrai délice… Une comédie musicale sur Mia, aspirante actrice mais serveuse (Emma Stone) et Sebastian (Ryan Gosling), pianiste fou de jazz qui rêve d’ouvrir son club mais qui pour le moment est joue ce qui lui est demandé dans un restaurant. Un bel hommage aux comédies musicales, à la ville de Los Angeles. Je suis sortie de la salle avec la musique du film en tête, l’envie de faire des claquettes ou au moins d’esquisser deux, trois pas de danse sur le trottoir et le sourire aux lèvres.

 

Moonlight raconte l’histoire de Chiron sur trois temps : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. Chiron grandit dans un quartier difficile de Miami, et tente de trouver sa place, se sentant différent des autres enfants. Il doit gérer un quotidien pas facile entre sa mère toxicomane, et les autres enfants du quartier qui ne l’acceptent pas et sera aidé dans sa quête par Juan, un dealer qui le prend sous son aile. Moonlight évite tous les clichés sur les quartiers difficiles, les gangsters, l’homosexualité. Un très beau film d’apprentissage, d’émancipation. La réalisation est sublime et les acteurs sont tous excellents.

 

Dans American Honey la caméra suit une bande d’adolescents qui sillonne les Etats-Unis. Ils vivent de la vente de magazines en faisant du porte à porte, d’arnaques et de vol. Ils ont tous fui un milieu pauvre, une famille paumée, la misère, en espérant trouver avec cette nouvelle famille la liberté. Leur route croise celle de Star, qui va quitter sa famille pour les accompagner. La durée pourrait sembler assez longue (2h43) mais le film passe à une vitesse folle, au côté de ces jeunes paumés débordant d’énergie, de soif de liberté. La plus part des acteurs ne sont pas des professionnels, et ils sont incroyables, notamment Sasha Lane qui incarne Star.

festival LookANDroll – « Le bègue » de Benjamin Cleary

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lebegue

Ce festival du court-métrage qui se déroule à Bâle met un focus sur les handicaps.

Un de ses objectifs est de nous montrer comment, quel que soit le handicap, les personnes atteintes arrivent à s’intégrer dans la société et quels combats elles doivent mener pour y arriver.

S’informer par le biais du cinéma de ces situations peut nous faire changer notre regard.

Ce sont des fictions qui ont comme point d’ancrage des réalités… Quelle poésie parfois et c’est pour la partager que vous pouvez aller visionner: « Le bègue » (Merci ARTE!)

http://cinema.arte.tv/fr/article/begue-de-benjamin-cleary

Et quel humour aussi… Je vous laisse aller dénicher « Le recruteur« …

http://www.lookandroll.ch/en/

« Tout en haut du monde »

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Prix du public au Festival international du Film d’animation d’Annecy en 2015, « Tout en haut du monde » de Rémi CHAYE m’a bien plu aussi.

414149Outre le sujet :

« 1882, Saint-Pétersbourg. 
Sacha, jeune fille de l’aristocratie russe, a toujours été fascinée par la vie d’aventure de son grand-père, Oloukine. Explorateur renommé, concepteur d’un magnifique navire, le Davaï, il n’est jamais revenu de sa dernière expédition à la conquête du Pôle Nord. Sacha décide de partir vers le Grand Nord, sur la piste de son grand-père pour retrouver le fameux navire. »

qui met en valeur une jeune héroïne d’une quinzaine d’années, courageuse et intelligente, sachant imposer – le moment venu et avec persévérance – ses compétences et sa manière de voir, malgré l’hostilité de certains,

l’esthétique de ce dessin animé est indéniable, avec un graphisme simple et des aplats de couleurs pastel. Lorsque Sacha quitte Saint-Pétersbourg, par exemple, la vision des palais au bord de la Neva est superbe, de même la banquise, plus tard, lors de leur lente progression…

La plupart des autres personnages ont également « de l’étoffe » que l’histoire va permettre d’affirmer : Olga au port d’Arkhangelsk, le Capitaine Lund, Katch le mousse et surtout Larson le Second qui va se découvrir dans l’épreuve de cette course contre la montre / la nature pour retrouver l’hypothétique Insubmersible, dans l’environnement menaçant des glaces qui se soudent, des icebergs et des ours, sans compter la folie qui guette avec la faim et le blizzard.

De grandes qualités pour une aventure à la Jules Verne.

Davaï ! (Allons-y !)

13 sins

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Voici un très bon thriller, très peu connu (même pas d’article wikipédia en français, c’est pour dire…)

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Réalisé par Daniel Stamm (Le dernier exorcisme).

Elliot Brindle croulant sous les dettes et affligé d’une situation familiale catastrophique vient de perdre son travail. Alors qu’il touche le fond du gouffre il reçoit un appel publicitaire lui proposant de prendre part à un jeu pouvant le rendre millionnaire.
Il doit effectuer 13 défis qui lui seront communiqués par téléphone et ne jamais en parler à personne et aller jusqu’au bout du jeu sous peine de perdre tous les gains amassés en cours de partie.
Son premier défi, tuer une mouche. Son compte bancaire est immédiatement crédité de 500 dollars.
Second défi, avaler cette mouche. 1000 dollars de plus….

Il va sans dire que les défis deviendront de plus en plus glauques, entraînant le héros dans une spirale infernale sans retour en arrière possible.

13_SINS_mouche

Si le scénario n’est pas sans rappeler l’excellent The Game de David Fincher (1997), l’intrigue vous emporte dans l’irrésistible fuite en avant du personnage.
Ce film offre, sur le plan symbolique, une intéressante réflexion sur la morale, la course aux richesses et pose en permanence en filigrane la question au spectateur, à l’instar de l’expérience de Milgram ou de l’expérience de Stanford: et vous, jusqu’où iriez-vous ?

Le petit budget ne nuit en rien à la qualité du film, les acteurs font bien leur boulot, Ron Perlman est, comme toujours, parfait.
Peut-être pourrait-on reprocher à ce film d’un peu abandonner en cours de route le côté thriller pour basculer vers le film gore, mais je vous en laisse seul juge.

Une belle fin (Still Life) de Uberto Pasolini

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Dire que j’aurai pu passer à côté de ce  Dvd de la Bfm !

John May a un travail surprenant : quand une personne meurt sans famille connue il doit retrouver ses proches. Mais malgré toute sa bonne volonté, il se retrouve souvent seul aux funérailles, jusqu’au jour où il doit s’occuper du cas d’un de ses voisins.

On retrouve ce style de réalisation très british qui traite d’un quotidien sans fioriture et sans magie pour s’attacher à l’essence même des personnes.

Eddie Marsan joue cet homme d’apparence terne qui inspire la mélancolie tant sa solitude est grande.

Et pourtant, il réussit à toucher le coeur des gens.

Les larmes me sont montées tant la fin est belle.