Archives de Catégorie: Série télé

13 reasons why

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13 reasons why est le succès Netflix de ce printemps. Intriguée je me suis plongée dans cette série de 13 épisodes, tirée du livre éponyme de Jay Asher disponible à la Bfm : Treize raisons de Jay Asher

 

 

Hannah Baker est la narratrice de la série. Elle s’est suicidée, et a enregistré 7 cassettes audio avant sa mort. Une personne par face, où elle parle de sa relation avec cette personne et de la série d’événements qui l’ont conduit au suicide. Les 13 personnes concernées reçoivent les cassettes à tour de rôle, chacun jugeant les autres, se disant que ce qu’ils ont fait n’est pas très grave… Jusqu’au jour où Clay Jensen, ami d’Hannah les reçoit…

Cette série pour ado fut une bonne surprise. Elle aborde des thèmes très difficiles : harcèlement, slut-shaming, agression sexuelle et  suicide. Les réalisateurs ne prennent pas de pincettes, pour un rendu très réaliste (et parfois difficile). Il y a bien évidemment les personnages clés des séries se déroulant dans un lycée : les sportifs, les pom pom girls, le nerd… mais la série évite les clichés sur le suicide et montre bien la puissance que peut avoir le harcèlement…juste quelques mots, rien de grave pour le harceleur mais l’accumulation, la répétition peut avoir des conséquences dramatiques pour la victime.

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Stranger Things

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Difficile de passer à côté cet été tant cette série a été commentée dans la presse ou sur internet…mais je tenais quand même à vous en glisser un mot pour ceux qui ne l’auraient pas vue ! Mon coup de coeur de l’été :

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En 1983 dans une petit ville de l’Indiana, le jeune Will Byers disparaît après une journée passée avec ses amis. Il n’y a plus de traces de lui, il ne reste juste que son vélo. Sa mère contacte le chef de la police qui est persuadé que c’est juste une fugue, qu’il n’est pas très loin… Elle tente alors de le retrouver par ses propres moyens. Ses 3 amis le cherchent désespérément de leur côté, armés de leurs vélos et de leurs talkie-walkie. Leur chemin va rapidement croiser celui d’une jeune fille, qui parle peu et a le chiffre 11 tatoué sur son avant bras… Petit à petit le paranormal s’invite dans la petite ville d’Hawkins…

 

Stranger Things

Une première saison courte (8 épisodes qui passent en un clin d’oeil !) et totalement addictive ! Pour les nostalgiques des films de Spielberg, de Stand by me, les fans de Stephen King… la série est truffée de références à cette époque là. Une série à voir également pour les jeunes acteurs, totalement attachants et pour la performance de la jeune (seulement 12 ans !)  Millie Bobby Brown, qui tient le rôle d’Eleven.

 

 

Série Sleepy Hollow

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Tout commence avec une petite nouvelle fantastique/comique de Washington Irving, auteur américain du XIXeme siècle, publiée en 1820 sous le titre de « La légende de Sleepy Hollow »

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Cette nouvelle inspirera à Tim Burton son superbe film « Sleepy Hollow » en 1999 et fera entrer le cavalier sans tête dans la liste des icônes macabres du cinéma.

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Signalons aussi la version de Walt Disney de 1949 :

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Ichabod Crane a subit bien des transformations depuis sa naissance sous la plume de Washington Irving.
Dans cette série, il devient un soldat nordiste de la Guerre d’Indépendance. Espion et ami de Georges Washington, il se retrouve face à face avec un mystérieux soldat allemand lors d’une bataille et le décapite avant de succomber aux blessures que ce dernier lui a infligées.
Les deux ennemis se réveillent au XXIe siècle et poursuivent leur affrontement de nos jours….

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Le scénario est éloigné à l’extrême de l’histoire originale. Difficile de présenter une série sans spoiler les lecteurs, mais disons que le Cavalier s’avère être qu’une des nombreuses monstruosités existante que Ichabod, accompagné d’une officier de police s’efforceront de combattre.

Si cette série n’est clairement pas la meilleure qu’il m’est été donné de voir, je lui reconnaîs tout de même de très bons côtés :

– l’humour : la présence déconcertante d’un homme du passé dans notre monde contemporain suscite de nombreux gags, sans toutefois tomber dans la bouffonnerie façon Visiteurs. De plus toute la série brosse un portrait caustique de l’Amérique contemporaine vue par un soldat idéaliste de l’époque des Pères Fondateurs des Etats-Unis transporté dans une époque bien éloignée des idéaux de l’époque….

– Les acteurs sont bien dans leur rôles qu’ils interprètent avec beaucoup d’humour et avec un plaisir évident.

– Si la série reste, bien évidemment très politiquement correcte, elle se permet des incartades occasionnelles mais savoureuses.

– L’unité d’action : évidemment construire une série uniquement sur la confrontation entre Crane et le Cavalier eut été risqué. La série approfondit donc leur histoire, intègre progressivement de nouvelles créatures fantastiques, sans que cela nuise pourtant à l’intrigue principale ni ne crée une impression d’arche de Noé de l’étrange comme dans True Blood. Du moins pour l’instant….

En résumé, si vous cherchez une série gentiment sombre, sans prises de têtes, pour se détendre, Sleepy Hollow devrait vous satisfaire.

Vous trouverez ces différentes versions de Sleepy Hollow a la BFM !

  • La nouvelle originale : Jeunesse LIT IRV
  • DVD de l’adaptation de Walt Disney : DVD CINE PRI
  • Film de Tim Burton : DVD CINE BUR
  • La série : CINE SLE

The americans, série

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Cette série américaine de Joe Weisberg, apparemment ancien agent de la CIA (à en croire Wikipédia…), nous plonge dans le quotidien des illégaux à l’époque de la Guerre Froide.

Petit rappel historique : La Guerre Froide a développé une guerre d’espions sans précédent dans l’Histoire, chaque bloc cherchant à infiltrer les administrations et hautes sphères du pouvoir de l’ennemi afin d’obtenir le plus d’informations possible sur les différents programmes militaires et stratégiques.

Pour ce faire, le KGB utilisa, entre autres, des «illégaux » : il s’agit d’agents soviétiques généralement formés en URSS, intégrés dans un pays ennemi, se fondant parfaitement dans la population comme des caméléons et s’infiltrant dans diverses sphères de la sociétés et accomplissant, à la demande du KGB diverses missions.

La série « The americans » met en scène un couple d’agents soviétiques, parfaitement intégrés à la classe moyenne de Washington, travaillant dans une agence de voyage, habitant un petit pavillon de banlieue en compagnie de leurs deux enfants, deux ados passablement crétins et rebelles comme il se doit, élevés dans la plus pure tradition américaine et ignorant tous des activités de leurs parents.

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Car si en apparence rien dans leurs vies ennuyeuses d’américains moyens modèles ne permet de soupçonner leurs réelles identités, ils sont sous les ordres directs de la Rezidientoura, antenne du KGB leur désignant des cibles à éliminer, ou des renseignements à obtenir.

Si la série n’échappe hélas pas à certains clichés (les soviétiques sont vicieux et cruels… mais c’est de bonne guerre dans une série américaine…), elle est intéressante sous bien des aspects :
loin d’être des super-héros, menant une double vie, le couple d’agents est en proie à tous les problèmes liés à leur situation : toute leur vie est un mensonge qu’ils doivent constamment dissimuler à leur entourage et même à leurs propres enfants.
Formés dès leur jeunesse à l’idéologie communiste et élevés dans la haine des Etats-Unis et du capitalisme, ils doivent en adopter tous les codes pour s’y intégrer, tout en conservant pure leur foi en l’URSS, et lutter contre la perpétuelle tentation de « passer à l’Ouest », la réalité du modèle américain étant bien différente et bien plus agréable de celle que l’on leur a enseignée dans les locaux de la Loubianka*…

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La série bénéficie d’un rythme très soutenu, les scènes de vie quotidienne se fondant dans des scènes d’actions relativement violentes.

Les acteurs sont bons, incarnant avec autant de crédibilité des américains moyens que des agents rompus aux techniques de combats et d’espionnages.

La série se déroule dans les années 1980, mais malgré la chute de l’URSS, les agents illégaux restent une réalité de nos jours, comme en témoigne l’arrestation en juin 2010 de Anna Chapman aux Etats-Unis ; la série est donc loin de traiter d’un sujet désuet. De plus le durcissement actuellement en cours entre les USA, l’Europe et la Russie laisse présager de nouveaux rebondissements dans une histoire que l’on croyait révolue…

*Loubianka (Лубянка) : immeuble de Moscou, quartier général du KGB, actuellement du FSB.

La gifle

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La gifle est une mini-série australienne de 8 épisodes, tirée du roman éponyme de Christos Tsiolkas.

Dans la banlieue de Melbourne, des membres d’une famille et des amis se réunissent pour fêter les 40 ans d’Hector, père de famille qui devrait être comblé. Mais derrière les apparences heureuses de ces retrouvailles, petit à petit la jalousie, l’aigreur et les conflits pointent. En fin de journée, Harry, le cousin d’Hector, assène une bonne claque à un enfant incontrôlable, qui menaçait d’autres enfants avec une batte de cricket. Cette claque sera le centre de la série, tout le monde s’écharpant autour de ce geste. Avait-il raison ? Tort ? Est-ce pardonnable ? Les invités dans les jours qui suivent doivent prendre parti, car l’affaire est portée devant les tribunaux par la mère du fils giflé : elle veut absolument obtenir réparation, autant pour son honneur que pour son fils. Chaque épisode est centré autour d’un personnage et de son point de vue. Les non-dits, les tensions et les secrets qui règnent dans le groupe vont se retrouver exposés…

Une bonne série télé avec une jolie galerie de personnages : maris volages, adultes qui refusent d’agir comme tels, femmes coincées dans leurs couples, adolescents vivants leurs premiers amours ou un grand-père qui cherche à retrouver son désir de vivre…

Mélissa George, l’actrice qui joue Rosie la maman du fils giflé dit de la série :« La gifle déchire le voile des apparences, et chacun réalise qu’il ne partage pas nécessairement le point de vue de ses proches sur cet événement, sur son rôle de parent, sur la vie en général. Plus l’histoire se développe, plus les conséquences de cette gifle sont considérables ».

 

Le livre est disponible à la bibliothèque : La gifle de Christos Tsiolkas

Et la série est disponible sur le site d’arteVOD auquel vous pouvez avoir accès gratuitement si vous êtes inscrit à la bibliothèque numérique de la Bfm. Plus d’explications sur l’utilisation de ce site de VOD sur le site de la Bfm.

Daredevil

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Aveugle depuis l’enfance, mais doté de sens incroyablement développés, Matt combat l’injustice le jour en tant qu’avocat et la nuit en surveillant les rue de Hell’s Kitchen, à New York, dans le costume du super-héros Daredevil.
Adaptation du comic book Marvel homonyme.

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Premier des cinq projets prévus entre Netflix et Marvel, Daredevil est un petit bijou. Les fans de Marvel peuvent dormir sur leurs deux oreilles, la franchise a encore de beaux jours devant elle.

Le jour, Matthew Murdock est un jeune avocat aveugle à Hell’s Kitchen, un des quartiers de New York. Il tente de se faire un nom, avec son associé, en tant qu’avocat ne défendant que les innocents. Mais les candidats ne se bousculent pas au portillon. Par conséquent, la nuit, il est Daredevil, justicier en costume noir pratiquant la boxe pour tenter de rendre la ville plus sûre.

Daredevil version Netflix est très loin du film du même nom. Ben Affleck portait alors le costume d’un héros décevant qui ne m’a pas laissé de souvenirs mémorables… Tandis que Charlie Cox (vu dans Boardwalk Empire) est convaincant en héros aveugle torturé.

La série est construite comme une histoire à suivre de bout en bout, temporairement interrompue à chaque fin d’épisode et reprenant là où on l’a laissée au début de l’épisode suivant. Elle est très sombre, violente par moments, avec des combats de rue mémorables, lorsque Daredevil est de sortie. Lorsqu’il est Matt Murdock, l’avocat, on retrouve un type plein d’humour noir et j’aime l’équipe qu’il forme avec ses collègues. Ces moments sont toutefois rares, étant donné qu’il préfère faire cavalier seul, leur cachant sa seconde identité. Murdock rayonne en journée, s’opposant à son double de l’ombre.

Daredevil est définitivement une série à suivre et fait sans doute partie des meilleures de cette année  ! 🙂

Eye Candy

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Brillante hackeuse de 21 ans, Lindy a grandi avec les nouvelles technologies et les réseaux sociaux. L’informatique est pour ainsi dire sa senconde langue. Depuis le kidnapping de sa soeur, la jeune femme utilise ses talents pour explorer le monde digital et trouver des connexions et indices qui l’aideront à retrouver les personnes disparues. Des investigations qui l’amènent à défier la loi. Inscrite malgré elle par une amie sur un site de rencontres, elle devient elle-même la cible d’un mystérieux tueur en série qui prend un malin plaisir à la traquer et l’effrayer. Le jeu du chat et de la souris est lancé…

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Eye Candy, c’est la série télé de ce début d’année que je n’attendais pas. Elle ne paye pas de mine au premier abord. L’histoire n’est pas vraiment nouvelle : une jolie jeune fille douée en informatique (Victoria Justice, qui ressemble énormément à Elena de Vampire Diaries) qui fait tourner la tête de plusieurs jolis garçons grâce au réseau social Flirtual. Sauf que dans son malheur, Lindy va aussi faire tourner la tête d’un psychopathe. La traque va alors commencer pour le retrouver…

Eye Candy est une bonne surprise, pour une série que j’ai regardé un peu au pif. Etant produite et diffusée par MTV US, je ne m’attendais pas à grand chose. Pas que MTV ne fasse pas de bonnes séries… Teen Wolf en est la preuve, mais c’est à peu près tout. Les choses vont un peu vite parfois mais ça reste sympa.

C’est une série qui mêle un habile mélange de Esprits Criminels (quand même !) pour le côté enquêtes sanglantes, et de Pretty Little Liars (la ressemblance est légère, mais le principe est un peu le même), pour le côté teenage toujours connecté à son téléphone portable. Pour une fois pas de lycée toutefois, Lindy ayant la vingtaine et travaillant pour une plateforme téléphonique. Elle est aussi hacker à ses heures perdues, toujours à la recherche de sa petite sœur qui s’est faite enlevée sous ses yeux.

Une des choses que j’apprécie dans Eye Candy, c’est qu’il y a plein de musiques, aussi bien quand Lindy sort dans la boîte de sa meilleure amie, que le reste du temps. Et qui dit série MTV, dit mise en avant de cette musique. Ça permet de découvrir plein de nouveaux chanteurs et musiciens, ce qui est appréciable.

C’est une série simple mais efficace, avec des personnages et des acteurs attachants et une intrigue prenante.

UPDATE : MTV US a annulé la série au bout d’une pauvre et malheureuse saison… Whyyy ? On ne saura donc jamais ce qui est arrivé à la soeur de Lindy >_< Dommage.