Archives de Catégorie: mangas

La photographe

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« La photographe » est un manga en trois volumes de KENICHI KIRIKI, paru entre 2015 et 2017 chez Komikku éditions (Horizon).

« Je ne suis inscrite au club photo du lycée que depuis trois mois… Je débute à peine…

Mon thème sera « Tokyo intime » parce que quand je déambule au hasard avec mon appareil photo, j’ai remarqué que je faisais souvent des rencontres inattendues, ou bien que je tombais sur quelque chose que je n’avais jamais remarqué auparavant… »

Ayumi Jumeji est donc une photographe débutante, comme la plupart d’entre nous, vraisemblablement. Et c’est ce qui rend ce manga si attachant et si intéressant. Elle a choisi un thème très simple, transposable aussi bien à Limoges qu’ailleurs.

L’auteur intègre entre les courts chapitres quelques commentaires sur chaque quartier de Tokyo dans lequel sa narratrice se promène, ce qui en fait une espèce de guide assez original puisque extrêmement détaillé par ses dessins. Le souci avec Tokyo et le Japon en général, c’est que les constructions – même « patrimoniales », au sens où les Européens l’entendent –  disparaissent, remplacées par d’autres et ainsi de suite, ce qui rendrait ce rôle de guide de voyage rapidement caduque. Mais justement, c’est ce qui lui procure un intérêt supplémentaire, une sorte de témoignage.

« Comme l’a dit Kafù NagaÏ, un grand écrivain de l’ère Meji… « Existe-t-il dans le monde un pays où le temps s’écoule plus vite qu’au Japon aujourd’hui ? Des choses qui datent d’hier à peine nous semblent déjà de vieux souvenirs d’une époque lointaine. » (…) Mon appareil photo enregistre le temps présent, celui qui s’écoule en ce moment précis sur Tokyo. »

Même si vous n’êtes pas en ce moment à Tokyo et que, peut-être, n’irez-vous jamais, je dirais : ne lâchez pas ce manga pour autant ! A travers le ressenti et les progrès d’Ayumi en matière de photographie, nous aussi progressons, notre regard s’affute. Et, pour autant que nous ayons décidé d’essayer nous-mêmes à travers les rues de Limoges, nous allons découvrir une multitude de choses que nous n’avions pas remarquées. Simplement, par exemple, ce trajet que vous faites à pied tous les jours en pensant à autre chose… Des petites rues que vous n’avez jamais empruntées, etc.

Et puis, Kenichi Kiriki, l’air de rien, nous suggère des thèmes (par la fenêtre du tramway, une fête locale, paysages urbains), des visites (le musée des sciences, le zoo, beauté d’un jardin public…), donne quelques conseils techniques (« un court instant dans une chambre noire », « l’art du portrait »…).

Tout cela serait bien austère sans le charme d’Ayumi, souvent accompagnée d’un de ses camarades, Tamaki, visiblement amoureux de notre narratrice !

Et voilà qu’un professeur invite les membres du club photo à participer à un concours national, prétexte pour Kenichi Kiriki à nous faire voyager une deuxième fois hors de Tokyo, jusque sur l’île d’Hokkaidô, dans le troisième tome.

Pour ceux qui pensent que l’intrigue est mince ou qu’ils n’iront pas visiter Tokyo, j’ajouterais qu’au passage Kenichi Kiriki nous initie à la littérature japonaise, à l’histoire du pays, évoque des coutumes, des recettes de cuisine et nous fait rencontrer des personnes très variées. Tout cela soutient notre attention jusqu’à la fin et donne envie de « nous y mettre » à notre tour.

Pour cela je vous conseille un ouvrage sympathique, bien que paru chez La Martinière en 2011  – ce qui fait une éternité en matière d’appareils photographiques mais les propositions d’activités ne sont démodées pour autant  – :

Chaque jour, puisqu’il s’agit d’un agenda, « L’agenda de l’apprenti photographe« ), Theresa Bronn et Gilles Ehrentrant nous donnent un thème, une contrainte ou un sujet de réflexion, jusqu’au montage d’une exposition de notre travail !

A vos appareils !

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Isabella Bird

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Un peu dans l’esprit de cette série dont j’ai déjà parlé ici, « Bride stories », j’ai récemment découvert un nouveau manga : « Isabella Bird » qui m’a paru tout aussi captivant.

Le tome 1 a paru en octobre 2017 aux éditions Ki-oon dans la collection Kizuna ;  la série en compte trois pour le moment.

« À la fin du XIXe siècle, le Japon s’ouvre au monde et s’occidentalise à marche forcée. Mais le pays reste un vrai mystère pour la plupart des Européens, ce qui en fait une destination de choix pour la célèbre exploratrice anglaise Isabella Bird ! Malgré son jeune âge, elle est déjà connue pour ses écrits sur les terres les plus sauvages. Isabella ne choisit jamais les chemins les plus faciles et, cette fois encore, elle étonne son entourage par son objectif incongru : Ezo, le territoire des Aïnous, une terre encore quasi inexplorée aux confins de l’archipel… Le voyage s’annonce long et difficile, mais rien n’arrête la pétillante jeune femme !

Accompagnée de son guide-interprète, le stoïque M. Ito, la jeune femme parcourt un pays en plein bouleversement. Dans ses lettres quotidiennes à sa sœur, elle narre avec sincérité et force détails la suite de chocs culturels qu’elle expérimente. Elle veut tout voir, tout essayer, quitte à endurer chaleur, fatigue, maladie ainsi que les sarcasmes de ses pairs ! » (cf. présentation éditeur)

En 1878, l’exploratrice (il s’agit d’une histoire vraie) Isabella Bird, à laquelle les médecins avaient autrefois recommandé de changer d’air pour lutter contre sa santé fragile (!), part pour le Japon.

Elle écrira plus de quarante lettres à sa soeur Henrietta pendant ce voyage qui l’emmènera jusqu’au nord du pays, dans l’Hokkaido, à la rencontre du peuple Aïnou.

Taiga SASSA a dessiné son récit à partir de la compilation de ces lettres enjouées dans lesquelles Isabella décrit pour sa casanière soeur tout ce qu’elle découvre : les comportements des Japonais et leurs coutumes, la faune qui grouille parfois dans les chambres où elle passe la nuit, les temples ou les marchés, etc. Bien qu’assez typique de la bonne société victorienne de laquelle est issue, elle n’est jamais condescendante dans ses propos, elle s’étonne mais ne juge pas, elle s’intéresse au « petit peuple » comme ses porteurs, aux enfants, etc. et tâche d’être juste, quitte à prendre leur parti face à ses pairs britanniques souvent racistes et méprisants.

Son jeune et mystérieux guide, Ito, intrigue. Qui est-il ? Il maîtrise parfaitement l’anglais et semble avoir déjà fait beaucoup de métiers. Il regarde Isabella un peu comme un entomologiste observe ses insectes, mais on a l’impression que le courage et l’énergie d’Isabella forcent un peu son admiration. Il la laisse faire, mais arrondit les angles et lui donne les explications nécessaires à sa compréhension du pays…

A suivre.

 

Jirô Taniguchi

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« S’il avait pu être mené jusqu’à son terme, le projet dans sa globalité aurait sans doute été l’aboutissement de ce que souhaitait réaliser depuis plusieurs années Jirô Taniguchi : raconter, dans un ouvrage à mi-chemin entre manga et bande dessinée [franco-belge], une histoire susceptible d’éveiller les consciences à la nécessité pour l’être humain d’instaurer une relation harmonieuse avec son environnement naturel. »  (cf. postface « les racines du projet » – éditions Rue de Sèvres, 2017)

Jirô TANIGUCHI « La forêt millénaire »

(Rue de Sèvres, 2017)

« Après un terrible séisme, une forêt depuis longtemps disparue émerge dans les environs de Tottori*. Un jeune garçon tout juste arrivé de Tokyo perçoit les vibrations de cette forêt et entend même les murmures de ceux qui la peuplent. »

(*) région natale de Taniguchi

Surprenant par son format à l’italienne de 24 sur 30 cm, relié, cahiers cousus, couvert d’une jaquette sur beau papier grainé, pages de garde décorées, cet album posthume (Jirô TANIGUCHI est mort en février 2017 à 69 ans) est absolument magnifique. Magnifique et terriblement frustrant… car Taniguchi et son éditeur Rue de Sèvres avaient prévu de développer l’histoire en cinq albums. Or le récit, à peine commencé, tient en une cinquantaine de pages. Heureusement la postface « Les racines du projet » de Corinne Quentin (traductrice et directrice de l’agence littéraire) et Motoyuki Oda (éditeur chez Shogakukan et responsable de la publication au Japon) et quelques pages de croquis extraites des carnets de dessin de Taniguchi adoucissent  – un peu – notre déception.

Angoulême l’avait reçu en 2015, plusieurs posts ici ont parlé de ses mangas, il nous reste à les relire inlassablement…

Juste avant cet album, j’avais lu le dernier livre d’Aharon APPELFELD traduit pour L’Ecole des Loisirs au printemps 2017 :  « De longues nuits d’été » et les deux récits se sont un peu catapultés dans ma tête.

[Oui ! Oui ! Vous avez bien reconnu sur la couverture la patte de Mélanie RUTTEN, illustratrice à laquelle le secteur jeunesse de la BFM a rendu hommage en 2016. Bravo !]

A priori, le sujet n’a rien à voir :

« Papi Sergeï, un ancien soldat devenu aujourd’hui un vieil homme aveugle, et Janek, un garçon juif placé sous sa protection, effectuent un long voyage. En toile de fond, la Seconde Guerre mondiale qui fait rage. Les deux compagnons vont de village en village pour mendier et luttent pour leur survie.

« Ce couple de héros peut faire penser, bien sûr, à une variation sur le thème “Le vieil homme et l’enfant”. On pense beaucoup aussi à La Route, de Cormac McCarthy, pour la profondeur et la simplicité du texte, des dialogues, pour sa situation apocalyptique, pour ce lien de confiance entre un homme et un enfant, dans un monde barbare.» ( cf. Valérie Zenatti, traductrice, pour la présentation éditeur)

Toutefois, ce qui frappe à la lecture du récit d’Appelfeld, comme dans son précédent livre « Adam et Thomas » paru en 2014 et inspirés tous deux de sa propre expérience de l’errance dans la forêt, c’est la nécessité absolue de connaître parfaitement cet environnement afin de s’y fondre.

« Son long service militaire avait fait de Sergueï un être de la nuit à l’ouïe fine et à l’odorat puissant, il détectait les odeurs bien avant tout le monde. Il avait un goût très développé aussi et savait aussitôt ce qui était frais ou abîmé. Son sens du toucher était bien sûr également hors du commun.

(…) Les menaces, comme nous l’avons dit, ne perturbent pas le vieux Sergueï, au contraire. Lorsque le danger surgit, tous ses membres se tendent et Janek ne le quitte pas des yeux. Après avoir bu du thé, tiré sur sa pipe et écouté un long moment les bruits du village, Sergueï dit :

– Maintenant tu peux aller chez Sonia.

Sergueï connaît bien les habitudes du village, il a l’ouïe fine et les narines aux aguets. Il sait exactement quand le danger s’approche d’eux ou s’éloigne.

(…) Ce n’est que lorsqu’ils sont dans la forêt, qui appartient à tous, que Sergueï autorise Janek à cueillir des cerises et des myrtilles. Janek aime la forêt et les fruits qui y poussent. Les animaux aussi : écureuils, biches, lapins. Tous ont une façon prudente de se mouvoir, ils font preuve d’écoute et d’attention. Il reste parfois assis un long moment pour apercevoir la silhouette d’une biche. Il arrive que des yeux bleu-vert surgissent dans un buisson : un loup.

– Grand-père, pourquoi ne dormons-nous pas dans la forêt ? Parce qu’elle est dangereuse à cause des loups ?

-Oh, les hommes qui y vivent sont bien plus dangereux : des bandits, des assassins, des êtres qui ont la haine de Dieu et des hommes. La forêt est un endroit où ils sont puissants. Ils kidnappent des gens et exigent une rançon. Lorsqu’ils ne l’obtiennent pas, ils n’hésitent pas à tuer.

  Le vieux Sergueï est très organisé. Il envisage le moindre détail avant de prendre la route : à quel endroit coule un ruisseau, quelles sont les cabanes ou les chaumières qui abritent des gens susceptibles de se montrer hostiles… »

Ils n’entrent jamais vraiment dans les villages : ils restent en lisière, dans une clairière près d’un point d’eau et se reposent sous un arbre au printemps et en été, l’hiver ils dorment dans des auberges ou des presbytères. Sergueï entraîne l’enfant à fortifier et endurcir son corps, à résister à la faim qui les tenaille et à espérer.

« Nous dormons avec nos vêtements et ce n’est qu’une fois que tout est silencieux que nous enlevons nos chaussures. Mais ne t’inquiète pas, tu vas très vite t’habituer à cette vie. Les vagabonds dont comme des soldats, toujours en alerte. Cette condition comporte cependant des petits plaisirs qui te réjouiront. »

Et comme Wataru Yamanobé dans le texte de Taniguchi, Janek entend des voix qui murmurent à son oreille des conseils ou des encouragements.

Deux très beaux récits d’apprentissage.

 

 

Chiisakobé de Minetarô Mochizuki

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Chiisakobé est un manga en 4 tomes de Minetarô Mochizuki publié par Le lézard noir. Je ne suis pas une grande lectrice de manga, mais j’ai été séduite par celui-ci.

 

Shigeji travaille comme charpentier pour l’entreptrise familiale Daitomé quand il apprend qu’un incendie a ravagé l’entreprise et que ses parents sont morts. Shigeji n’est pas un bavard, il se cache derrière un rideau de cheveux et une épaisse barbe, passant pour un excentrique aux yeux des autres employés. Il décide de faire honneur à son père en reprenant l’entreprise familiale : la chose n’est pas aisée, entre les dettes qui s’accumulent et les employés qui doutent de ses capacités.

L’incendie a également détruit l’orphelinat. Une jeune femme, Ritsu, que Shigeji engage pour s’occuper de sa maison débarque avec cinq orphelins peu aimables et prompts à faire des bêtises. La cohabitation ne pas va se faire sans difficultés…

Chiisakobé est un manga au rythme assez lent. La mise en page est poétique, Mochizuki privilégiant les gros plans, les gestes du quotidien, les petits détails. Il est agréable de suivre la reconstruction de Shigeji, qui essaie de trouver sa place dans le monde.

Onirique

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Au moment où j’écris cet article, je n’ai lu encore que le premier tome de ce manga : « Underwater : le village immergé » de Yuki URUSHIBARA, mais j’ai hâte de lire le second.

Déjà, c’est un bel ouvrage : un manga d’un format un peu atypique (24 x 17 cm) sous une couverture de beau papier épais et embossé et illustrée à l’aquarelle dans des tons très doux, très… aquatiques, publié par les éditions Latitudes en ce début d’année 2016.

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« Par un été étouffant, alors que d’importantes restrictions d’eau frappent le Japon, la jeune Chinami s’évanouit pendant un entraînement d’athlétisme. Mais lorsque la collégienne se réveille, elle se trouve sur les berges idylliques d’une rivière aux eaux cristallines.

Autour d’elle, un village paisible, où seuls vivent encore un vieil homme et un petit garçon. Ce lieu mystérieux, qui lui semble étrangement familier, va petit à petit lui livrer ses nombreux secrets… »

Et Yuki Urushibara décrit ce monde très onirique avec beaucoup de poésie dans des illustrations grisées, douces et précises.

Sans oublier toute la partie extrêmement réaliste de la lutte des habitants contre le futur barrage…

Nous, qui habitons à proximité du beau et grand lac de Vassivière, ne pouvons que penser aux villages immergés lors de la construction du barrage et rêver en lisant ce très esthétique manga aux souvenirs engloutis sous les eaux calmes du lac.

Comme un éléphant dans un magasin de porcelaine

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Regrettant de n’avoir pas lu à temps le 4ème tome du « Grimoire pourpre » : Chevalier de porcelaine de Michaël BETTINELLI (Les Ardents éditeurs, 2015)

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afin de pouvoir participer à la chasse aux trésors au Musée Adrien Dubouché, je me suis tout de même plongée dedans et j’ai été… un peu déçue.

« (…) Jean et Manon, deux adolescents ayant hérité du Grimoire Pourpre, cherchent à percer un nouveau mystère. Aidés de la fée Oriandre et de Menehune, un fantôme qui hante le Musée national de la porcelaine à Limoges, ils devront combattre les sortilèges du Diable qui a fait de ce lieu le théâtre d’étranges événements !

Cachée parmi les œuvres exposées mais éparpillée en plusieurs morceaux repose la légendaire armure de porcelaine, seule capable d’offrir l’immortalité à celui qui la porte. Elle tire son pouvoir de la clef noire de l’Enfer, dérobée au Malin lui-même. Pour vaincre cet ennemi, nos jeunes héros seront prêts à tous les sacrifices… mais le Diable s’est choisi un allié de taille : Pou-Sa, le dieu de la porcelaine… » (cf. Présentation éditeur)

D’un côté, c’est bon signe, c’est que j’avais gardé un souvenir positif des trois précédents volumes, mais habituée aux nombreux ouvrages* de littérature jeunesse – ou adulte – qui mettent en scène des objets et/ ou des musées, j’ai trouvé ce quatrième manga pas assez abouti.

De plus, bien qu’il y ait « peu de violence », comme le précise Michaël Bettinelli lui-même dans une récente interview, et que les vignettes soient assez « classiques », le dessin contraste trop – à mon goût – avec la fragilité convenue des objets de porcelaine.

Quatre pages nous initient succinctement à la fabrication d’une de ces oeuvres, même si pour le commun des mortels, ce travail prendrait plus que « quelques minutes »…

Et donc, avant de retrouver Manon qui s’est sacrifiée dans cette nouvelle histoire et a disparu aux enfers, d’où son frère, espérons-le, la ramènera dans le cinquième et – apparemment – dernier volume, rendons-nous au Musée Adrien Dubouché de Limoges pour en savoir plus et découvrons, parmi bien d’autres, les objets croqués par Michaël Bettinelli.

Depuis qu’il a fait peau neuve le musée est passionnant à visiter, mais vu l’ampleur des collections présentées, il vaut mieux se donner un but comme, justement, repérer les oeuvres de la BD ou traquer les multiples représentations de votre animal favori ou votre couleur préférée, ou…

Bonne visite !

(*) Depuis les collections de la Réunion des Musées nationaux au « catalogue » du Musée de l’Innocence des objets d’Orhan Pamuk, en passant par le Louvre vu par les illustrateurs de BD, etc.

Le maître des livres / Manga – Komikku éditions

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Les spécialistes et fans du manga doivent déjà connaître cette série créée par Umiharu Shinohara et je ne leur ferai rien découvrir. Peut-être que d’autres ne connaissent pas l’histoire de cette série.

Le maître, c’est Monsieur Mikoshiba, dit « Monsieur Champignon » qui oeuvre à la « Rose Trémière » bibliothèque pour enfants. Il est entouré de ses deux collègues et d’une multitude de petits et grands qui trouvent souvent la réponse à leurs problèmes dans ce lieu, soit en discutant, ou en lisant les livres proposés par le bibliothécaire ou ses deux charmantes employées : Kada et Mizuho.

On entre dans  les vies des différents personnages et on découvre des oeuvres littéraires mises en miroir.

D’un tome à l’autre nous voyageons avec le « Petit Prince« , « le Prince et l’hirondelle« , « la Petite Sirène« , « le Petit Chaperon Rouge » !!! et tellement d’autres références connues ou pas.

C’est très surprenant de découvrir qu’un conte traditionnel a traversé les océans.

Moments du quotidien japonais dans un univers préservé. c’est vraiment l’idée qui me vient en lisant ce manga.

 

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